Date d'inscription : Le 06/06/2009 à 0:52:32 Dernière connexion : Le 30/06/2009 à 0:32:55 Nombre de nouvelles écrites : 11 Nombres de commentaires écrits : 1
Description
les gens savent si bien se décrire, mais moi je ne saurais dire qui je suis. ma personne est si ignorante du principe de l'habéas corpus que des fois même, en pleine nuit je me reveille en sursaut, me demandant si je rêve, ou si je vis un rêve
- Au nom de l'amour - Catégorie sentimentale - Lu 109 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
AU NOM DE L’AMOUR
Quelque chose m’avait réveillé! Un bruit, un son, j’en sais rien. Dans la brume du rêve où je sortais, mes yeux scrutaient la pénombre de ma petite chambre, et mes sens aux aguets essayaient de déceler le moindre signe de vie. Sur la table de chevet, mon réveil indiquait 3heures du matin, et tout près, mon téléphone cellulaire clignotait, c’était sa façon à lui de me signifier qu’il fonctionnait à merveille. À l’extérieur, le calme plat était déchiré par les chants des grillons, petites bestioles nocturne qui berçaient nos nuits avec de symphonies cacophoniques rappelant plus les mélodies de chanteurs amateurs des boui-boui que les chefs-d’œuvre d’éminents génies de la chanson. Le bruit reprit, tel un corps vibrant sur du bois creux, et là je pus constater que c’était mon téléphone qui réagissait à une émission d’ondes lointaines… je le pris, l’ouvris et l’écran lumineux affichait ces deux syllabes qui tout le temps faisaient frémir mon cœur d’émotion : Marie!! Qu’ avait elle encore? Un de ses cauchemars? Ou bien un problème avec sa belliqueuse de grand sœur?
- Cyril?
- oui mon petit cœur!
- Tu dormais?
- Bien sûr chérie, il est 3heures du matin!
- Je sais! Je sais!
- Qu’est ce qu’il y a mon bébé?
- Un autre cauchemar! J’ai peur!
- Calmes-toi mon amour! Que veux tu que je fasse?
- Viens, je veux te voir! Je veux que tu me protège!
- J’arrive mon petit cœur, ne paniques pas!
Oui! Dans quel pétrin je me suis encore fourré? Lorsqu’il s’agit de cette fille, c’est comme si je perd tout sens de la réalité, et le réel c’est qu’elle habite l’autre bout de la ville, dans un quartier peu recommandé la nuit tombée, et enfin il fallait que je traverse toute la ville en taxi, en compagnie de personnes étrangères à la vertu peut être douteuse… Chez nous, les taxis étaient partagés par diverses personnes allant dans la même direction ou le même quartier; ma ville, capitale économique du pays, une fois la nuit tombée, était souvent le théâtre des évènements peu catholiques où des crapules se disputaient la vedette en des rôles à donner des frissons aux âmes sensibles… fallait que je me jette dans l’inconnu une fois de plus, au nom de l’amour!!! l’amour? avant cette fille, Marie, ce mot avait une connotation bien singulière en mon esprit; comment pouvait on perdre a tête pour une autre personne? Cela dépassait mon entendement jusque ce soir où sur un tatami, cette fille me rentre dedans comme un coup de poing inattendu, avec ce regard qui me faisait perdre contenance à n’en plus réfléchir, un mélange de candeur, de compassion et de frayeur dépeints sur un visage dont le créateur avait prit le temps de dessiner chaque traits…
Je souris seul dans le noir de ma chambre en essayant de m’exhorter à me lever; oui! Comme dit le dicton, on n’a point besoin d’un gros appât pour attraper un gros poisson!! Jack l’éclair, c’est ainsi qu’on me surnommait dans le quartier, le garçon qui tirait sur les femmes plus vite que son ombre, et c’est souvent confuses que les unes se relevaient de mon lit le lendemain, surprises de la légèreté de leur vertu face à une langue mielleuse… moi le lion de la jungle sociale, j’avais succombé aux charmes d’une gazelle inoffensive et tous mes crocs s’étaient transformés en quenottes. Je me levai, enfilai un pantalon à la va-vite, une chemise, la première qui me tomba sous la main, des souliers, pris mon portefeuille, mon téléphone cellulaire et sortis affronter la nuit, pensif. Qu’avait elle de plus que les autres filles? Ou bien posons nous différemment la question; que n’avait elle pas pour paraître si différente des autres? Je crois qu’elle manquait de férocité!! Oui cette férocité que l’on rencontre en la gent féminine et qui nous met face au challenge! Son histoire de vie aussi avait de quoi désarmer le prédateur même le plus impitoyable; fille pauvre, issue d’une famille polygamique, vivant chez sa grand sœur et abusée par le mari ce celle-ci, souffrant en silence, le silence des agneaux… ma chambre n’était pas très loin de l’axe routier principal, et à cette heure où même les chats devaient ronfler en songeant aux souris qu’ils allaient capturer le lendemain, il n’y avait pas âme qui vive pour flâner dans les rues. L’air fraîche de la nuit me congestionnait le visage, et seule l’idée de serrer ma dulcinée contre moi me motivait. Quelle histoire!! Une intrigue digne de celle de la légende de cendrillon; le premier soir, le soir de notre rencontre, elle disparut en fin d’entraînement sans crier gare, et j’eus beau écarquiller les yeux, pas de Marie! Partie sans laisser de trace, ni d’adresse! comment allais-je la revoir? Était elle intéressée à revenir? Je n’allais pas tarder à le savoir car la séance suivante elle était là. Cette fois je ne lui laissai pas l’occasion de s’enfuir, j’obtint d’elle la promesse d’un conversation aussi brève soit elle car elle devait se dépêcher de rentrer si elle ne voulais se faire tancer par sa grand sœur… cette grand sœur, belle et farouche, mère célibataire d’un garçon de huit ans, développait une aigreur dont la ferveur n’avait d’égale que la haine qu’elle éprouvait à l’encontre des personnes heureuses; comme si c’était leur faute si elle ne l’était pas… je ne tardai pas à atteindre la route où la rareté des taxis se faisait ressentir; ici, point de numéro à composer pour avoir un véhicule, il fallait attendre en bordure de chemin et espérer que le premier taxi aille dans ta direction, sinon l’attente pouvait être longue… je me rappelle de ce soir où elle daigna enfin passer visiter ma petite chambre!! J’avais tout rangé pour l’occasion, afin d’éviter qu’elle ne découvrisse mon piètre visage de garçon désordonné le premier soir, annihilant ainsi mes chances de la posséder. Elle ne devait pas rester longtemps, mais c’était suffisant car chaque seconde auprès d’elle restait captive en mon esprit et longtemps après son départ je savourais encore sa présence virtuelle en me projetant tout genre de scénarios amoureux. Elle arborait un chemisier bleu nuit sur une jupe elle aussi bleue qui s’arrêtait au dessus des genoux, révélant de jambes aussi belles que celles dont seule l’imagination créatrice peut générer. Ses yeux brillaient du reflet de ses émotions dans cette pénombre sciemment créée, et je compris par le sourire qui se dessina sur ses lèvres que je ne pouvais compter sur la complicité des ténèbres pour la ravir car l’aura que dégageait son âme était si puissante qu’on ne pouvait rester que béat face à tant de sublime. Elle se déplaçait avec aisance d’un endroit à l’autre de ma chambre, imbibant de son parfum corporel l'atmosphère de ma chambre, scrutant avec l’attention d’un géologue les images et les objets environnants. Je sus ce soir qu’elle était fiancée, et que son préposé était d’un pays de l’occident, et aussi qu’il projetait de venir l’épouser bientôt. Curieusement la nouvelle ne me fit pas mal car mon concept de l’amour était différent de celui des autres; pour moi, aimer quelqu’un, c’était vouloir son bien, sa réussite, même si pour se faire je devais me mettre sur la touche... enfin un taxi s’arrêta, vide, et je m’y engouffrai après avoir donné ma destination. Je m’installai sur le siège arrière, précaution prise pour ne pas avoir de personne en arrière de moi, évitant d’être pris par surprise en cas d’agression. le chauffeur redémarra et alors commença le périple… le week-end qui suivit sa première visite, marie vint me voir et nous passâmes la journée cloîtrés dans ma petite chambre, collés dans mon grand lit, accrochés par le magnétisme que créait nos regards, voguant sur un nuage incommensurable de tendresse d'idylle naissante. Nous ne vîmes pas passer le temps et ce fut les premières tâches du crépuscule naissant qui nous tirât de notre béatitude. Une fois marie partie, je réalisais que se mettaient en place les élément d’un puzzle qui risquait de s’achever de façon chaotique : elle appartenait à un autre… cela faisait près d’un quart d’heure que nous roulions vers le quartier de ma dulcinée; le chauffeur qui par déformation professionnelle parlait aux passager, curieusement était calme, comme s’il devinait l’intrigue qui se jouait dans ma tête, ou simplement parce qu’il était fatigué de sa soirée de travail; il était tellement concentré sur le chemin qu’il faillit manquer cet autre client qui attendait sûrement depuis longtemps. Il freina de justesse et le monsieur put se pencher sur la quadrature de la portière dont la vitrine était baissée pour donner une destination qui me parut bizarre, car à peine cent mètre de là où il se trouvait. Peut être avait il juste peur de marcher seul sur le chemin? Car en cette jungle de ville, on ne pouvait deviner ce que cachait la moindre pénombre. C’était un homme dans la trentaine, élégamment vêtu d’un smoking noir, assorti d’une chemise blanche, un pantalon noir sur des mocassins de même couleur; on eût dit une ombre qui se profilait dans le taxi. Il avait un visage inexpressif, mais de beaux trait le caractérisait. Il nous salua d’une voix anodine et s’assis, regardant le vide devant lui… bien que la relation entre marie et moi pouvait être taxée de « compliquée », aucun de nous ne souhaitait regarder la vérité en face. Tout ce que nous voulions, c’était de vivre et laisser venir les choses, comme un navire en haute mer se laissant aller au gré des vagues. L’originalité de notre relation était le fait qu’on avait pas besoin de mots pour nous comprendre. Des fois nous restions des heures étendus sur le lit, moi en dessous et elle à cheval sur mon torse d’athlète, plongeait son regard scintillant dans les miens et de temps en temps se penchant pour me serrer fort, répétant le manège tel un rite de culte vaudou, et à chaque fois je sentais des ondes de bien être irradier mon corps ferme. Nous étions devenus des inséparables et lorsqu’on ne se voyait pas, on s’appelait ou bien on s’écrivait des sms sur nos téléphones portables respectifs. Elle, un peu plus fragile en rapport à la qualité de vie qu’elle menait, j’accourais à chaque fois qu’elle tirait la sonnette d’alarme; ce soir encore, elle était en proie à l’un de ces cauchemar qui était leitmotiv de ses dernières nuits, et moi je courais au secours… le véhicule s’arrêta une fois de plus pour embarquer un homme identiquement vêtu que le premier qui s’était assis tout près du chauffeur. Celui ci entrait à l’arrière, côté passager, en me poussant vers le centre du siège, et Voulant reculer jusqu’à la portière côté chauffeur, je sentis la portière s’ouvrir de ce bord aussi et un troisième homme entra pour resserrer l’étau autour de moi. Les nouveaux arrivant avaient donnés eux aussi une destination vague et mon regard cherchant celui du chauffeur dans le rétroviseur interne, je compris par ses traits qu’il se passait quelque chose d’inhabituel. le silence qui suivit l’intrusion était aussi compacte que la couche de pollution qui surplombait les quartiers de Chicago, et même les images de souvenirs qui foisonnaient en mon esprit s’étaient éclipsées à l’anglaise, me laissant vide d’expression. le chauffeur essayait aussi d’être calme, mais l’attitude hésitante du véhicule inculquée par l’état d’esprit réel du conducteur trahissait ses vraies émotions. Les seuls à être à l’aise en cette situation, c’étaient les nouveaux passagers; imperturbables, et on aurait dit à la limite placide! Le taxi roula encore cinq minutes dans cet atmosphère et sans mot dit, le passager à l’avant sortit lentement de son veston une arme à feu. Le véhicule pila et s’arrêta net, dans un mouvement brusque qui nous propulsa en avant.
