Date d'inscription : Le 20/11/2008 à 14:21:32 Dernière connexion : Le 26/06/2010 à 12:34:03 Nombre de nouvelles écrites : 40 Nombres de commentaires écrits : 50
Description
Joe - 16 ans - Bac L
Il a bien plus que de simples mots.
Ce ne sont pas de vulgaires paroles lancer ainsi dans le vague ;
C'est mon âme que vous déchiffrez lettre après lettre.
Je suis instable, je suis paradoxale ; Je suis fille ;)
Pour mon plus grand malheur, je suis incapable de finir ce
que je commence. Voyez-vous, j'ai jusqu'à présent écrit - bien
qu'écrire soit, pour le moment encore, un bien grand
mot - trois romans :
- Libre et vous... ?
- Illusoirement tienne.
- La fugitive de l'ombre.
Et pourtant... Pourtant aucuns de ces trois romans n'ont survécus
au haut de là du chapitre 10. Ça me tue de savoir qu'à presque 17
ans, je n'ai même pas encore la fierté de faire lire une de mes
histoires à ma mère.
- La pièce blanche - Catégorie divers - Lu 362 fois - Moyenne des votes : 7.00 (Nombre de vote : 1)
J’étais assise à même le sol, il faisait froid. Je ne savais pas très bien où je me trouvais. Pourtant j’avais la vague impression d’être observée. Je ne portais qu’une fine chemise de nuit vert anis et semblais incapable de réfléchir. J’étais seule et perdue. Tout était de blanc, la pièce, où je me trouvais, était petite et d’un blanc aveuglant. Telle une minuscule prison de glace. Car, en effet, aucune issue n’était possible, dotée de quatre murs, d’un sol et d’un plafond, la pièce –ou dirais je la chambre– qui m’entourait n’avait ni fenêtre, ni porte. Je me sentais petite, impuissante et oppressée. Je pouvais frapper les murs de toute ma force, hurler mon désespoir, pleurer à m’en faire douleur, il ne se passait rien. J’étais définitivement seule. Un calme à rendre fou régnait tout autour de moi. La peur montait doucement jusqu’à mon cerveau. Où étais-je ? Que fais-je là ? Qui m’y avait emmenée ? Furieuse et anéantie, je cessais de bouger, de pleurer, de réfléchir, de respirer...
Un long bip sonore emplit la salle de repos où se trouvait le Docteur Huss. Inquiet, l’homme leva la tête et dirigea son regard vers le tableau d’affichage. Le clignotant lumineux de la chambre 215 s’allumait et s’éteignait frénétiquement. Sa couleur était bleue. Instinctivement, le jeune docteur reconnue le code d’alarme numéro trois. La personne dans la chambre 215 à l’hôpital central de Berlin, actuellement dans le coma depuis quatre mois, avait cessé de respirer. Le docteur Huss déclancha l’alarme et se rendit dans la chambre, en toute vitesse.
Je suffoquais. Il fallait que je respire encore une fois. Juste une dernière fois. Je voulus ouvrir les yeux, mais refusais de revoir ce blanc puissant qui semblait me narguer. J’allais hurler à l’aide quand j’entendis des voix, beaucoup de voix, puis des bruits. Je me sentis encore une fois observée à mon insue. Mon corps fut prit de spasmes puissants. Je me sentis touchée, bougée... Je ne comprenais pas du tout ce qui pouvait bien m’arriver. Une voix d’homme emplit mes oreilles. Douce, caline et rassurante. Je ne pouvais distinguer ce qu’elle disait. Mais l’entendre me suffisait amplement. Je recouvrais doucement mon calme, bercée par la voix. La pièce n’était plus blanche, mais devenait peu à peu flou. Je distinguais des formes, des silhouettes, j’entendais des sons, des bruits, des voix. J’étais consciente de mon environnement.
- Elle revient à elle, hurla la voix, vite aidez-là à se relever avant qu’elle ne suffoque !
On m’assit, j’allais retomber quand je sentis des mains fermes me retenir. Ma vue s’ajustait de minute en minute. Bientôt je fus capable de voir, de parler et de comprendre. J’étais dans une chambre bleue ciel, dans un lit aux draps rêches et entourée d’un nombre indéterminable de personnes en blouse blanche. J’avais été dans le coma durant quatre mois après un accident de voiture en me rendant à mon travail et je venais de me réveiller dans ma chambre. La pièce où je me trouvais peu de temps avant n’était que l’image que se faisait mon esprit du coma.
