Ecrivain en herbe

le poète et la schizophrène 23

La patience de Marie et de Mohamed semblait infinie jusqu'à ce que la vieille femme leur indiquât la porte du jardin qui donnait accès  à un labyrinthe végétal. Marie, aggripée au bras de Mohamed, suffoquait à mesure que Mohamed progressait, calculait chacun de ses pas. Tout lui paraissait mesure, rien de grand, tout semblait en adéquation avec sa conscience. Plus sa perception de l'atmosphère environnante se simplifiait, plus sa  paix intérieure se fortifiait tandis que Marie éprouvait de la gêne, une force funeste écrasait sa cage thoracique. Elle embrassa Mohamed, ils finirent par revenir sur leurs pas.