- ne me tuez pas! Ne me tuez pas! Scandait le conducteur, hystérique
il tremblait de tout son être et on pouvait entendre claquer ses dents à l’arrière. l’homme près de lui dit :
- démarres et continues! Surtout ne t’arrêtes plus!
- Non! Vous allez me tuer! Ne me faites pas de mal! Vous pouvez tout prendre, l’argent, mon taxi, mais ne me faites pas de mal; j’ai une femme et des enfants!
- Démarres te dis-je! Lança l’homme et pointant son arme vers le chauffeur et en levant le cran de sûreté
. le chauffeur esquissa un bond vers la portière qui s’ouvrit sous le choc, mais avant qu’il ne touche l’extérieure, il fut happé par le bras gauche exercé de l’inconnu assis auprès de lui, qui le ramena à son siège et pour la première fois, perdant contenance :
- pas de conneries et tout se passera bien, ok?
je pus voir ses yeux, car avec l’ouverture de la portière, la lampe s’était allumée; des yeux luisant d’une lueur qui nous rappelait le danger imminent. L’action se passait sous mes yeux, mais je ne me sentais pas concerné, un peu comme si mon corps se refusait à se sentir impliqué, et mon esprit de se dire que c’était juste un mauvais rêve et que la sonnerie de mon réveil matin allait me tirer de là. Le taximan se rassit, redémarra et continua son chemin, visiblement très perturbé. Entre temps, les deux hommes de part et d’autre de moi n’avaient pas bronchés, on eut dit des eunuques! Je gardais autant que je pouvais mon calme, surtout pour ne pas les énerver, et si j’avais un vœux à exaucer, cela aurait été celui de disparaître de ce théâtre là. Le calme était revenu, et l’homme à l’avant se mit à démonter consciencieusement son arme, pièce par pièce, et tirant un mouchoir blanc de l’une de ses poches, il se mit à les nettoyer doucement, presque amoureusement. Ses acolytes avaient suivis le mouvement et astiquaient aussi le leur; tout en feignant d’ignorer ma présence, ils rapprochaient le canon vers moi, et de temps en temps me frôlaient de la froideur cadavérique du métal dont étaient fait leur arme. Le chauffeur s’était comme résigné à toute résistance, et roulait normalement, mais avec dans la tête trottant ces histoires de taximen et de véhicules disparus qui étaient d’actualité dans la ville. Son heure avait elle sonnée? Quant à moi, j’essayais de penser à marie, à l’attente qui devait être longue pour elle, au vide que je laisserais peut être dans sa vie, qui sait? Je me consolais en me disant que s’il m’arrivait malheur, ce serait pour une bonne cause, au nom de l’amour!! un mile plus loin, l’homme à l’avant ordonna au chauffeur de s’arrêter,
plongea sa main dans son veston pour en sortir cinq billets flambants neufs qu’il jeta au chauffeur, vingt fois l’équivalent du prix de la course, et ouvrant sa portière il dit tout simplement :
- la chasse a été bonne!
Puis disparut dans la nuit couleur de son accoutrement. Les deux autres suivirent l’action et se fondirent eux aussi dans la nature. Conscient d’être encore en vie, et craignant que les malfrats ne se ravisent et viennent lui régler son compte, le taximan démarra en trombe et ce n’est qu’un demi mile plus loin qu’il recouvra son sang froid, bénissant tous les dieux. Ce n’est qu’à ce moment que je réalisai moi aussi à côté de quoi je venais de passer et de sueurs froides dégoulinaient dans mon dos. Les lumières allumées de la maison de marie annonçaient la fin de mon périple, un peu comme un phare qui guide les bateaux dans la nuit. Le taximan refusa mon argent en me traitant de compagnons de chance, et il m’assura qu’il irait droit chez lui embrasser sa femme et ses enfants en leur contant son aventure. Je n’eut pas à sonner car marie ayant entendu le bruit du moteur qui s’arrêtait était venue ouvrir la porte et sauter dans mes bras. Nous rentrâmes dans la maison, et ensuite dans la chambre de marie où je la regardai longtemps, mes yeux plongés dans les siennes, mais mon esprit repassant la scène vécue. Je ne pouvais rien lui dire à propos de la mésaventure car elle était encline à paniquer rapidement et aussi de s’en vouloir de m’avoir mis ainsi en danger; tant pis, ce sera mon secret!
- qu’est ce qu’il y a ? me demanda-t-elle
- rien! dis-je; pourquoi?
- Tu me regardes bizarrement!!
- Je t’aime tu sais?
- Je sais! Je t’aime moi aussi, tu sais? Tu m’as manqué!!
- Tout va bien maintenant, je suis là!
Sur ce elle s’approcha et m’enlaça, cherchant mes lèvres dans la semi obscurité de sa chambre, et moi, je serrais tellement fort son corps si fragile que j’aurais pu ne plus serrer, tout en me disant que le ciel était clément pour les gens qui s’aiment.
- Les Amants - Catégorie erotique - Lu 188 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
je me suis assoupi devant cet écran qui diffusait les exactions d'un phénomène appelé Raven, en attendant mon heure pour aller vaquer à mes occupations habituelles; cinq minutes auparavant, j'avais mis à réchauffer le succulent mbongo'o que ma dulcinée avait cuisiné la veille... Rachel... fille imprévisible, naturelle et un peu impétueuse sur les bords. je bossai en shift de nuit sur un projet plus ou moins important du chantier naval et industriel du Cameroun et en même temps vivais une idylle tumultueuse avec cette ravissante mais inconstante jeune femme... pour l'instant, elle essayait de se rendre utile à la société, et moi de me rendre utile à notre couple: quel contraste.
une odeur de brûlé me tira de ma douce somnolence et je constatai que le feu d'une couleur bleue à inspirer un poète, léchait goulûment le fond de la marmite qui comportait notre repas de midi. d'un bond je fus sur le foyer pour constater à l'ouverture du couvercle que dans sa noirceur originelle, le mbongo'o de ma chérie ne faisait plus qu'un avec le fond de l'ustensile de cuisine. un rictus nerveux se forma sur mes lèvres et ma première réaction fut de me demander ce que mangerait cette enfant de retour de cet harassant exercice qu'etait sa formation. fébrilement je pris le téléphone pour l'avertir par voie de sms et sans mot murmuré, je me dévêtis pour m’apprêter à aller bosser. cinq minutes ne s'etaient pas écoulées qu'elle entra en trombe dans la maison, le visage affichant ce sourire qui m'a toujours séduit et dont je suis jaloux lorsqu'elle l'adresse à quelqu'un d'autre que moi.
- qu'as-tu fais chérie? me demanda -t-elle
- n'as-tu pas lu mon sms?
- non !!me rétorqua t elle perplexe
et d'un geste naturel, elle fouilla dans son sac à main pour me dire qu'en fait, le message etait bel et bien dans sa boite. un instant elle le lut et ses lèvres se fendirent d'un si beau et gentil sourire que je me confondis en désolation. d'un geste lent elle s'approcha de moi et colla sa bouche à la mienne dans un doux baiser rassurant...
elle etait vêtue d'un jean qui la seyait à merveille et d'un tee-shirt moulant sa petite poitrine d'athlète confirmé; le contact de son torse au mien finit d'électriser mon système fragilisé par le fait d'être pris en faute et mon sexe sous la serviette se détendit comme une vipère cherchant à attraper sa proie. elle introduisit sa langue dans ma bouche et le contact chaud de ses lèvres finit par me décider: je sus que j'allais être en retard au boulot... le jeu n'en valait il pas la chandelle? la dépassant d'une bonne taille, elle se hissa sur le rebord du lit pour être à ma hauteur et m'enlaça en me susurrant des mots mielleux au creux de mon oreille. je me mis à la caresser lentement et ressentit son corps se ramollir dans mes bras. sachant ce qui allait suivre, elle protesta sans conviction ferme, de cette protestation qui tendait à encourager les hommes à se démener plus. je lui demandais langoureusement si elle voulais prendre son bain avec moi, proposition qu'elle accueillit avec allégresse. je défis avec dextérité son pantalon jeans et lentement le fis descendre pour découvrir un slip impeccablement blanc. l'opération achevé, elle passa d'une seule traite son tricot par dessus la tête pour m'exhiber ses seins inoxydables qui me font toujours regretter mon enfance. je lapai un téton, puis l'autre, je les suçais avec la nostalgie d'un enfant mal sevré... elle frémit sous la caresse et se rétracta vers le lit. ma proie ôtée de la bouche, je poursuivais consciencieusement le dépouillement de son sublime corps en la lestant de son slip, faisant apparaître cette toile pubienne que j'avais si subtilement tondu. au passage, j'embrassai son mont de venus, ce qui lui fit l'effet d'un courant électrique traversant son corps; elle s'agrippa à ma tête dont j'avais délibérément laissé poussé la chevelure, tout en grattant le cuir .