Comme la nuit est une promesse
Je me suis mise à compter ses lumières
Une à une, avec tant de tendresse
Que je n'en pleurerais pas comme hier.
Comme ton regard innocent
Me parcourait si rêveur
Qu'encore je frissonnerais mille ans
Qu'importe ma dernière heure
Comme je cessais de respirer sous tes caresses
Tu n'as qu'amplifié ta douceur
J'en ai regretté ta gentillesse
Jusqu'à m'en faire douleur.
Comme une fine larme courait sur ta douce joue
D'un revers de main je l'ai chassé vers d'autres cieux
Loin de tous
Pour qu'à jamais tu ailles mieux.
Comme un papillon s'envole d'une fleur
Tu as quitté ma vie sans mot
J'entends encore le son de ton rire moqueur
Nous rêverons-nous là haut ?
Refrain ( Bis )
Doucement, doucement, doucement
J'ai vu tes beaux yeux se fermés
J'ai crus en la promesse de ton étoile
Avec l'espoir qu'un jour ton sourire me reviendrait
Aussi beau qu'à notre départ
Doucement, doucement, doucement
Il fallait que j’avance coûte que coûte. Dans le noir. Il en allait de ma vie. C’est à pas de loup que je m’engouffrai dans la ruelle juste en face de son immeuble. La pénombre s’était soudainement rabattue sur la ville il y a une demi heure de çà. Mais qu’importe. J’étais belle et bien là. Aucun retour en arrière ne m’était autorisé. Pas ce soir, non. Le mot « impossible » résonnait lugubrement dans ma tête, tandis que je comptai frénétiquement mes pas. Je le sentais tout autour de moi. Le danger. Comme un loup affamé, il rôde autour de sa proie, jusqu'à l'en rendre folle et l'attaque enfin, lâchement...
Le souffle court mais emplit d’une sourde détermination je continuai mon ascension.
Je l’avais épié, des jours durant, attendant patiemment qu’il daigne enfin pointer le bout de son nez hors de chez lui. Il avait été long, en effet.
Je savais qu’il avait quitté son immeuble depuis cinq minutes. Je n’étais donc pas très loin derrière lui. Le moindre faux mouvement, le moindre bruit de trop. Et s’en était finit. Pour lui comme pour moi. Plus aucun bruit ne s’échappait de la ville endormie. On aurait pu croire qu’on avait arrêté le temps, juste pour moi, rien que pour moi et ma « mission ». Un sourire béa déforma mes lèvres alors que j’entendis non loin devant moi, un bruit de talons, frappant frénétiquement le sol mouillé.
Non de Dieu ! Il court ! Il m’a entendu.
Le cerveau en ébullition, je hâtai aussi le pas. Il fallait que je le rattrape. Il m’était strictement interdit de le perdre. C’était mon dernier jour. Ma dernière chance. Dure, dure comme métier.
J’avalai ma salive, inhalai goulûment une bouffée d’air et piquai un petit sprint.
Bientôt, je me retrouvai dans son dos. Sa respiration était saccadée. Tout comme la mienne d’ailleurs. Etait-il conscient que c’était finit ? Que le bout du chemin arrivait ? Qu’il vivait sa dernière heure ?
Je glissai ma main droite dans mon dos, juste sous la ceinture et attrapa quelque chose de froid. Mais qui me brûlait la peau du dos tant il me pesait. Doucement je le plaçai devant moi. Dans son dos, entre ses deux omoplates.
Je l’entendis retenir son souffle. Bien. Que j’aime les entendre paniquer. Les voir défaillir de peur. Les sentir mourir d’impatiente avant qu’on en finisse. J’enclenchai le chien de mon arme. Plaçai l’index sur la gâchette et compta jusqu’à trois.
- Un dernier mot ? Demandai-je hypocritement, juste pour le faire piaffer un peu plus d’impatience.
Silence. Un ange passa, l’ange noir des ténèbres, peut-être...
- Qui vous a engagé ? Souffla t-il d’une voie rauque, où perçait la peur d’une fin douloureuse.
Un rire sans émotion s’échappa d’entre mes lèvres. Je pressai un peu plus la gâchette et dit :
- Le diable en personne, vieux !
Le bruit résonna dans mes oreilles quelques minutes. Fort. Puissant. Et si doux à entendre. Le corps s’affala de tout son long en avant. Une tache écarlate s’agrandissait à vue d’oeil sur son t-shirt blanc. Je souris de plus belle.
