Date d'inscription : Le 28/11/2009 à 12:56:06 Dernière connexion : Le 28/12/2009 à 17:19:04 Nombre de nouvelles écrites : 3 Nombres de commentaires écrits : 1
- Je ne t'aime pas. - Catégorie sentimentale - Lu 194 fois - Moyenne des votes : 7.00 (Nombre de vote : 1)
Je ne t'aime pas. Pourtant, quand tu es passé à côté de moi et que tu m'as frôlé, sans que je te vois, j'ai senti que c'était toi. Je n'en était pas sûre mais je m'en doutait. Je me suis retournée et je t'ai vu partir. Je ne t'aime pas, pourtant j'était heureuse à ce moment. Ce n'était pas la première fois que tu me touchait en passant et ça me plaisait de croire que tu le faisais un peu exprès. Je ne sais faire que ça, rêver. Et dans les couloirs du lycée, je ne sais qu'attendre de te croiser. Comme ça me plait de croire que quand tu me regarde ce n'est pas un fait du hasard. Pourtant je sais bien, je sais que c'est le cas, que quand tu me regarde avec ton regard si direct, ce n'est qu'un hasard. Mais j'aime y croire. Je ne t'aime pas, pourtant c'est ton nom que j'écris et efface sur ma peau quand je m'ennuie, ou pour tester mes stylos, c'est à toi que je pense avant de m'endormir. Et chaque pas que je fais, je le fais dans le but de te croiser.
Non... Je ne t'aime pas.
Elle savait qu'il allait pleuvoir. Pourtant, il faisait beau, un immense soleil faisait briller ses cheveux qui volaient derrière elle tandis qu'elle courait. Non, si il pleuvait, ce n'était pas sur la ville, c'était sur ses joues. Les larmes glissaient lentement sur sa peau blanche, elle n'y voyait plus grand chose.
Mais ce n'était pas important, elle connaissais le chemin par cœur. Elle avait l'habitude.
Elle avait l'habitude de devoir partir de chez elle en pleurant jusque là, parce que personne chez elle ne la comprenais. Sa mère, qui travaillait sans cesse, ne s'en souciai pas vraiment. Son père n'habitait plus avec elles, et de toute manière, cela ne lui faisait rien.
Elle continua à courir, elle n'était plus bien loin. Les immenses grilles s'étendraient bientôt devant elle. Elle les avait trop vue durant les quatre derniers mois. Et même si elle avait mal à la tête et qu'elle se sentait mal, elle continua à courir, traversa le portail et parcouru les allée.
Le chemin, elle ne le connaissait que trop.
Elle se retrouva devant Sandra. Ou sa tombe. Elle aurait voulu l'engueuler, la blâmer, mais elle n'en avait pas la force. Alors, elle chuchota.
-Pourquoi ? Pourquoi est-tu parti ? Tu m'as laissée seule...
Elle s'arrêta, et s'allonga sur la tombe en pleurant à chaudes larmes.
Elle sentit le sommeil l'emporter, ou peut-être s'évanouissait-elle. Surement à cause des médicament qu'elle a trouver et avaler avant de venir. Elle sentait encore les rayons chauds du soleil la caresser. Ou peut-être dort-elle, ceci était surement un rêve. Elle entre-ouvre les yeux, et il lui semble qu'elle voit Sandra, debout à côté d'elle, ses cheveux bruns et ondulés volant au vent.
Je deviens folle, se dit-elle.
C'est la dernière chose qu'elle pense et le néant l'entoure, la submerge. Elle ne pense plus, ne bouge plus.
...
Le soleil n'était plus là, elle sentait même un léger vent froid. Combien de temps s'était écoulé ? Était-elle morte ?
-Chloé ! Réveille toi.
Elle sentit Milko la secouer.
-S'il te plait...
Il lui caressa les cheveux.
Elle entrouvrit les yeux et aperçu son visage doux.
-Je t'aime...
Elle sourit.
-J'ai vu Sandra, dit-elle. Elle m'a souris.
-Non, Sandra est m...
-Chut...
Elle posa un doigt sur sa bouche.
-Tait toi, c'est un rêve, je fait ce que je veux. Je veux que tu me dise que tu m'aimes, tu le fais. Je te dit que j'ai vu Sandra, tu me dis que c'est vrai, OK.
-Chloé...
-Bonne nuit, Milko.
- Séparation. -1- - Catégorie triste - Lu 124 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
« Finalement, il n'y a rien de plus poétique que la pluie qui tombe sur la ville. On pense au poème de Verlaine. « Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville. ». C'est pour ça que la pluie me rend toujours triste et mélancolique. »
Julia regardait la pluie couler sur la vitre de sa chambre, assise sur un pouf. Son frère la regardait sans rien dire, mais un petit rire lui échappa.