comme un fétu de paille, je l'enlevai du lit tout en lui demandant si elle avait perdu du poids, ou bien c’était moi qui avait gagné en force... elle me sourit et se blottit encore plus fort au creux de mon puissant torse. je l'étendis sur le lit et le souffle court me mis à quatre pattes au dessus d'elle. elle ferma les yeux comme c'etait à son habitude, coutume un peu bizarre qui me faisait toujours me demander si c'etait le plaisir, ou bien la peur de voir cet être qui allait la défoncer. un instant j'admirai sa beauté, et me mis à lui lécher sa merveilleuse poitrine. elle ne tarda pas à soupirer d'aise, et son bassin vint flatter mon phallus érigé et pointé vers la fente superbe entre ses cuisses. je remontai des seins vers sa bouche, puis son oreille; elle frémit et laissa s'échapper un " couuuuuuuuuuu!!!!" tout en cambrant ses reins, geste qui aspira mon pénis vers la chaleur de son vagin enflammé tel un cratère. ses mains, agrippées à ma tête, griffonnaient mon cuir chevelu et je devinais le plaisir monter en elle... je la retournai sur le coté de manière à avoir une partie de ses fesses en l'air, et ses fuseaux de cuisses former un angle droit pour laisser s'introduire mon sexe raidi dans ses rondeurs angéliques... elle frémit de plus belle et ma langue se mit à fourrager dans son oreille; pour accompagner le tout, de mon majeur, je caressai son clitoris... ses fesses semblèrent prises de la danse de saint Guy et de sa bouche, des "cououououuu!!!!!" effrénés... je la retournai de l'autre coté pour le même traitement, et sous le coup de mes butoirs, le plaisirs se lisait sur son front. on eut cru que le plafond etait perforé et que l'eau d'une pluie imaginaire tombait sur nous, tellement nous étions trempés; le drap fleuri qui habillait le lit n'en menait pas large , arborant des taches humides de sueurs de plaisir. elle avait sans doute bien été éduquée sexuellement, ou bien, curiosité aidant, elle s'etait forgé une tactique à elle à faire l'amour, de sorte qu'il y ait des intervalles où c'est elle qui tienne les rennes de l'acte... je me retrouvai sur le dos dans le lit, avec elle à califourchon sur mon ventre. tout d'abord, elle s'allongea sur moi, et les cuisses resserrées, prit mon phallus à la hauteur de sa vulve, l'effleurant en des mouvements réguliers sans laisser cet objet la pénétrer..." je peux ainsi jouir sans trop d'effort me disait elle"... pour le moment, celui qui n'avait pas d'effort à faire, c'etait moi. néanmoins, je pris dans mes mains les lobes de ses fesses que je massais rudement par pressions régulières, accompagnant par moment les mouvements de va et viens qu'elle exécutait dans le feu du désir. parfois, mes doigts experts se perdaient dans le cratère de ses fesses pour aller masser ingénument les lèvres de son doux vagin; a ce moment alors, ses fesses semblaient devenir folles, tellement elle les secouait comme une furie qui voudrait se débarrasser d'un colis gênant. elle continua son mouvement déambulant jusqu'à atteindre un seuil qu'elle seule apprécia,, et s'assis à califourchon sur mon pénis tendu en soupirant d'aise, les deux mains ramenées sur mon ventre et les fesses cambrées... elle resta immobile ainsi un instant, les yeux clos, semblant savourer l'instant interminable, puis se mis à bouger lentement d’abord du haut vers le bas, ensuite de l'avant vers l'arrière, frottant de plus en plus fort et vite son clitoris sur mon phallus érigé. maintenant, elle gémissait d'une façon continue, comme si on lui infligeait une douce bastonnade... mes mains s'élevèrent pour l'accompagner dans sa danse, pressant ses seins aux allures de petits fruits à croquer. après moult mouvements, elle s'effondra d'épuisement sur ma poitrine, offrant ses tétons durcis à ma bouche gourmande. nous restâmes ainsi accolés un instant, puis elle m'attira hors du lit, se retourna pour me gratifier de sa croupe dans laquelle, debout derrière elle, je m'engouffrai sans trop d'effort, le miel coulant en elle ayant déjà assez lubrifié les voies. tout d’abord je la besognai lentement, et la pression montante, plus vite à telle enseigne qu'à chaque coup, je lui arraches un cri de plaisir. la sentant fatigué et trempée de sueur, je mis le ventilateur en marche et la ramenai se coucher sur le lit, le sexe toujours insatisfait. nous nous couchâmes en chien de fusil, et elle me donnant le dos, leva la jambe lorsqu'elle sentit mon pénis rechercher la voie de sa vulve. d'un coup je la pénétrai pour la nième fois et pour la nième fois, elle soupira et vint au devant de moi par de petit coup de reins arrière... mon index sur son clitos la fit s'arc-bouter en arrière et passer sa main dans mon dos pour me frotter le cuir chevelu. je la retournai sur le dos et couché sur elle , je me laissai aller au mouvement qui m'amenait le plus facilement au plaisir et tournant les reins dans tous les sens , je sentis venir l'orgasme dans un tourbillon de décharge électrique... elle aimait à laisser mon sexe chaud dans son vagin après la jouissance... elle aimait à m'entendre "pleurer" de plaisir dans les méandres de l'orgasme. le vent du ventilateur léchait la sudation de mon corps ... je savourais moi l'après acte, les yeux vidés de tout expression, sa tête lovée dans ma poitrine. dans nos tête, la même satisfaction, dans notre esprit la même promesse, et dans nos vœux le même espoir... elle me regarda, et me dit en souriant: " que vont dire nos voisins?" je secouai les épaules et nous partîmes d'un éclat de rire heureux
- Souvenirs - Catégorie sentimentale - Lu 66 fois - Moyenne des votes : 8.00 (Nombre de vote : 1)
la nuit était déjà avancée lorsque de la présence dont elle me gratifiait, elle signifia son envie de s'en retourner chez elle; tel un gentleman, et comme la bienséance le voulais aussi, sans oublier que la nature avait doté la femme de cette fragilité qui lui conférait une attention particulière, je me sentais appelé à raccompagner cette ravissante jeune femme qui de la soirée m'avait apporté joie de vivre et esquisse de ce que je perdais en voulant être cet homme qui réussit même au prix d'énormes sacrifices de sa personne affectueuse... pas qu'il se passât des ébats douteux ou que la vertu de quiconque fusse mise à épreuve... juste le fait de m'être isolé de ce monde qui n'est que calcul, le fait d'avoir fait le désert autour de moi pour y créer un environnement féerique où je me sentais vivre, et aimer l'être en face de moi... Rachel!! on lui avait donné ce prénom dés qu'elle vit le jour! quel beau prénom!! et quelle histoire autour d'une femme gracieuse? l'idée d'un autre homme travaillant sueur et sang pour gagner ce précieux présent me vint à l'esprit... Jacob!! ce qu'il avait du flair cet homme! travailler 14 ans pour la dot d'une femme!! faut le faire!!... n'en vaut elle pas la peine?
il faisait un peu frisquet ce soir et je remontai le col de mon barda pour protéger mon cou de la morsure du froid. la lune etait déjà bien haute dans le ciel et étendait sa panoplie d'étoiles sur le firmament telle une belle AFRICAINE portant une djellaba turquoise. le quartier dormait au plus profond des ténèbres de la nuit, tandis que la cité universitaire clignait des yeux ensommeillés... sur la route, la circulation était un peu plus fluide et les véhicules rares.
Rachel frissonna sous l'effet de la mousson et vint s'agripper à mon bras . je ressentis la chaleur de son corps irradier le mien et la théorie de la production de chaleur féminine en période de froid ne s'en trouva que confortée. nous évoluions ainsi, corps rapprochés pour parcourir le presque kilomètre qui séparait sa maison de la mienne. a notre passage, de pauvres hêtres surpris par l'avancée implacable de la nuit, nous jetaient des regards dont la signification ne demandait pas un doctorat de cycle supérieur en psychologie pour deviner. j'etais aux anges d'évoluer aux cotés de cette femelle que bien des hommes auraient voulu mettre dans leur lit… De sa démarche athlétique qui rappelait une chatte en mouvement, elle provoquait une admiration que seule la contemplation de la merveilleuse pilosité de ses membres suffisait à assouvir... je lui avais déclaré à tâtons et incertain un amour dont la teneur etait entachée de crasse et d'impureté: je n'etais pas libre, mais je l'aimais à la folie... sans doute ressentait-elle aussi des pulsions aussi fortes à mon endroit car je lui proposais un marché de fou... le monde n'etait il pas fou? comment pouvait elle accepter pareil deal? etait ce vrai que la raison fuyait là où l'amour s'installait? elle n'avait ni dit oui, ni dit non, mais son regard de braise lorsqu'elle me fixait ne laissait indifférent mes yeux aux lueurs pleureuses signifiant la sensibilité: oui, elle m'aimait aussi et était prête à faire une folie par amour... j'étais à la fois content et mécontent, un mélange qui me faisait passer sans transition de la chaleur au frisson de ma folie égocentrique... avais-je un instant pensé à elle et au vide que je devais laisser en elle au moment de tirer ma révérence? n'y penses pas m'avait elle dit... " je me dis que je vis une aventure merveilleuse et qu'un jour je me réveillerai pour constater que ce n'etait qu'un rêve"... elle avait du courage cette enfant... et du cœur ; n'etait ce pas pour cela qu'elle s'appelait "Rachel"? pour sa grande générosité?
je n'etais pas né dans un berceau en or lui avais-je dis, et les souffrances que j'avais eu à subir tout au long de ma morne existence m'avait conféré un moral de battant: je voulais réussir, même au sacrifice de ma personne affective, pour que tous ceux que j'aime ne souffrent pas, car c'est dur de souffrir... c'etait mon credo, et je ne pouvais vivre sans. j'etais promu à un mariage qui pouvait changer mon existence et je comptais bien atteindre mes objectifs... perdus dans mes pensées, je n'avais vu se dérouler les distances et à peine arrivé à l'entrée de la concession de chez Rachel, le téléphone sonna: c'etait mon autre vie qui me rattrapait... subtile ou plutôt bien éduquée, Rachel s'éloigna à pas comptés afin de ne pas trop me distancer, mais c'etait compter sans la ténacité de ma fiancée Nordique à me parler ou bien le coût assez dérisoire des communication de l'hexagone vers les pays du sud qui faisait minimiser le temps d'appel... je rejoignis Rachel quelque instant après, bien au chaud dans son lit, le visage déconfit et l'attitude changée; je compris le mal pour l'avoir moi même vécu auparavant avec cette fille, MARIE, mon premier amour perdu pour cause de ma condition médiocre au profit de cet occidental nanti et plus âgée qui en ce jour devait l’embrasser en s’évertuant à m’enrayer de sa carte mémoire ... je m'assis sur l'un des tabourets qui garnissait sa chambre, et me prenant la tête dans les mains, je me demandais ce que j'aurai à dire...