Moi, Lizy MacKen, tueuse à gage depuis l’âge de treize ans, vient d’abattre le fils du président, sous les ordres de Lucifer, mon seul et unique maître.
- Moi, la gargouille... - Catégorie fantastique - Lu 221 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Le ciel était bleu et sans impureté. Les nuages devaient me fuir, Moi… J’avançai doucement, pour n’effrayer aucun oiseau sur mon passage. L’air était pur et frai. Le soleil brillait haut dans cet océan azur, fier et puissant. Sa chaleur sur ma peau me faisait frissonner à chaque mouvement. J’aimai cette sensation, loin d’être nouvelle. Sentir les rayons du soleil caresser ma peau, réchauffer mes mains et assombrir chaque parcelle de mon corps. Le vent fouettait mon visage, faisant rougir mes joues, s’engouffrant dans mes cheveux d’ébène, les faisant voler au dessus de mon dos. Mes ailes battaient le vide pour accélérer, encore et toujours. J’aimais la vitesse et découvrir mille et un lieu sans limite de vitesse. J’aimais l'adrénaline que cela m’apportait et me sentir libre. J’aimais hurler mon bonheur tout en frôlant les deux cent, sans que qui conque ne puisse m’entendre. Il m’arrivait par fois de faire la course avec des oies qui volaient vers le sud, d’embêter les cigognes et autre. Je rigolai tout seul de temps à autre, j’emmenais avec moi Lily Rose, ma meilleure amie humaine. Elle n’aimait pas trop se genre d’expérience, mais me le demander quand même ; pour me faire plaisir. Je l’a tenais pas la taille, la collais à mon torse et j’enfonçais mon nez dans ses cheveux roux. J’aimais leur odeur douce pourtant si forte.
Moi, je suis ce qu’on appelle une gargouille. Mi oiseau, mi humain le jour, et statut de marbre la nuit. Je ne dormais pas, ne mangeais pas, ne buvais pas, je ne faisais que voler, encore plus chaque jour. Et mon prénom est Nairod.
J’allais aux quatre coins du monde, mais revenais toujours au soleil couchant, me percher sur le toit de l’immeuble de Lily Rose. J’avais emmené Lily à Paris, à Berlin, nous étions allés à Tokyo et même à Vienne. Nous étions allés nous percher sur la Statue de la Liberté, je l’avais emmené manger au restaurant de la Tour Effel, sans avoir besoin de nous fatiguer à monter les sempiternels escaliers.
Là, je volais vers l’Afrique. Sans trop savoir pourquoi d’ailleurs. Je surplombais l’océan Atlantique, l’eau était belle, des dauphins suivaient mon ascension. Je volais assez haut, pour savoir que ce n’était pas moi qu’ils suivaient, sans doute un bateau de plaisance. Lily n’avait pas voulu m’accompagner. Elle travaillait aujourd’hui. Je pensai à elle, lorsque je croisai quelque chose d’étrange. Putain de Non de Dieu ! Mais… Mais ça vole, ça a des ailes blanches, plus petites que les miennes mais plus souple, des mains et des jambes, comme moi… N’étais-je pas le dernier de mon espèce ? M’étais-je trompé ? Etais-ce une bonne nouvelle ? De jolis cheveux blonds oscillaient dans le vent, ils étaient tout juste plus long que les miens. C’était une femelle. A trois mètres, tout au plus, de moi, elle se stoppa, figée. Un sourire fendit ses lèvres et son regard s’illumina soudainement. Elle vrilla ses yeux marron aux miens. Je ne pu plus faire le moindre mouvement. Dieu, qu’elle était belle. Non, non ! Lily Rose était belle, elle. C’était elle que j’aimais. Non d’un Chien ! Mais bien sûr j’aimais Lily Rose MackLéonne. Bien sur... C'était elle, la bonne.
J’allai rentrer chez moi, en Amérique. J’allai implorer l’aide d’Oktopus – Notre Dieu. Je voulais renoncer à mes à mes ailes, et offrir à Lily mon amour, mon âme et mon corps.
Je dévisageai l’inconnue une dernière fois, et reparti à tire d’aile en direction de mon bonheur. Lily Rose était tout ce dont j’avais besoin. Je deviendrai le plus humain d’humain pour elle. Je renoncerai à mon immortalité, pour passer ma futur vie de mortel à ses côtés. Ma Lily.
/!\ Normalement, une gargouille est statue la nuit et vit le jour.