« Pourquoi ris-tu ? Tu te moques ?
-Non, voyons. »
Il était toujours distant avec elle, il se tenait à l'autre bout de la salle. Damien et Julia pouvaient passer des heures ensemble sans se dire un mot, juste pour être tout les deux.
Souvent, Julia se mettait à pleurer en silence. Alors, il s'approchait d'elle et la prenait dans ses bras, et ensemble, sans un mot, ils visionnaient intérieurement certains souvenirs, des bons, des mauvais, et toute les choses dont ils ne se souvenaient pas, mais qu'ils imaginaient et idéalisaient. Serrés l'un contre l'autre, ils se soutenaient.
Ce soir, Julia avait décidé de ne pas pleurer. Elle regardait toujours les gouttes, un recueil de poésie à la main. « Poèmes à Lou » d'Apollinaire. « Avec toute ta poésie, tu va te rendre folle. » disais souvent Damien.
Mais elle ne lâchait jamais ses recueil, elle en avait toujours un sous le coude et elle se laissait emporter par les vers.
« Johanna arrive. »
Damien n'avait jamais su comment Julia pouvait reconnaître le bruit de la voiture de leur mère d'accueil.
Ils l'entendirent poser ses clé sur la petite table qui se trouve à l'entrée, fermer la porte avec un peu trop de force, poser ses sacs de course sur la table de la cuisine et monter les escalier. Elle entra d'abord dans la chambre de Damien mais, constatant qu'ils n'y étaient pas, elle vint dans la chambre de Julia. Cette dernière avait presque arrêter de respirer rien que pour entendre les gestes de Johanna.
Quand elle les vis, assis, l'attendant, elle souris. Elle s'approcha d'eux et, un par un, elle les enlaça légèrement en leur faisant une bise. Le tout sans un mot.
Puis, elle souffla :
« Paul ne sera pas là ce soir. »
Julia avait bien vu la tristesse dans son regard quand elle annonça l'absence de son mari. Puis elle ajouta, plus enjouée.
« On mange des lasagnes ! »
Les jumeaux l'acclamèrent, et elle partit à la cuisine. Julia l'écouta descendre les escaliers, puis elle entendis un sanglot retenu, puis un soupir.
« Pauvre Jo'... »
Damien s'était concentré sur l'écran noir de la télé. Il prit un stylo qui traînait et se mit à lui faire faire des tours. Un, deux. Il le reposa, agacé.
« Ça va pas Damien ?
-Non...
-Pourquoi ?
-Pour rien... »
Elle compris qu'il lui cachait quelque chose.
« Tu sais des choses que je ne sais pas. »
Comme ce n'était pas une question, il ne répondis pas. Il baissa la tête et regarda ses chaussures.
« Allez, dit moi !
-Non. Je ne sais rien.
-Tu ment... »
Il soupira, releva la tête et la regarda droit dans les yeux.
« Il se pourrait que Paul & Jo' se séparent...
-Non ! Tu dis n'importe quoi ! hurla-t-elle. »
Il se leva.
« Je vais me doucher. »
Julia le regarda partir en sentant les larmes monter à ses yeux.
« Merde ! J'avais dit que je pleurait pas ce soir ! »
Elle se concentra sur la pluie qui continuait à tomber. Mais cela la laissait indifférente maintenant. Quelle importance ? Plus rien n'a d'importance. Si Johanna et Paul se séparent, Johanna ne pourra plus les assumer financièrement, et elle n'aura plus leur garde. Trouver une famille qui soit capable de s'occuper des deux ados de quinze ans est très difficile.
Julia laissa tomber son recueil et le regarda un instant sur le sol. Puis elle courus vers la salle de bain. Son frère ne se douchait pas, il était tout habillé, assis sur le rebord de la baignoire.
« Non... Tu pleure ? Ce n'est pas possible.
-Non, je ne pleure pas, dit-il en s'essuyant la joue. Tu veux quoi ? »
Elle s'assit à côté de lui.
« Si... Si ils se séparent, et que Jo' ne peut plus s'occuper de nous... Est-ce qu'on sera séparés ?
-Non, je te promet que non.
-Promis ?
-Promis, juré, craché.