contre toute attente, elle m'invita à m'asseoir sur son lit et enfouissant sa tête dans mes cuisses se mit à sangloter. je m'en voulu de faire pleurer ces beaux yeux et sangloter cette bouche qui tout à l'heure riait à belles dents. une larme dégoulina de mes yeux et je voulus mourir, ne plus exister pour le mal que je lui faisais et que j'allais continuer à lui faire. entre deux hoquets, elle me dit qu'elle s'etait jurée de ne plus pleurer pour un homme et qu'elle portait le gène des amours impossibles. j'essayais tant bien que mal de la consoler, mais que pouvais je lui dire? de l'histoire de ses idylles, il en ressortait une cascade de déception... peu après, elle se calma et redevint sereine, mais les séquelles de cette soirée s'etaient incrustées en elle et je savais que si je la laissais seule cette nuit, elle était capable de faire une bêtise ; pas qu'elle se suicidât, loin de là, elle etait assez fière pour cela! non!! ce qu'elle pouvait faire, c'etait de rechercher le réconfort dans d'autres bras, et cela je ne pouvais supporter car aussi étrange que cela pouvait paraître, je l'aimais à la folie. je lui proposai de rentrer dormir chez moi, chez nous!!! ... elle accepta et nous refîmes le chemin retour, plus que amoureux. un nuage passant au devant de la lune nous donna l'impression que celle ci venait de nous cligner les yeux en complicité de notre relation importante... mais fallait-il s'en préoccuper pour l'instant? j'avais une femme à honorer toute la nuit, et je comptais savourer le plaisir de ces instants volés avec la complicité du temps et de l'éloignement.
- Désespoir - Catégorie triste - Lu 73 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
le bruissement des feuilles d'eucalyptus brisait la quietude naissante du crépuscule; le vent mû par un esprit de soprano dechirait par ses notes aigües le silence apparent de la nuit tombante; les tisserins, executant l'hymne d'adieu diurne s'ahurissaient devant les pepiements macabres d'oiseaux nocturne; les feuilles etrennées par le soleil d'automne se lamentaient sous les pas du promeneur solitaire...
suspendue sur ce trait d'union entre tenebre et lumiere, EPHRAZILE pleurait à chaudes larmes dans le vehicule qui l'enmenait elle ne savait où... depuis qu'elle avait quitté l'autoroute de la nationale cinq, elle avait emprunté un chemin de terre dont ses yeux embués de larmes n'avaient pus identifier l'inscription sur la pancarte directionnelle. les pneus du 4x4 mordaient goulument la terre glaise, les feuilles sous l'action crée par l'energie cynetique du vehicule en mouvement, semblaient atteint de la danse de saint-guy; les phares de toute leur puissance, eclairant l'environnement qui lentement s'abandonnait à la nuit, par le meme effet surprenaient de pauvres hères de la gent animale au milieu d'un chemin dont ils ne savaient si avancer ou reculer leur pouvait etre fatal.... que lui importait ce tableau qui aurait fait l'allegresse d'un poete amateur? dans son esprit, l'amertume la meurtrissait, creusant des sillons de desespoir dont seul ce ressentiment d'air fraiche annonciateur d'un point d'eau appaisait; bientot, elle n'aura plus de soucis à se faire; bientot ce sera le silence au dessus et autour d'elle.
pourquoi lui avait-il fait cela? qu'avait-elle fait pour meriter cela? dix années de vie commune allaient-elle s'achever de la sorte? lachant le volant, ephrazile s'empara de sa tete, cherchant à comprendre; mais comprendre quoi? juste un mot; pas d'explication; pas de chancelement de couple; juste une phrase; cruelle...
apres un virage negocié dans le brouillard de sa pensée, la clairiere lui apparut avec au bout la falaise dont elle soupçonait. elle ralentit, se gara sagement et ouvrit d'un coup sec la portiere du tout-terrain. le contact avec le sol inegal par endroit la fit trebucher et elle manqua de s'affaler au sol; de sa demarche hesitante, elle esquissa quelques pas vers son destin...
le vent devenu de plus en plus bruyant, soulevait sa chevelure chataigne d'où se refletait les rayons de l'astre eteint, formant un divin scintillement. de ses paupieres, le rimmel avait coulé; elle s'etait pourtant fardée ce soir pour l'evenement; l'evenement! c'etait le dixieme anniversaire de leur rencontre. dix années de vie intense où ils ne s'etaient rien refusés. qu'était il advenu? comment comprendre qu'en ce jour de fete l'homme de sa vie lui echappe? sa robette outrageusement courte, de couleur bleu-sombre par un commun accord avec sa mine, contrastait lamentablement avec ce corps athletique aux formes epanouies et gaies. ses jambes galbées et gainées pour la circonstance avançaient d'un pas decidé vers la falaise.
a mesure qu'elle approchait de son but, la mousson humectait son visage de son eau suspendu en gouttelettes; les mouettes attardées se hataient en de grands battements d'ailes à rejoindre leur nids. plus loin en contrebas, on devinait plus qu'on ne voyait une ecume blanche et le bruit fracassant de l'eau se deferlant sur les recifs. ephrazile ferma les yeux puis les rouvrit, vides d'expression. surement dans ce regard torve se jouait le film de sa vie. apres une courte priere psalmodiée automatiquement, elle se signa et semblant prise d'un vertige subit se laissa choir dans le vide
*
* *
il y'avait cette impression de planer au dessus de la realité; il y avait cette langueur qui engourdissait les muscles; il y avait cette moiteur ressentie jusqu'au trefond de l'etre; il y avait la houle incessante de l'eau venant mourir aux pieds; il y avait la sonnance du bruit tonitruand de l'eau en mouvement; il y avait la chaleur d'une levre accolée à une autre dans un doux baiser?
ephrazile revenait peu à peu de ses emotions, bougeant d'abord les paupieres, ouvrant legerement les yeux, ne sachant où elle se trouvait. au dessus d'elle epenché, un ange la contemplait avec un rictus moqueur, approchant lentement son visage pour achever le bouche à bouche salvateur entamé dans l'inertie de la patiente tombée du ciel. elle soupira d'aise au contact de ce chaud fuseau et sa poitrine se souleva de desir, vite apaisé par une quinte de toux vibrante. qui était cet etre? d'ailleurs où etait-elle? sans doute au paradis car qui aurait pu survivre à une chute dans l'ordre qu'elle avait effectué? elle voulut se lever mais ne reussit qu'à laisser echapper un cri de douleur...
- Cogitation solitaire - Catégorie poesie - Lu 69 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
COGITATION SOLITAIRE
La beauté de l’existence réside dans l’ignorance des choses à venir
Mec si par malheur tu savais ce que te réserve ton avenir
Alors ta vie aussi monotone sera comme d’aller tout le temps à Venise.
L’enfer c’est les autres a dit le philologue
Mais de regarder l’égocentrisme ou des situations analogues
L’enfer est-ce les autres ou nous même, piètres anthropologues.
Lorsque tu éprouves la peur de te faire mal
Tu subis déjà le mal de la peur.
Le passé s’en est allé, tes espérances peut être viendront,
Mais le présent est à toi.
Ne reste pas cloîtré sous ton toit,
Et attendre que la manne te tombes du ciel
Si les abeilles attendaient pour produire du miel,
Combien de fois passeront elles des nuits de fiel.
La vie appartient aux hommes qui ont la foi dit on
Mais la foi sans action est elle rentable dis donc!
Le rêve est la source intarissable de l’espoir
Hélas trop rêver peut nous plonger dans le noir
Il est bon de dénoncer les injustices et les affres de la terre
Néanmoins si tes plaintes sont moins beaux que le silence, vaudrait mieux te taire
Gémis en dedans de toi et lèche tes plaies comme un chien blessé
Car les chacals humains cherchent et dévorent les êtres stressés
Savoir remercier le ciel de ce qu’on a, c’est une vertu
Sinon on peut se retrouver dans un asile de fou tout dévêtu
Pragmatisme et réalisme en tout temps doivent être nos chevaux de batailles
Afin que l’on ne nous assimile pas à du bétail
De l’orgueil et la vanité des hommes ont coulée des océans de sang
De la flamme des conquêtes les corps ont brûlés et s’en sont allé au vent
J’ai vu la douleur des efforts de l’estropié à Hiroshima
J’ai vu le désespoir dans le mutilé de Nagasaki
J’ai vu la détresse de l’affamé d’Addis-abeba
Du progrès technologique pour la survie de l’univers?
Dans nos inventions nous sommes enfermés comme dans des prisons de verres
Tchernobyl, radioactivité, des ravages sans fins
En tout temps la mégalomanie des hommes reste sur sa faim.
Le monde semble t il être un théâtre pour ceux qui gouvernent?
Une scène où les acteurs se plaignent de leur déveine.
Lorsqu’on tue un homme, on es un assassin,
Lorsqu’on tue des milliers d’hommes, on est un héros.
Étrange philosophie pour un monde qui se veut pacifique
Boule de cristal qui miroite des illusions magnifique.
Lever pitoyablement les yeux vers les cieux lointains,
Est ce là la solution à nos problèmes mondain?
l’homme ne sais pas la chance qu’il a de vivre dans ce monde unique
l’homme ne mesure pas les dégâts qu’il cause en créant des phénomènes inique
De nos inventions dignes des prouesses de l’inspecteur gadget
nous ne réussissons qu’à dilapider et dissoudre des budgets
La nature sait se venger des objets de la fierté des hommes
il suffit juste d’un Tsunami pour ruiner des gentilshommes
vanité des vanités disait Salomon le sage,
ses paroles sensées étaient plein de présages
ne pas se laisser entraîner par son cœur en tout temps,
peut aider la raison dans le combat du juste à gagner du temps
dites moi, en tout nos problèmes où réside la difficulté?