- Par pitié, simple pitié. - Catégorie triste - Lu 180 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Plus haut sont nos sentiments,
Plus brusque sera notre chute,
Nous sommes bien, heureuse et comblée,
Mais par-dessus tout, amoureuse,
Puis soudain tout se dissipe,
Comme le fait la brume au soleil levant.
Là, juste sous ta poitrine
Se trouve une petite chose qui bat,
C'est elle qui saigne, qui hurle,
C'est elle qui se laisse mourir,
Enfermée dans sa prison de chaire.
L'air la fuit, le sang l'évite,
Et le noir l'emporte.
La dérive est son seul avenir,
Sans les battements de coeur aimé.
Et lui, cet être aimé,
Souffre t-il ? Pleure t-il ? Oubli t-il ?
Craque t-il, comme le font tes paupières
Débordantes de larmes ?
Et ce coeur inconsolable,
Si lourd au creux de toi,
Que vas-tu en faire ?
Seras-tu assez forte pour le soutenir
Malgré les souvenirs ?
On vous laisse y croire,
On espère si fort,
Qu'au fond on oubli tous une fois,
Qu'à la fin, ça fait mal telle une brûlure.
Ton sourire se fige et se fane.
Tes yeux cessent d'exprimer,
Ta tête se baisse d'elle-même
Sous le poids de la peine,
Ton ventre se tord, prit de nausées,
Prêt a craché toute sa rage.
C'est comme si l'on vous opérait
San anesthésie.
On vous ouvre le corps et l'âme,
C'est ton sang qui coule et tes larmes qui tombent.
C'est telle déchirure.
On entend presque ce craquement sonore
Sous votre peau.
C'est toi et toi seul qui souffre.
L'autre n'est là que pour te tenir la main,
Par pitié, simple pitié.
- Vit pour elle. - Catégorie poesie - Lu 237 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Tends lui la main quand elle en a besoin .
Souris lui et remonte lui moral .
Donnes lui ton coeur, il est en sûreté .
Vends lui ton âme, tu ne le regretteras pas .
Offre lui ton souffle, elle en vaut la peine .
Laisse la devenir ton soleil, il ne pleuvra jamais .
Rends la heureuse, ne la laisse jamais pleuré, oblige la à rire .
Rends lui la vie aussi belle qu'une fleur .
C'est une personne exceptionnelle, au coeur d'ange et au sourire ravageur .
À l'intelligence bien caché et curieuse de vivre .
Efface sa peine d'une revers de main .
Prouve lui qu'elle est quelqu'un de bien .
Ouvres lui les porte de paradis .
Fait la avancé dans sa vie, comme sur un chemin de soie .
Soit fière d'être son amie .
Rappelle lui qu'elle est tout pour toi .
Qu'il n'y a qu'elle .
Que parmi toutes les autres, elle est et serra toujours ta préférée .
Interdis lui le malheur .
Protège la comme ta propre vie .
Fait lui vivre le plus beau .
Montres lui que chez elle, rien n'est éphémère .
Ouvres lui les yeux devant les problèmes .
Ne la laisse jamais voir en noir, toujours en rose .
Vit pour la faire rire .
Respire pour l'aimer .
Chasse ses nuages de son ciel .
Fait lui vivre le meilleur du meilleur .
Ne perds jamais une minute sans elle .
N'oublie jamais son regard .
Et fais lui aimé la vie comme elle aime le chocolat .
- L'horreur d'une guerre. - Catégorie historique - Lu 405 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Explication : Cette lettre est en réalitée la suite d'un extré de ' A L'Ouest rien de nouveau " de Erich Maria Remarque. Cette oeuvre est bien de ma plume.
Petit résumer de l'extré : Paul Baümer, jeune soldat allemand, vient de poignarder un soldat français qui s'était réfugié dans le même trou que lui. Il tente de le soigner et reste auprès de lui plusieurs heures, le temps de son agonie. Mais la mort survient, et honteux de lui même, Paul décide d'écrire à la femme du mort.