-Merci, dit-elle soulagée. »
Et elle partis. Elle entendis la douche s'allumer. Pourtant, elle n'était pas vraiment sûre de ce qu'affirmait son frère. Reprenant son livre, elle s'allongea sur son lit. Elle posa le recueil sur sa poitrine et regarda le plafond de lambris. Et si elle partait et qu'elle ne revoyait jamais ce plafond ? Ni aucune partie de cette maison ? Tout lui manquerai, c'est sur. L'odeur des gaufres de Johanna dès le réveil, la pomme de douche qui fuit depuis toujours, les escaliers qui grince doucement, les murs blancs du couloirs, les murs colorés de sa chambre, son lit, son tapis sur lequel elle s'allongeait pour penser, les rideaux que son chat mangeait, son chat aussi, la grande bibliothèque de Johanna remplie de livre magnifiques, les vêtements et les bijoux de Johanna qu'elle lui piquait, l'odeur de l'encens en rentrant du lycée, le goût des câlins de Johanna... Tout lui manquerait, rien ne sera jamais aussi bien que cette maison un peu délabrée mais pleine d'amour.
Elle se leva, alla dans la chambre de Johanna et y pris le plus gros pull qu'elle ai trouvé dans son dressing. Il avait l'odeur de la lessive de Johanna. Cette odeur lui manquerait aussi. Il ne faisait pas froid, pourtant, on était en novembre, mais elle se mis dedans et alla se blottir sur le tapis dans sa chambre. Les yeux grands ouverts, elle profitait de chaque détails de la pièce. Quand elle eut fini, elle se retourna pour voir l'autre côté. Puis le haut. Elle caressa le tapis.
Johanna entra et sursauta.
« Mais, tu fais quoi ?
-J'ai peur de partir... »
Elle baissa la tête, évitant son regard.
« On mange, souffla-t-elle. »
Julia descendit et se mis à table avec eux. Elle savoura les lasagnes comme si c'était les dernière de sa vie. Personne n'ouvrait la bouche. Gênée, Julia voulut engager la conversation.
« Pourquoi vous êtes tous tri... ?
-Vous avez beaucoup de devoirs pour la rentrée ? demanda Johanna pour l'empêcher de continuer.
-Non, pas trop. Un livre à lire, que Julia a déjà lu trois fois, et un DM de math... Et des petits devoirs qu'on a déjà fait, répondis Damien
-Tant mieux, il se peut qu'on n'est pas beaucoup de temps, marmonna-t-elle. »
Julia lui jeta un regard interrogateur inquiet qu'elle évita immédiatement.
« Tu te figure que je suis assez stupide pour ne rien remarquer, tu crois que je ne vois pas qu'il se passe quelque chose ? Ça rime à quoi de me le cacher ? Vous le savez tous les deux. »
Damien secoua la tête et les mains pour montrer son innocence et Julia se tourna donc vers Johanna.
« Je... Non, je ne sais pas ce qui va se passer, mais ça va être difficile... se défendit-elle. »
Julia s'enfonça dans son assiette.
« Tu sais, Jo', j'ai eu du mal à prendre mes repère, je suis restée longtemps paumée. Maintenant, j'ai trouver ma place, je ne veux pas qu'on me l'enlève.
-Je suis désolée, ne t'inquiète pas, tout va bien se passer, je ferais tout mon possible... »
Elle ferma les yeux en soufflant. Elle se dit que, peut-être, quand elle les ouvrirait, tout serais différent. Puis elle les rouvrit, et elle les vit. Ils étaient comme avant, la fixant. Rien avait changé. Il savait tous ce qui allait se passer sans vouloir le lui dire. Pourtant, elle le savais aussi.
« J'ai plus faim. »
Elle s'apprêta à ranger son assiette, mais Johanna l'en empêcha et lui fit signe qu'elle pouvait partir.
A chaque pas qu'elle faisait en partant, Julia observait tout, ses sens en éveil, elle ne voulait rien rater. Elle passa la porte de la cuisine et passa sa main sur le bois en fermant les yeux, pour garder à jamais cette sensation. Elle regarda l'escalier qui s'étendait devant elle, elle le parcouru des yeux en décidant de le monter les yeux fermés. A chaque marches, elle profitait du léger grincement. Et elle les comptait. 26. Arrivée au bout, elle regarda toute les portes du couloirs. Il y en avait cinq. La salle de bain, les trois chambres et un placard. Elle se rendit compte qu'elle ne s'était jamais cachée dans ce placard.
Elle caressa la porte avant de l'ouvrir, et se glissa à l'intérieur. Il n'y avait que l'aspirateur à sa gauche, et quelques jeux de société sur une étagère au dessus de sa tête. Elle respira un long moment, puis se rendis compte qu'il y avait une odeur d'humidité et de poussière mélangés, très désagréable.
Quand elle se décida à sortir, Damien passait justement dans le couloir.
« Que faisais-tu là ?