De nos dilemmes pour nous en sortir ne nous a t on pas donné la faculté?
Peace and love les Nobel de la paix ont prônés
Mettez tous la main pour que le mal soit détrôné.
- Cogitations Stériles - Catégorie essai - Lu 107 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Cogitations stériles
Il est des matins où on se réveille de notre physique mais l’âme resté coincé en un espace que ni la magie de la poésie, ou l’érudition de la philosophie n’ont encore réussi à déterminer… des matins où notre imagination perd son sens artistique pour adopter la platitude comme cheval de bataille… des matins où on aimerait être né sourd pour ne rien entendre, muet pour ne rien dire, aveugle pour ne rien voir, hémiplégique pour ne rien ressentir, paralytique pour ne plus bouger… juste rêver!!! La seule chose qui nous est permise…
Dehors le vent souffle… le vent? Le blizzard , voilà le mot!! Ma mémoire m’est fidèle, mais pour combien de temps encore? Qu’il est loin le temps où pour m’amuser j’apprenais un nouveau mot chaque jour… l’hiver!! oui c’est l’hiver; un mot que jusque voilà deux ans je n’entendais que dans les postes de télévision, et je ne savais de neige que cette substance synthétique produite par le génie de l’homme dans la réalisation des long métrages à caractère hivernal… les joies de l’hiver!! hi! hi! hi! en bon Québecophile je dirais que j’ai envie de « sacrer une volée » aux adeptes de cette assertion… je me rappelle de cette nuit où je perdit le contrôle de mon véhicule sur l’autoroute 132, en plein dans la poudrerie, luttant désespérément pour me crasher sur le seul endroit raisonnable : le talus… oui! Éviter le fleuve! Mais comment? Comment distinguer le nord du sud après que notre boussole cervicale ait été détraquée par deux pirouettes magistralement effectuées? alors on s’en remet aux divinités et ne me dites pas qu’elles n’existent pas, sinon je ne serais en train d’écrire ce pamphlet dont vous vous délectez de la rhétorique… certains disent qu’à l’approche de la mort le film de notre vie se joue en court métrage dans notre esprit… foutaises! Je ne pensais à rien! Ni à moi, ni à un ami, ni à une blonde, ni à mon fils, ni à ma famille, ni à mon travail… à rien! Juste à redresser mon véhicule, voilà à quoi je peux prétendre avoir pensé, mais faut il encore que ce soit cela… aucune panique, aucune peur de mourir… oui! Mourir… c’est étrange! Le drame en soi n’est vraiment pas dramatique, mais c’est l’après drame qui est cauchemardesque… la somme des « j’aurais pu… » qui valsent dans notre tête un tango macabre… c’est à ce moment qu’on se rend compte que rêver n’est pas toujours une activité à conséquences bénignes … j’avais toujours rêvé d’aller loin de mon Afrique natal, j’avais rêvé du Canada, j’avais rêvé de l’Australie. je m’étais souvent demandé pourquoi les nordiques se pressaient dans leurs déplacement, mais aujourd’hui, après un séjour dans les rues à température de moins vingt, et le facteur éolien, je comprend qu’il faut se dépêcher à rentrer au chaud chez soi; je comprend que marcher vite produit une chaleur corporelle bénéfique pour la santé… si on s’en tient à cette logique, de grâce cessez de vous plaindre de la lenteur des Africains!! Lorsqu’il fait plutôt quarante degrés, il va sans dire qu’ on va lentement pour ne pas produire de chaleur supplémentaire…
La technologie avance à une vitesse exponentielle, mais les habitudes suivent à pas de tortue. C’est comme de prendre un TGV et d’essayer de compter les habitations qui défilent à travers le hublot… à en donner le tournis!! Aujourd’hui il est plus facile de passer d’une culture à une autre que de connaître sa propre culture… c’est lorsque dans la rue tout le monde tourne la tête à te regarder, lorsque les visages s’étonnent de tes réflexions, lorsqu’on te demande : « pourquoi le Canada? Pourquoi le Québec? Pourquoi Matane? Et non un autre endroit? », alors tu réalises que tu es bien loin de chez toi… et malgré que le monde essaye de te sourire, de te rassurer en multipliant les attentions, tu es loin de chez toi!! Tenez! Un soir où au boulot j’avais aucune envie de parler, ni de m’amuser, un collègue m’y force, et devant son insistance, je m’énerve et le repousse avec des mots qu’il a pas trouvé gentil : « vas-tu me lâcher les baskets? » résultat je me retrouve devant le conseil de discipline en milieu de travail, parce que monsieur a peur de la bête qui vit en moi… toute une nuit d’insomnie et de réflexions stériles pour comprendre au petit matin, les yeux bouffis que je suis loin de chez moi.!! Après plus d’un an à travailler ensemble sur la même ligne de production, à manger dans la même salle de récréation, à se faire des blagues… comme pour me dire : « holà attention! On t’accepte mais on ne t’adopte pas »… alors tu commences à te méfier en te demandant si le rêve ne va pas se transformer en cauchemar… dans le même ordre d’idée, de retour de mon voyage de Suisse où je suis allé passer mes vacances, à l’aéroport de Montréal, au premier poste de contrôle, deux vigiles; ils semblent trier du regard le monde à interpeller : je suis l’un des heureux élus. Je m’exclame : « ha! Pas encore un autre contrôle » parce que j’en étais à bout, après toutes ces escales où à chaque fois il fallait recommencer; en plus c’était juste une façon de parler car je ne suis pas contre les contrôles de routine; le vigile me dit : « vous n’avez qu’à rester dans votre pays si vous ne voulez pas être contrôlé »… douche froide!!
Une mère! Ah c’est important une mère!! C’est dommage lorsqu’une femme ignore le rôle dont elle doit tenir au sein de la société… je suis un homme, et je ne regrette pas d’en être un! Je ne prétend même pas vouloir être une femme car les déités savent pourquoi c’en est ainsi; un père, ça aussi un rôle prépondérant dans la société, mais une mère… maman me disait : pleure mon fils! Oui pleure lorsque tu as de la peine! C’est par les larmes que le corps se purge de sa détresse et du stresse accumulé… ce n’est pas une honte de pleurer, ce n’est pas une faiblesse; c’est un soulagement, car lorsque tu considère comment l’être humain a été constitué, il existe en lui une glande dite lacrymale, qui produit des larmes… dis moi mon fils, si tu ne pleures pas, comment vas tu évacuer cette matière qui se forme incessamment dans ton organisme? As tu vu les volcans pleurer? Oui c’est parce qu’ils ont un trop plein de magma dans le ventre. Pourquoi selon toi des hommes pètent-ils une coche? Parce qu’ils ne se libèrent pas de ce surplus d’énergie crée par les émois quotidien. Si tu ne pleurais pas, serais tu différent d’une chose? D’un objet? Où serait la perfection en ta création si jamais tu ne pleurais? Étant entendu que la perfection est la somme des éléments contraires et contradictoires, tu ne saurais être parfait si ta vie n’était que rire ou sourire, car il y aurais des choses que tu ne comprendrais pas, entre autre ce qu’on ressent lorsqu’on se laisse aller à ses pleurs…
Mais… mais… lorsque tu pleures mon fils, fais le dans le secret. Jamais n’ignore que l’espiègle rode, prêt à te déstabiliser… crois tu que les monarques ne pleurent pas? Pourquoi ne les voit on jamais pleurer? Les monarques pleurent en dedans mais sourient en dehors; on appelle cela soigner son apparence émotive… à quoi penses tu que servent les maisons? Ces quatre murs que nous érigeons avec un toit au dessus? Penses tu que c’est juste pour nous protéger des intempéries? Mais non! Les maisons abritent aussi nos faiblesses… dis moi! À quel moment penses tu qu’une famille, qu’un couple se brise? C’est lorsque leurs problèmes traversent leurs quatre murs… Soignes ton apparence mon fils car c’est elle qui constitue les murs qui protègent les conflits d’en dedans de toi… ne fais pas tout le temps ce que tu veux, mais fais toujours ce que tu dois faire car le monde est un ensemble, un tout. Si tu crois que tes agissements n’ont pas un impact sur autrui, alors tu te trompes! Regardes ces enfants qui se soûlent, ou bien se droguent et ensuite prennent leur auto, causent la mort d’un autre individu qui devait avoir des responsabilités familiales ; que crois tu que vont devenir la femme et les enfants d’un tel homme? Ces enfants déséquilibrés par le manque d’affection paternel ne pourront ils pas être les délinquants qui t’assassineront demain, ou bien qui violeront ta fille? Même détruire ton propre corps tu n’as pas le droit le sais tu? Tu es une partie de ton père et moi, alors avec ta disparition, c’est une partie de nous qui disparaîtra, et tu nous auras causé du tort…
Un père par contre, c’est plus dur, c’est plus rude! Combien de fois j’ai souri alors que mon cœur brûlait de peine? Combien de fois j’ai dis : je ne ressens rien pour toi alors que mon âme espérait une étreinte? On dit généralement de ne dire « jamais je ne ferai ci ou ça » mais mon père lui disait de dire « jamais je ne ferai ci ou ça » car un homme c’est celui là qui sait prendre position et ne pas se défiler devant ses responsabilités… c’est de nos erreurs qu’on apprend disait il, alors pour éviter d’être rongé par les remords, il valait mieux agir que de figer. Enfin il ajoutait toujours : « tomber c’est humain; se relever c’est divin; mais rester à terre c’est crétin. »… à des moments je crois qu’il avait raison car de mon expérience de vie, je me rends compte que nos malheurs viennent de nos hésitations et des moment où nous lâchons prise pour accorder une ultime chance à des situations dont nous savons que l’issue ne peut qu’être fatale…
On me parlait toujours du choc culturel que je devais subir en allant vivre au Canada… en toutes choses je m’en suis sorti comme un pro, sauf en une seule chose, et je me creuse les méninges à résoudre cette équation à juste une seule inconnue, mais même les éminents mathématiciens et érudits trébuchent quant au résultat de celle ci…