Et enfin, ma lettre :
Chère madame,
Comment commencer ? Par un simple « bonjour » ? Ou bien dois-je directement vous annoncer que cette lettre est celle d’un meurtrier ? Ma tête bourdonne et mes mains tremblent, tandis que je m’efforce à vous écrire, chère madame. Je ne connais ni votre nom, ni votre âge, en réalité je ne connais de vous que votre visage. Plusieurs fois j’ai entendu Yann murmurer un prénom : Lily Rose. Serait-ce le votre ? Si oui, mes compliments. La blancheur de votre peau et la cascade brune de vos cheveux correspondent parfaitement à un prénom aussi mélodieux. Yann m’a montré – sans le vouloir – l’un de vos portraits. Vous êtes une femme ravissante, cet homme a réellement eut de la chance de vous avoir à ses côtés. J’ai tant mal au cœur... Je sais qu’au fond, je souffrirais toujours. Je mérite mille fois cette douleur, en réalité je mérite bien plus. Ma place est en enfer pourtant je suis toujours là, une plume à la main, une feuille chiffonnée sur les genoux et mes seules larmes pour évacuer ma rage. Je me hais, je me dégoûte. La guerre me dégoûte, mon pays me dégoûte, ma nation et mon Maître me dégoûtent. Je n’ai plus la force de combatte un pays aussi semblable au mien. Yann aurait pu être mon frère, mon cousin, mon ami. Tous ces hommes qui meurent auraient pu être de ma famille, nous nous ressemblons tant. Grands et petits, maigres et gros, blonds et bruns, noirs et roux. Nous sommes tous là, à nous entretuer pour une cause immorale. C’est la peur qui nous tenaille et l’envie de vivre qui nous fait avancer. L’on réalise l’horreur de nos gestes qu’une fois le sang versé.
Ma chère madame, j’ai tué. De mes mains et de mon arme, j’ai tué. Tué celui-ci que vous aimiez. J’ai tué un fils, un frère, un mari, un père, un ami. J’ai tué un oncle, peut-être même un grand-père. J’ai le sang de votre amour sur les mains, et je ne parviendrais jamais à m’en laver. J’assume mon acte, je le regrette amèrement et profondément. Je devrais être celui-ci qu’on enterre en ce moment. Je voudrais tant vous rendre votre mari, redonner à votre fille un père. Il ne méritait pas ça, pourtant c’était son existence ou la mienne. Lâchement je l’ai poignardé, j’aurais tant voulu que ce soit ma vie, et non la sienne. Mon Dieu ! Pardonnez-moi... Sachez une chose, ma chère madame, Yann n’a pas été seul durant les dernières heures de sa vie. J’étais là, juste à côté de lui, devinant ses questions et ses prières muettes. Il vous réclamait sans cesse, je dirais plutôt qu’il bredouillait des phrases inintelligibles où il mentionnait une Lily Rose, c’est ainsi que j’en ai déduits qu’il s’agissait de vous. J’espère sincèrement ne pas m’être trompé. La mort l’a emporté des heures plus tard. Je revois encore son regard posé sur moi, une lueur de peur l’illuminait chaque seconde. D’une simple phrase j’aurais voulu l’effacer, pourtant aucun mot ne l’a calmer.
Le matin lorsque je parviens à ouvrir les yeux et que je vois ces champs dévastés, ces corps mutilés, empilés les uns sur les autres. Quand je vois cet homme qui pleure sa famille et ce gamin qui se croit fort mais qui, pourtant, ne connaît encore rien à la vie. Quand mes yeux se posent sur le champ de bataille, je n’y vois rien d’autre que notre mort futur. Les trous creusés par les bombes seront nos tombes, cette terre infestée d’os, de sang et de chair, sera bientôt notre seule maison. Nous mourrons tous, moi le premier. Je ne toucherais plus jamais à mon arme, je me lèverais, marcherais droit devant moi, garderais les yeux ouverts et ne prierais pas. Je ne veux pas aller au paradis, j’offre ma place à Yann, votre mari. J’attendrais la balle qui me tuera. Je n’aurais pas peur. Je mourrais pour avoir tué votre bel amour. Mon sang se déversera sans que personne ne l’en empêche. Je ne pleurerais pas, je ne gémirais pas, je souffrirais en silence.
Mon mal de tête s’amplifie à mesure que je trace ces mots sur ce papier. Je ne veux plus sortir de ma tranchée, pour affronter ce monde cruel et sans pitié. Je préfère rester là, terré dans mon trou encore un moment. Le temps de finir mes quelques mots, puis j’offrirais mon corps à votre nation. Mes mots ne suffisent pas à traduire ma peine, ma tristesse, ma rage, mon horreur de moi-même. J’ai une dernière question :
Comment m’excuser ? Comment me faire pardonner ? En vous offrant ma vie ? Vous n’avez pas même à le demander. J’écrirais à ma sœur, tout lui sera expliqué. Je lui demanderais de changer mon testament, tout vous sera donné. Votre fille ira dans les plus grandes écoles. Vous n’aurez plus à travailler. Vous ne manquerez plus jamais de rien. Si vous voulez plus, de l’aide, une écoute, écrivez à ma sœur. Je vous communique ci-après son adresse. Je vous dois au moins ça. Si je n’avais pas pris la vie de votre mari, il aurait fait la même chose. J’en suis sûr. A présent, je vais poser ma plume, plier cette lettre et vous l’envoyer. Je vous demande mille fois pardon.