-Savait-tu qu'il y a 26 marches à notre escalier, que le placard est humide et poussiéreux, qu'il y a cinq portes dans le couloir ? Non, tu ne le sais pas. Et pourquoi ? Parce qu'il suffit de savoir qu'on va partir pour se rendre compte de tout les détails qui font un endroit aussi parfait. »
Il la dévisagea, toujours aussi distant. Elle haussa les épaules face à ce silence, et se dit encore une fois qu'ils ne seront jamais plus proches que quand ils seront séparés. Elle entra dans sa chambre et se glissa dans son lit en humant l'odeur douce de la maison. Elle n'avait jamais remarquer que la maison avait une odeur. Ses yeux ne purent retenir les larmes, et elle pleura.
Damien entra et, sans poser de question, il se glissa dans le lit avec elle et la pris dans ses bras. Elle profita de ce moment. Le parfum de son frère, ses cheveux bouclés qui lui caressait le visage, ses murmures.
« Je te jure, je te promet... Jamais, jamais...
-Tait-toi, chuchota-t-elle, de toute manière je ne te croit. Autant profiter de ce silence dont on a l'habitude tout les deux. Quoique non. Parles moi, ne t'arrête pas, je veux profiter de ta voix. Mais ne me dit pas de tels mensonges. Raconte moi l'histoire que Maman nous a lu un soir quand nos étions petits. Tu sais, celle ou la petite souris a perdu sa maman. A l'époque, je ne comprenais pas comment on pouvais perdre une maman. Une Maman, ça ne se perd pas, ce n'est pas comme des clés, ou des choses futile que l'on perd tout le temps. Maintenant, je comprend.
-C'est l'histoire d'une petite souris, qui avait une maman et un papa qu'elle aimait fort. Un jour, la petite souris partis jouer chez sa meilleure amie. Elles se sont très bien amusé. Mais quand la petite souris est rentrer à sa maison, sa Maman souris n'y était plus.
-Non ! Arrêtes toi là, la souris n'a jamais perdu sa maman.
-Puis son père la regarda étonné et lui dit, non regarde, elle est dans la cuisine... »
Ils pleuraient à présent tous les deux, en silence. Damien ne pleurait jamais, pourtant. Et là, ils savaient tout les deux qu'ils allaient être séparés. Ils s'en doutaient, malgré tout les efforts de Johanna pour le leur cacher.
Elle n'avait pas remarqué qu'elle s'était endormie, mais le lendemain matin, les rayons du soleil s'infiltrèrent dans la pièce. Elle entendit le souffle de Damien près de son oreille, et celui de Johanna plus loin. Elle les écoutèrent dormir un petit moment, puis elle se leva pour profiter de chaque coin de la maison. Il était sept heures. La cuisine était vide, elle avait pourtant l'habitude d'y voir Johanna dès la première heure. Tout était à sa place. Il y avait quatre chaises autour de la table, alors qu'il ne suffirait bientôt que d'une. Le panier de fruit était toujours au milieu de la table. La pièce était parfaitement rangée.
Un lettre était posée sur la table, et la curiosité l'obligea à la lire.
« Mme Camelle,
J'ai le regret de vous annoncer que, suite à votre jugement du 26 octobre... »
Julia s'arrêta là. Elle savais ce qui allait suivre, et ne voulais pas le lire, ça aurait parut trop vrai. Johanna ne leur avait pas dit qu'elle avait été jugée ce jour là, et cela concernait sans aucun doute leur garde.
Elle s'assit sur une chaise, face à la porte. Et les larmes coulèrent encore.
Quand Damien arriva, suivi de Johanna, elle était encore dans cet état. Les yeux de leur mère d'accueil passèrent de la lettre à Julia, et elle comprit. Contrairement à Damien qui était perdu. Johanna pleura à son tour en murmurant des excuses et Damien comprit.
« Ne vous inquiétez pas, vous serez dans une famille d'accueil géniale...
-Tous les deux ? demanda Damien.
-Il se peu que...
-OK. »
Ça paraît moins vrai quand ce n'est pas prononcé. Pourtant, ça pèse sur le cœur de la famille qui sera séparée. Tous les trois enlacés dans la cuisine, profitant chacun l'un des autres, il formait un tableau très étrange. Aucun d'eux ne voulait pleurer maintenant. Ils voulaient profiter du peu de temps qu'il leur restait ensemble.
Un pique nique et une balade dans le grand parc, des tonnes de photos à développer en trois exemplaire, des vidéos. Malgré leur tristesse, ils s'amusèrent. Aucun d'eux ne voulait se quitter sur des pleures, ils voulaient être heureux pendant ces trois jours.
Mais à la fin, la phrase les ramena à la réalité.
« Il est temps de préparer vos affaires. »Votre texte ici