Je naquis un sombre matin ou bien un beau matin d’avril, dépendamment de la façon dont on voit; sombre car ma venue faillit emporter ma mère et moi par ricochet ( elle me raconta que mon accouchement fut difficile car dans mes acrobaties prénatales, je m’étais enroulé le cordon ombilical autour du cou, et cela a valu prouesse et temps additionnel pour que l’on me voies enfin apparaître, ce qui la fatigua, et la fit garder le lit pendant deux mois), beau parce que malgré la souffrance de l’enfantement, il était né un beau petit bébé. Mon père, militaire de service était en mission au loin et ne me vis qu’un mois après ma naissance. Il était de religion catholique, sans doute pas pratiquant parce que du peu de temps que nous avions passé ensemble, je ne me souviens pas qu’il nous ait emmené au culte dominical, et bien que je n’arrivais pas à trouver de lien entre le christianisme et l’engagement militaire où on devait transgresser le « tu ne tueras point » Biblique, je l’aimais tellement! il était beau et fort? Je crois que tous les enfants idéalisent leur père, et pourquoi ferais-je l’exception? ma mère, elle, était protestante, et bien que ce ne fut que plus tard que je sus ce que Luther protestait, je l’aimais aussi , complexe d’Oedipe oblige. Aussi loin que mes souvenirs puissent aller, je me rappelle d’un père assez affectif, qui ne revenait jamais de son travail sans avoir en main une petite friandise pour ses enfants et pour sa bien aimé; filaient-ils le parfait amour? Je n’ai souvenance de rien, mais toujours subsiste cette scène de mon père pourchassant ma mère pour la corriger de je ne sais quoi, la ceinture à la main, et elle, faisant le tour du lit conjugal pour échapper à la bastonnade, tout ceci devant mes yeux d’enfant effrayé. Ma mère nous racontait aussi fièrement l’un de ses exploits face à une concubine de mon père; elle s’était absentée pour aller accoucher auprès de sa mère, et entre temps, mon père ne s’était empêché de la remplacer momentanément par une autre; dés qu’elle revint dans son foyer, elle ne s’abstint pas de donner à cette intruse la raclée de sa vie. des épisodes ainsi ont pimenté leur vie sans entamer le sentiment qui les unissait car celui qui n’a péché de sa vie, qu’il lève le doigt! Je ne pouvais qu’être Chrétien, de part mes origines, et des diverses influences subies au courant de mon existence et je suis étonné que des êtres assez intelligents, et sages ne crussent en rien; à cet effet, je conversais un jour avec une jeune femme assez distinguée et malheureusement atteinte d’une maladie humainement incurable ( la sclérose en plaque ), je lui demandais si elle croyait en un Dieu, elle me dit non! Mais elle croyait en certaines valeurs telle la justice, l’honnêteté, l’entraide, et d’ailleurs elle parrainait deux jeunes Africaines, leur envoyant chaque fin de mois de quoi survivre. Ensuite elle me dit qu’elle croyais aussi en elle même, en ses capacités. Je remarquai qu’en tant que être humain, elle devait être limitée quant à ses capacités. Je lui demandai comment elle expliquait l’univers, les hommes, et sa propre présence sur la terre, mais elle ne pût rien me dire. Alors je lui dis que moi je croyais en un être qui est le suprême, un être au pouvoir infini, celui là qui commençait là où nous abandonnions et qui savait essuyer nos larmes. Elle me demanda comment j’expliquais sa présence, le fait qu’il n’ait ni commencement ni fin, alors je lui expliquais que les choses qui existent n’ont pas tous besoin d’être vus pour être sûr de leur existence; les choses peuvent être ressenties, tel le vent, on ne le voit, mais on le ressent. Considérons l’électricité par exemple, on ne le ressent que s’il nous donne une décharge, mais il se manifeste d’une autre façon et nous en voyons les effets. L’électricité est aussi venu nous prouver qu’il y a des choses qui se déplacent tellement rapidement que notre œil n’est pas exercé à les voir, et lorsqu’on constate l’immensité de l’univers, ne peut on pas croire que Dieu et les anges se déplacent ainsi? Quant à ce qui est de son commencement ou bien sa fin, est ce parce qu’on ne comprend pas une équation qu’on doit affirmer qu’elle est insoluble? lui dis-je, en mathématiques au secondaire, on nous disais que chaque équation était soluble dans un ensemble bien déterminé, et que le carré d’un nombre ne pouvais pas être négatif; mais bien après des recherches, on dût admettre que dans l’ensemble C des nombres complexes, une telle équation était possible. Ainsi va le monde, étape après étape… je suis donc croyant de souche et de culture, mais moins pratiquant, tout dépendant. Certains croient que la rédemption se mesure au nombre de fois qu’on entre dans une église, d’autres au nombre de dons qu’on fait, ou bien à la pénitence que l’on s’inflige; mais je crois que bien de gens seront surpris lors du jugement dernier, car le Dieu que j’adore est un Dieu pas raide, un être qui nous demande de converser sans complexe avec lui, un être qui nous comprend au plus profond de nous, un être qui est lent à la décision et la condamnation… je ne sais si c’est lui qui décida de prendre la vie de mon père, pour que ma vie prenne une autre tournure car je crois que la vie est un tout, formé par l’enchaînement logique des évènements, et que la présence d’une personne à un endroit X plutôt qu’à un endroit Y influence le cours de la vie, et le retard ou bien l’absence d’une seule minute d’un employé à son poste peut se ressentir des siècles après. Peut être que si mon père avait vécu longtemps, je serai chef de district? Car c’est ce que de son lit de mort il paraissait vouloir pour moi; peut être travaillerais-je dans la fonction publique et ne me serais jamais exilé, peut être que son trop d’autorité m’aurait agacé et je serais devenu délinquant? Cela je ne le saurai jamais, car un sombre après midi, nous attendîmes en vain notre père pour le dîner, et nous dînâmes froid, las de l’attendre. quelques minutes avant le dîner, il était revenu de la ville sur sa moto, avec une amie universitaire qui ne voulut pas partager notre repas, et qui devait rattraper un cours. Mon père allant la raccompagner nous promis de revenir à temps pour le dîner, mais c’est la nouvelle qui nous parvint, la triste nouvelle de l’accident au coin d’une rue, collision avec un camion, et de la collusion, mon père eut le crâne fracassé, ne portant aucun casque, puisqu’il n’existait aucune loi exigeant le port du casque. L’étudiante qui voulait rattraper le temps s’est faite rattrapée par le destin et heureusement n’a pas succombé, mais sera obligée de se traîner à vie, les jambes amputées. Quel triste sort! L’événement serait il survenu si un instant cette étudiante était moins pressée? Nul ne le saura jamais… la nouvelle nous fut cachée jusqu’au lendemain, car dans son agonie délirante et ses souffrances atroce, on voulais nous épargner le traumatisme de la vision de la vie quittant peu à peu cet être cher. Seule ma mère fut appelée l’après midi du drame, prétextant que son mari voulait la voir seule; frappée par quelle inspiration, ma mère se mis à sangloter, elle avait vécu avec cette phobie dès lors qu’elle avait dit oui à un homme d’armes, celle d’être réveillée un jour par une nouvelle qui bouleverserait son existence, et stoïquement elle avait ressentie que ce moment était arrivé. Le lendemain, on vint nous chercher, j’avais juste cinq ans, et en chemin je sanglotais sans savoir pourquoi, peut être était ce le fait de n’avoir vu ni mon père chéri, ni ma mère bien aimé depuis la veille, peut être ressentais-je déjà arriver les instants difficiles de ma vie, j’en savais rien… la salle était petite pour l’occasion, une salle du camp militaire qui devait servir de salle de récréation aux soldats dans cette partie éloignée du pays. Des sièges étaient installés de manière éparse et quelque hommes en tenue camouflée de l’armée de terre étaient assis, le béret ôté devant le mystère de la mort, et l’idée qu’un jour pourra être leur tour chevauchant dans la tête. Ma mère était assise au sol, les yeux perdus dans l’espace, l’air moribonde d’avoir pleuré toute la nuit de manière que la source de ses larmes avait tari. Tout près de la fenêtre, comme si l’on voulu que ses yeux de mort pussent distinguer encore quoi que ce fut, le cercueil de mon père trônait sur des briques de terre, et ouvert à travers le linceul en aluminium qui luisait au soleil pénétrant par la fenêtre; un carré découvrait le visage de mon père refroidi par la mort, un bandage blanc sur le crâne, et deux boules de coton dans les narines pour empêcher le sang de couler. Je fondis en larmes, ne comprenant pas ce qui nous arrivait et ne mesurant pas encore l’impact de la mort de mon père sur notre avenir dont la trajectoire changeait brusquement et devenait incertaine… il laissait une veuve, cinq enfant dont moi le troisième; je ne comprenais pas pourquoi les militaires Africains se croyaient obligés d’avoir ainsi beaucoup d’enfant; était ce le danger permanent dont ils devaient affronter qui les rapprochait ainsi de leur femme, ou bien était ce un mode de vie? Il est bien vrai que les moyens de contraception à cet époque laissaient à désirer, mais quand même!! Il avait à peine quarante ans, et ma mère trente… Sortant de sa torpeur, ma mère se releva, nous appela auprès d’elle, et nous prenant dans ses bras, nous pleurions cet être que nous aimions chacun à notre façon, cet homme dont le courage avait valu la médaille du mérite militaire de notre pays, cet homme dont les professeurs d’écoles craignaient de par sa bravoure jusqu’à l’insolence, cet homme qui était tout simplement mon père, mon héros. Il avait coutume de dire à ses enfants que les fils de militaires ne pleurent pas, et ne montrent pas des signes de faiblesse. Il récompensait tous nos actes de courage, surtout lorsque malade nous devions nous faire injecter, celui qui ne pleurait pas avait droit à un cadeau. Oh il nous corrigeait souvent, et sans ménagement, disant que qui aime bien châtie bien, mais savait nous ramener et nous montrer par sa douceur combien il nous aimait. Avec sa mort, il emportait une partie de nous, et enlacés tout ensemble dans les bras de notre mère, pleurant, nous sûmes que rien ne serait plus pareil…
- MOI UN AFRICAIN inédit - Catégorie essai - Lu 66 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Je m’appelle SIDIBÉ WANCAR, je suis un africain, qu’importe la région ou le pays d’où je viens, je suis un Africain; c’est ainsi qu’ils nous appellent tous en occident, ou dans les pays du nord, les « Africains »!! j’ai la peau noir, (noir c’est un peu exagéré car si la notion des couleurs que charlemagne nous a fait apprendre dans ses écoles est vraie, alors je dirais que je suis marron? Ou bien teint café au lait? Mais qu’importe?) j’ai les lèvres charnues, les yeux marrons, le nez épaté, les cheveux crépus, bref le type négro même. Les femmes dans mon pays me trouvent pas mal beau comme homme, mais je me rappelle toujours d’un gamin de près de quatre ans que j’ai rencontré dans un centre commercial du Canada, il tenait sa mamie par la main, et il lui dit en me montrant du doigt : « regardes le monsieur mamie, il est laid!! » je lui souris, et sa mamie très embarrassée le tira par la main et disparut dans la foule, sans le tancer, ni s’excuser pour lui… dans le même ordre d’idée, un mois et demi après mon arrivée au Canada, je trouvai un job dans une structure de transformation de viande porcine, et je m’intégrais tout doucement, essayant de me faire accepter, car combien de noirs étions nous sur les près de huit cent employés? Quatre? Cinq? Alors un matin, l’un des employés de la maintenance, un jeune homme qui voulais se rendre utile, ou laisser cours à sa curiosité me demanda :
- d’où tu viens? De Haïti?