- Poème inconnu... - Catégorie poesie - Lu 122 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Je voulais garder ton sourire,
Figer dans mon éternité,
Pour que jamais il ne se fane,
Que tous, un jour, s'en souvienne...
Je voulais immortaliser,
Cette douce lueur dans tes yeux,
La garder jalousement dans ma poche,
En noir et blanc,
Et te savoir toujours avec moi...
Je voulais photographier,
Tous nos bons moments,
Que, plus tard, nous puissions rêves,
Rêvés d'avant, de temps passé,
Que jamais nous ne nous oublions...
Je voulais préserver,
Toutes ces vielles photos,
Jaunies par l'ascension du temps,
Représentant ce que jamais,
Nous ne nous étions avoués...
Pourquoi avoir détruit ce rêve ?
Et emporter avec toi ma seule mémoire.
Je ne souhaitais t'oublier,
Pourtant, doucement, tu t'effaces,
Et tel l'inconnus que tu étais,
Tu t'éloignes de mes pensées...
- La triste fillette - Catégorie autobiographie - Lu 261 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Certains ont des parents et s'en plaignent, d'autres n'en ont pas et en saignent...
L'air était frais. Le monde, plongé dans le noir. Le soleil, couché depuis longtemps déjà. La lune, haute et fière dans le ciel. La ville, éteinte et bizarrement silencieuse. Le vent s'engouffrait dans les arbres des alentours. Les feuilles mortes s'envolaient au loin, les autres berçaient cette fin de journée... Les étoiles brillaient faiblement. La lumière de lampadaires vacillait de temps à autre. Non loin, un hibou s'éveilla et se mit à hurler sa bonne humeur. Le parc était désert. Mais la fillette ne ressentait pas cette solitude.
Ses yeux brillaient au clair de lune et ses habits lui collaient à la peau. Elle avait faim, mais ne voulait partir. Son esprit voguait, haut dans le ciel. Ses pensées vagabondaient çà et là. Concentrée sur les étoiles, ces petites lumières de vie, ses lèvres bougeaient rapidement en une prière muette. Sa poupée contre sa poitrine, elle attendait patiemment.
Ô qu'elle voudrait que son papa redescende de là haut. Qu'elle aimerait lui montrer sa poupée, à ce cher papa. Lui offrir ce dessin, qui depuis déjà années déjà, l'attendait sur son oreiller. Lui voler un dernier baiser et lui chatouiller le ventre, comme elle le faisait bébé. Mais aujourd'hui, elle était grande et attendrait le temps qu'il faudra. Ne lui avions jamais dit qu'un jour elle reverrait son papa là haut ? Au coin de parc, une fine silhouette se dessina : maman ! Les yeux rivaient au cieux, la fillette rejoignit sa mère :
« Ma fille... Tu étais donc là !
- Dis maman... C'est long le chemin des étoiles ? »
- Poème sans titre... - Catégorie poesie - Lu 95 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Bien trop de souffrance,
Dans un monde qui, doucement, sombre,
Devant nos yeux embués par le chagrin,
Beaucoup trop de larmes,
Emplissent nos coeurs déchirés
Trop peu de sourire sur nos lèvres
De plus en plus difficile de survivre
Parmi les nôtres, malgré nos efforts,
Tant besoin de bonheur pour avancer,
Trop de malhonnêteté,
Hante l'esprit de trop d'hommes,
Près à tout pour si peu,
Quand reviendra cette joie de vivre
Dans le regard de nos enfants ?
Aimer, vivre, rire, comprendre, reconnaître,
Tout devient si compliquer.
Aidons-nous,
Avant que le monde ne s'échappe pour de bon,
Emportant avec lui toutes ces âmes perdues.
S'IL VOUS PLAIT, AIDEZ-MOI A TROUVER UN TITRE, JE N'Y PARVINS PAS =S
Dans un de tes élans de tendresse si rare chez toi, ne m'as-tu jamais dis :
- Je voudrais être le seul pour qui, un jour, tu souffrirais. Le seul pour qui, un jour, tu pleurerais. L'unique douleur de ton cœur. Être ton éternelle même dans tes nuits les plus noires.