Au Canada, nombre de personnes savent que les noirs ne viennent que de Haïti
- non lui dis-je, et ensuite je lui dis la région où je venais, mais devant son air hébété, je compris qu’il ne se situait pas cet endroit dans son étroit esprit qui en dehors du Canada ne connaissait que les États unis d’Amérique, l’Europe, sommairement l’Asie et l’Afrique. alors je lui dis que je venais d’Afrique
- tu viens de l’Afrique? me rétorqua t-il tout excité; la jungle, les lions!
Je dus lui expliquer que cette époque était révolue, et que l’Afrique aujourd’hui était bien plus civilisée que les gens ne le croyaient, et que les jungles étaient délimités, les lions et autres animaux sauvages désormais dans les réserves… réserve, oui, l’Afrique en a toujours fait figure; lorsqu’on découvrit le nouveau continent, et qu’il fallait le peupler et entretenir les grandes plantations, on s’est retourné vers cette réserve de peuple inculte? Ou peuple dont on ne voulait voir la culture? peuple docile dont les tours de passe-passe de sorciers à la couleur différente émerveillaient et séduisaient, peuple dont les cannes tonnantes des « musungus » terrifiaient et dont les pratiques occultes poussaient à vénérer les êtres qui détenaient le pouvoir de vie ou de mort sur les autres… La traite étant abolie, une conquête religieuse fit place pour préparer le terrain à un pillage organisé des ressources de la réserve tout en créant une situation d’instabilité par les guerres intestines et tribales, les manipulations à but lucratif, en quelque sorte semer le trouble dans la bergerie pour capturer en tout aise les moutons… ensuite ce fut la traite des filles Africaines, attirées comme des papillons par la lumière et l’extase de la culture nordique, exploitées pour leur physique de rêve et leur naïveté, afin d’assouvir la libido sans cesse croissante de ces personnes dont l’aisance financière mettait à l’abri de certaines préoccupations qui font rage dans le vieux continent, à savoir : la misère. Misère fiduciaire, misère sociale d’un peuple qui recherche ses origines culturelles et dont les générations d’incertitude ont fait évanouir dans l’espace du temps, toujours vorace et insatiable…
Il est une chose qui est vraie, c’est que les conquérants même redoutables ne le sont que lorsqu’en face il y a un peu de résistance; c’est comme un félin qui anéanti pour montrer son pouvoir. J’ai observé le félin le plus proche de l’homme, à savoir le chat, il est vrai que certaines personnes l’utilisent comme animal de compagnie, mais chez nous, un chat cela ne sert qu’à nous débarrasser des souris dans la maison; un chat disais-je se réjouis d’une souris qui se démène et se débat pour se libérer, ainsi, pour montrer sa suprématie, le chat la laisse courir, la rattrape, la bouscule des pieds , et lorsque la souris ne réagis plus, il fait semblant de s’éloigner pour faire renaître l’espoir en la souris, et lorsque celle-ci croit avoir une chance, d’un bond le chat la rattrape et le manège continu jusqu’à la mort de fatigue de la souris, et surtout si avant cela le chat par erreur de procédure ne l’ai tué d’un coup de patte… ainsi de par le monde naissent ces organisations et organismes qui nous redonnent de l’espoir, qui nous disent que nous sommes homme. Ces organismes réussissent à diminuer l’intensité du préjudice causé, des fois même abolissent la méthode employée, mais les tentacules de la conquête sont comme celles d’une pieuvre géante, repoussant à chaque fois qu’on les coupe, et ces fois avec plus d’options que les précèdent. Aujourd’hui, après l’avènement de l’ordinateur, Internet est venu réduire l’immensité de la planète à un village. Des sites de rencontre naissants pour suppléer au réseau de proxénétisme jadis aboli, permet à des pervers sexuel de venir se ravitailler à la réserve, prétextant amour, mais au fond recherchant nouvelle aventure, nouvelle cobaye, nouvelle domination… entre temps, qu’est ce qui trotte dans ma tête, MOI, un AFRICAIN…
- Initiation au courage - Catégorie fantastique - Lu 66 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Lorsque vous jetez un regard sur les forêts Africaines et que vous considérez avec des yeux ahuris la magnificence des arbres géants qui les constituent, la panoplie d’animaux qui la jonche et le tempérament presque burlesque des populations qui les habitent, vous êtes loin d’imaginer les phénomènes qui au jour le jour alimentent le quotidien de cette triade… devant les récits rocambolesques qui émanent de la parfaite harmonie entre ces trois éléments fondamentales de l’existence à savoir, l’homme, la bête et la nature, il vous reste comme un parfum de doute dans le sillage de l’histoire contée, car un esprit qui a été éduqué de façon cartésienne ne saurait concevoir l’abstrait… alors du récit qui va suivre, il en résultera des incrédules, mais est ce que le fait de ne pas percevoir l’irréel fait de l’irréel une entité inexistante?
J’avais à l’époque seize ans mais je me rappelle de la scène comme si c’était hier, et faisant allusion aux cheveux comme étant l’élément du corps humain qui dépérit en dernier en rapport avec l’extinction d’un homme, cet événement sans doute sera la particule de ma pensée qui s’éteindra en dernier… j’habitais la ville depuis que j’étais né, mais une coutume ancestrale voulais que l’on retournât aux sources de notre civilisation au moins une fois l’année…je suis de la famille qui dirige le clan et mon grand père en était le chef. Dans nos us et coutumes, il était primordial qu’un fils de chef puisse avoir le potentiel de gouverner. mon grand père n’avait eu qu’une fille, ma mère et la loi du clan ne prévoyait pas des clauses sur la gérance des affaires par une femme. de tous les enfants de ma mère, mon papi avait jeté son dévolu sur moi car disait il, j’étais né avec une chaîne au cou, parlant du cordon ombilical enroulé autour de mon cou à ma naissance : c’était un signe. Cela faisait déjà seize printemps que je faisais ce manège vers la forêt, le village, question d’être initié aux affaires du clan… à l’ordre du jour, l’épopée du clan, les chefs qui étaient passés avant mon papi, les réalisations ancestrales, les batailles entre castes et les créatures protectrices du clan… le mot « Totem » ne doit pas vous laisser indifférent car si des histoires Amérindiennes il est beaucoup utilisé, alors même par indiscrétion vous devez l’avoir entendu… le Totem de notre clan était la panthère et au fur à mesure qu’on m’en disait plus sur « Nzui-Manto » c’est ainsi qu’on l’appelle en ma langue maternelle, la stature momifiée de la grande panthère qui se trouvait dans le salon principal de la chefferie prenait une autre co-notation dans mon esprit mais au milieu de deux cultures à savoir les « fables » contées par les sages du village et celle inculquée en ville dans les écoles, mon âme d’enfant avait fort à faire pour dissocier les choses, mais j’allais être mis à l’épreuve dans les jours avenir afin que se concrétise un doute que mon espiègle de grand père soupçonnait…
Un soir, cela faisait à peine une semaine que j’étais arrivé, mon papi me convoqua dans ses appartements. Lorsque j’arrivai, il était assis sur un siège en rotin, renversé en arrière, les jambes croisées et fumant majestueusement le saké tout en se redressant de temps en temps pour raviver le feu de bois qui brûlait dans un four artisanal réchauffant la salle et ses vieux os. Sans presque bouger les lèvres autour de sa pipe, il s’enquit de mon état de santé et des nouvelles de la ville; puis de coq à l’âne, il me posa une question ambiguë :
- as tu déjà été en présence d’une bête féroce?
- Non! Dis-je
Il passa à autre chose comme si sa question n’était qu’une intrusion momentanée dans un sujet plus alléchant. Une heure de divagation et subitement il me dit :
- fils rends moi un service
- demande pa’a et je me ferais un plaisir de te le rendre
- je veux que tu te rendes au village voisin, à cinq kilomètre d’ici, chez mon ami chef de clan me quérir du tabac car ma pipe est vide.
Pour nos vieillards, le tabac est d’autant plus vital que l’oxygène pour notre corps, alors bien que la nuit était tombé, et que le feuillage des grands arbres de la forêt décuplait la noirceur, je me résolus d’y aller car j’avais aucune agression à craindre du coté humain, juste les bêtes dont la flamme de ma torche réussirait à faire fuir… je m’enfonçai donc dans la brousse, marchant d’un pas alerte sur un sentier que des générations avaient entretenues , faisant un effort de concentration sur mon but. La nature agit en harmonie avec les hommes et si on prête l’oreille aux signes, on peut prévoir des choses, mais pour ce faire il faut être exercé… ainsi à un certain moment mon oreille ne perçut plus de sons de bêtes nocturne pourtant bien présente; la conclusion étant que devant un danger imminent, elles se faisaient silencieuses… le danger, c’était de l’arrière qu’il venait. Phénomène étrange, dans la noirceur de la nuit je vis refléter devant moi deux faisceaux lumineux et on aurait dit deux personnes me suivant avec des torches électriques, mais devant la puissance du rayonnement je dus me rectifier. Subitement les cheveux se dressèrent sur ma tête et on eut dit que des ondes émises de quelque chose de très puissant m’empêchaient de bouger jusqu’à figer ma pensée. Dans un ultime effort je me retournai pour voir impuissant avancer vers moi cette chose dont j’arrivais pas à reconnaître. Arrivée à une distance considérable de moi, je distinguai une forme animale, aussi grande que mes cinq pieds de haut et là je compris l’allusion de mon papi; d’un bond cette créature ne pouvait qu’en faire une bouchée de moi… la panthère es l’une des bêtes les plus féroces du règne animal; contrairement au lion qui peut attaquer un homme juste pour lui faire peur, la panthère elle tue par plaisir : c’est une créature maléfique! Et lorsque je vous parle de panthère, je ne vous parle pas de celles qui ont grandies dans des cirques et qui ne feraient pas peur à un rat; je vous parle d’une ennemie jurée… pour le moment j’étais sans voix et je suis même pas sûr qu’un son aurait pu sortir de mon être, aspiré par cette énergie forte en face de moi; le félin me toisait et savourait sa suprématie. La torche enflammée qui me servait d’éclairage s’était éteinte sous le souffle de mon interlocuteur animal mais cela n’avait aucune importance. Le film de mes seize printemps défila dans ma mémoire et je me dis que j’étais trop jeune pour mourir. Mes jambes flageolaient et je me demandais par quel miracle je tenais encore debout… comme elle avait apparut, elle disparut après une longue contemplation. Peu à peu je revins à moi et réalisais à côté de quoi je venais de passer. Le vent glacial passant entre mes jambe colla mon pantalon à ma chair et c’est à ce moment que je compris que j’avais pissé de peur dans mes culottes… ayant recouvré l’énergie perdue, je pris mes jambes à mon cou jusqu’au village prochain sans me soucier des branchages d’arbres qui me meurtrissaient le visage et les membres. Lorsque essoufflé je racontai ma mésaventure à l’homologue de mon papi, décidé à passer la nuit dans ce village, il sourit de sa dentition assez blanche pour son âge et me dit :
- ce vieux briscard!! Il ne cessera jamais de m’étonner… ne t’inquiètes pas, tu viens de rencontrer « Nzui-manto » le Totem du clan, et il était là plus pour te protéger que pour te nuire.
- Les démons de ma pensée - Catégorie essai - Lu 85 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Dimanche, neuf heures et demi du soir, je suis seul dans mon appart et regarde pensivement les ténèbres absorber les dernières lueurs du jour en cette période estivale où le soleil a du mal à quitter ses enfants, à savoir les Hommes. Je suis au même point en cette heure, c’est à dire au point zéro. La journée a été un mélange soleil nuage, laid par moment et beau en d’autres, le climat typique de la période transitoire entre le printemps et l’été… aujourd’hui encore, j’ai été en proie avec mes démons, ceux qui me hantent depuis que je suis en âge de me prendre en charge, les démons de l’inquiétude liée au gouffre noir sans fond qu’est l’avenir des hommes qui doivent se battre au jour le jour pour obtenir leur pitance… si la vie n’était que recherche de pitance, je ne crois pas que je serais en train de ronger mon frein à cette heure et à fixer mon ordi à me demander ce que je fais, car j’ai un bon job et je gagne pas mal mon pain. Oui! La vie c’est aussi autre chose, cette entité invisible, immatérielle, qui nous martyrise, nous exacerbe et se moque de nos déboires, mais pourtant facile à comprendre et gérer. Un philologue avouait qu’un homme a vingt et un an pour apprendre, vingt et un ans pour mûrir ce qu’il a apprit, et vingt et un ans pour mettre en pratique ce qu’il a appris; j’ai trente cinq ans, et selon cette théorie je devais être en train de mûrir ce que j’ai appris, mais je puis vous affirmer que des matins je me lève et me demande ce que je sais au juste de la réalité, je me demande ce que j’ai appris durant mon adolescence… je vis en terre étrangère, je me suis exilé à la poursuite du « soleil » comme cet grand aventurier( Rahan ) aux cheveux de feu qui n’avait qu’à demander son chemin à son coutelas en ivoire qu’il faisait roter sur une roche en forme de cône; et même, si le chemin du destin se traçait de cette façon, peut être que la vie serait elle plus abordable? Les vingt et une première années de mon existence ont été marquées par une instabilité manifeste, tel un fardeau partagé entre membres de la famille et amis pour éviter qu’une seule personne ait à porter la charge de mon éducation généré par la mort précoce de mon père, au grand dam de mon potentiel organisationnel qui au fil de ce temps ne se développait pas. Je n’étais pas sitôt habitué à un environnement qu’il fallait déjà que j’ailles ailleurs; conséquences, une vie de nomade, un mariage qui n’as duré que le temps d’attente avant de rejoindre ma femme, un enfant que je laisse en arrière sans soutient affectif paternel, et, en ce moment je ne sais pas quoi faire de ma vie, je sens une lassitude m’envahir… pourtant, adolescent j’avais un rêve, celui de servir DIEU à ma façon; attitude qui se comprenait bien car j’ai toujours pensé que lorsqu’on a assez souffert dans sa vie et qu’il arrive qu’un jour on voit le bout du tunnel, deux alternatives se présentent à nous : soit nous devenons très bon et essayons d’éviter que les êtres qui nous entourent ne souffrent ces affres, soit nous avons été aigris par la souffrance à tel point que nous voulions voir les autres souffrir aussi pour s’en sortir. Dans mon cas je voulais changer le monde, améliorer le sort de l’humanité; c’est dans cette optique que je voulais faire des études de théologie, et me spécialiser Bibliste, afin de comprendre et aider. Lorsqu’on n’est pas né dans un berceau en or, et qu’on ne dîne pas avec des ustensiles en argent, alors on a du mal à concrétiser ses rêves en ce monde rustique et rude, plein d’embûches orchestrées de mains de maître par des systèmes gouvernementaux et sociaux , un monde où une poignée d’égocentriques est assise sur des puits de richesses, un monde où la mégalomanie d’une minorité dominante entraîne une majorité passive et stoïque dans un chaos infernal… aujourd’hui je suis soudeur de métier, je n’ai été que soudeur depuis que ma pauvre mère m’a signifié qu’elle ne pouvait plus continuer à payer mes études; cela fait plus de seize ans que je fais ce métier funeste, à contrecœur car il faut vivre, et vivre dignement, sans tendre la main pour demander, ni voler son prochain. Les moments les plus difficiles pour moi c’est lorsque de ma plume enflammée j’accouche des textes qui font l’objet d’admiration de lecteurs de fortune qui ne s’abstiennent de me répéter que j’aurais fait un bel auteur, alors à ces moments, mon cœur se gonfle de ressentiments et je me dis : quel gâchis!! Des fois je rêve fort, des fois je rêve haut, et je souhaite être Aladin pour pouvoir demander au génie de la lampe juste un vœux, pas trois, celui de pouvoir un jour faire ce dont j’ai toujours rêvé de faire dans ma vie. Des fois les gens trouvent que je suis un peu trop exigent vis à vis de ma personne, car malgré les turbulences que subissent mon existence, je m’en sors à chaque fois comme un champion, mais penser ainsi c’est penser comme un être artificiel, bourré de pensées superficielles. Un homme devrait être original, poursuivre un idéal car c’est la concrétisation de nos idéaux qui procure le vrai bonheur, alors je n’aurais de répit si je n’atteins mes objectifs; en attendant, je souffre sans gémir, sans crier. C’est humain de stresser de temps en temps et laisser la problématique existentielle avoir raison momentanément de nous, mais avec un calme olympien, il faut se préparer à renaître de ses cendres comme le phénix, et là, debout avec sous nous nos phobies comme un marche pied, nous lèverons les yeux, sourirons et crierons victoire.
- Ville cruelle - Catégorie divers - Lu 104 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Le jour se lève sur des fêtards la tête encore plein de pétards,
Dans le traquenard des renards qui me traquent comme un canard,
Je vis le cauchemar, j’en ai marre , le regard hagard.
le Rictus aux lèvres les dieux me scrutent l’humeur peinard, les
Veinards ils se moquent de mon étrange bagarre!
C’est à l’aube qu’aux tréfonds du tartare, Belzébuth sonne le glas du pendard, et
Comme une procession de momies, de soûlard coiffés de foulards,
Le routard que je suis va chercher sa pitance.
La ville meurtrière étend son dard froid comme un sonar, on aurait dit
Une scène sortie tout droit d’un polar.
Les motards allumant leurs phares klaxonnent en fanfare, je presse le pas pour qu’
À mon job je ne sois en retard.
Au lointain les voyous et les taulards sortent du mitard,
Envahissant les cours intérieures comme des têtards.
En solo je me figure ma journée de débrouillard,
Que de gymnastiques pour gagner juste quelques dollars.
Mon boss un ringard aux allures de clébard ,
À journée déblatère et vocifère des juron le ton criard.
Des matins je jure je voudrais cramer ce vieux briscard,
Pas de lézards le ciel s’occuperas de ce nullard.
Cinq heures du soir sonne le glas du départ,
Sans mot dit je prend congé de ces bâtards.
L’esprit confus je déambule par hasard,
Ma tête tournant comme une girouette, on aurait dit un fouinard.
La ruelle pullule de mansardes et de clochards,
Et en toute impunité se promènent des clébards.
Je reluque un endroit qui m’a tout l’air d’un lupanar,
Un son de dolce vita y sort comme celui d’une cithare.
A l’intérieur, sans doute des romanichels jouant à la guitare,
Attifés de façon burlesque on aurait dit des broussards.
Une curiosité malsaine me pousse à entrer dans ce bazar,
Le barmaid, hideux et grotesque fait penser à un couguar.
Autour de moi le monde grouille et se déplacent comme des cafards,
On se serait cru dans une jungle, il ne manquait que guépards et léopards.
Au centre de ce boui-boui trônait un vétuste billard,
Concentrés comme des derviches et tapant dans les boules, quelques couillards.
Dans l’arrière plan, la mine patibulaire un caïd fume son cigare,
Régurgitant une fumée nauséeuse qui allait osciller autour de ses malabars.
Apparemment il devait se tramer un deal entre loubards,
Nul doute que la barre devait être fixé au niveau du milliard.
Soudain un événement inattendu occasionna un brouhaha,
Sorti du néant et avançant vers le caïd, un étrange lascar;
Qui lui trancha la gorge de la lame acéré de son poignard.
Pissant du sang sur ses complices, sa tête et son corps faisaient un angle bizarre,
Remis de leur surprise, les gardes du corps se mirent à la poursuite du fuyard.
Il était temps de filer à l’anglaise car les flics rappliquaient dans leur jaguar;
Bref regard en arrière, je vis penché sur le macchabée un toubib toubab,
Accoutré d’une blouse blanchâtre frappé d’un brassard.
Constat du décès fait, il ordonna à ses collègues de rapporter un brancard,
Alors je rentrai chez moi me coucher, la tête pleine de cet avatar.