Des mots sombre et lugubres mais si doux à mon coeur.
Oh mon bel amour, si tu savais combien tes mots sont justes. Combien tu avais raison. Combien cette déchirure en moi me laboure toute entière. Combien ce gouffre dans mon cœur se creuse à mesure que, de mes yeux, coulent mes larmes. Infatigables et lourdes...
Jour et nuit, nuit et jour, tu hantes mes pensées. Tu es mes songes comme mes rêves. Je n'ai, de toi, plus qu'un simple souvenir. Simple image de ton sourire. Un soupire, un rire. Ta chaleur m'a fuit. Ta douceur m'a abandonnée et tes lèvres me manquent. Ta voie susurre mon nom le jour et hurle notre désir la nuit.
Trois années. Si longue et douloureuse. Trois années de solitude et de manque. Et voilà, que d'une simple lettre – dépourvue de tout sentiment –, tu m'annonces ton retour. Retour gagnant pour toi et cauchemardesque pour moi.
Ma belle Charly,
Je t'écris le sourire aux lèvres. Ma seule et unique lettre en trois ans. Suis-je si cruel ? En effet, je le constate aujourd'hui. Je viens d'apprendre qu'on accepte ma mutation. Ma belle Charly, souris-moi, je reviens !
Ton Ewen.
Court et précis. Crois-tu vraiment que mon sourire existe encore ? Il s'est effacé voilà de là trois ans. Il s'est rangé de lui-même dans ta valise et ne m'est plus jamais revenus. Il m'a fuit comme toi. Un goût amer emplit ma bouche et je m'élance dans le couloir à toute vitesse, direction les toilettes.
Au dessus des WC, je laisse mon corps dépérir encore un peu et me relève faiblement. C'est les larmes aux yeux que je rejoins mon lit et le trou béant de mon coeur un peu plus profond. Je soupire et me cache sous ma couette.
Je t'attends Ewen, oh oui je t'attends. Mais vas-tu seulement me reconnaître ? Chaque seconde je t'imaginais sourire à une autre, rire avec une autre, aimer une autre, désirer une autre. Aujourd'hui, tu me reviens, mais à quel prix ?
Aujourd'hui les cours recommencent. Je n'ai aucunement envie d'y retourner. Mais avec ou sans toi, ma vie je la réussirai. J'avance la tête baissée dans la pénombre du matin. De sombres pensées circulent librement dans mon esprit. Je ne parvins ni à les stopper ni à y réfléchir. Je ne n'arrive à retenir qu'une chose.
Aujourd'hui, mon faible cœur va souffrir, car oui – enfin – tu me reviens.
Je marche lentement et ferme les yeux afin de t'imaginer. Debout, sur le pas de ma porte. Un sourire qui n'appartient qu'a toi et les bras écartés dans l'attente d'une étreinte douloureuse et de bienvenue. Et moi, dans l'encadrement de ma porte, luttant férocement contre les larmes.
Comment réussirai-je à te refaire face sans me jetais sur toit, la rage au cœur.
Avec la seule et tendre idée de te déchiqueter le cœur, le broyer entre mes doigts puis le brûler doucement.
J'inspire profondément en foulant la première marche de mon lycée. Je secoue la tête pour évacué mais lugubres songes. La vie continue...
Un immense soulagement s'empare de moi lorsque enfin je pose le pied en dehors de mon établissement scolaire.
Immédiatement, mon esprit revient vers toi. Reconnaîtras-tu ce corps amaigris ? Ces yeux cernés ? Ces prunelles sans sentiment ni vie ? Me reconnaîtras-tu simplement ?
M'aimes-tu encore ?
Ne t'avises surtout pas à me poser cette question, surtout celle-ci. Tu risques d'être déçu.
Devant chez moi, mon cœur ratte un battement, sursaute et repart au quart du tour. Me laissant vacillante et perdue sur le trottoir.
Ta grande et fière voiture se trouve dans mon allée. D'une main tremblante j'effleure d'une douce caresse la carrosserie de ton Alfa Roméo. En souvenir du bon temps que nous avions passés ensemble à l'arrière, sur la banquette.
Sainte Mère de Dieu ! Dite-moi ce que je dois faire ?
J'hésite entre fuir et entrer comme si tu ne m'avais jamais abandonné, comme si tu n'étais jamais partis, comme si toutes ces fautes n'avaient jamais été tiennes. Comme si ce « toi et moi » existait encore. Mais non, tout cela est passé. Tout cela c'est derrière nous, n'est-ce pas ?
Je titube jusqu'à l'entrée et dans un élan de force, je pousse la porte. Celle-ci s'ouvre en grinçant et devant moi se dessine ta silhouette. Haute et puissante. Belle et fière.
Nos regards se croisent et mon monde s'écroule. Le sol tangue sous mes pieds et avec le peu de force que je détiens encore en ce jour, je cours m'enfermer dans les toilettes.
Là où je vomis ma salade verte, mes patates soi-disant grillées et mon escalope de dinde. Dire que le lycée ose servir ça à la cantine.
- Charly ! Charly ! Ca ne va pas ?
Va-t-en ! Pars et ne reviens plus... Loin et oublie moi. Laisse moi souffrir seul et tranquille. Laisse moi mourir sans que ton regard ne pèse si lourdement sur moi. Sans que je lise dans tes prunelles cette pitié.
- Charly... gémis-tu.
Je ne réponds pas. Je ne sais même pas si je suis encore capable de produire le moindre son. Ma tête me fait mal et mon ventre se tord douloureusement. Une seconde nausée me prend et je m'abaisse à nouveau au dessus des toilettes. L'odeur me tourne la tête, le goût est horrible. Je me précipite à levier, soucieuse d'estomper cette sensation de vide dans mon abdomen. Je me tiens fébrilement au rebord de levier, patiente jusqu'à ce que la terre ne gravite plus si vite autours de moi.
Tu toques à la porte. Qu'importe, je ne m'y intéresse pas. Tu ne m'intéresses plus ! Du moins, je tente d'y croire. Enfin, lorsque mon mal fut passé, j'abaisse la poignée de porte et ouvrir la porte. Le bleu de tes yeux m'accroche, ne me lâche plus, m'enivre, m'ensorcelle, puis finis par me fuir.
Sans doute ne comprendras-tu jamais le mal que tu m'as fait...
Tu restes planté là, juste devant moi. La nausée revient, plus forte et hargneuse. Mais je n'ai plus rien à rendre, il faudra revenir un autre jour.
Je ne veux pas bouger, je ne veux pas faire un pas, je ne veux pas marcher. Car je sais que pour le moment je suis trop faible. Je ne veux pas m'affaler à tes pieds pour te laisser une chance de jouer les princes charmant et me portait tendrement jusqu'à mon lit afin de m'y garder pour me susurrer des mots doux.
Le son de ta voie me rappelle à la réalité.
- Charly, qu'as-tu ? Tu dois t'allonger !
Je me contente de secouer la tête, ce qui ranime mon mal de tête. Mais j'ai tellement l'habitude de souffrir que je ne m'en inquiète plus. Je souffre réellement quand ce mal en moi me déserte le temps d'un moment. Je souffre seulement à ces instants là, car je n'ai rien pour m'occuper, rien pour m'occuper le cerveau.
- Je vais bien, merci.
Tu souris. Bon Dieu, que tu es beau. Réalises-tu ? Tu devrais être punis pour détenir un tel charisme. Si tu savais comment je me damnerai pour cette beauté naturelle. Tu t'avances vers moi, sans doute espères-tu un baiser. Mais je recule, comme si tu m'avais frapper. En réalité, vois-tu, ta présence si près de moi est comme une baffe, cela revient donc au même que si tu m'avais frappée.
- Je comprends...
Je glousse, un rire hystérique semble t-il. Tu comprends ? Toi, me comprendre ? Et comment cela, comment parviendrais-tu à me comprendre ? Moi-même, je ne me comprends pas. Je suis perdue au beau milieu d'un monde cruel et sans pitié, je cherche un chemin, une issue, une route à suivre, et aujourd'hui tu débarques en criant haut et fort, que tu me comprends ?
Je ne te regarde pas, je fuis ton regard, il est bien trop beau pour moi. Il serrait capable de me brûler vive. Ta main s'avance vers moi cependant j'esquive un mouvement de côté.
Un soupire s'échappe de ta bouche tandis que je tente de reprendre mon équilibre.
- Tu es sûre d'aller bien ? tu demandes. Je ne suis pas convaincu.
Moi non plus. J'inspire et esquisse un premier pas. Pas réussit. Le reste de mon corps suit la cadence sans encombre et je peux enfin me rendre dans la cuisine. Je me prépare un verre d'eau, ne te propose rien et vais m'assoire, les mains sur les genoux, au milieu de mon canapé en cuire blanc. Souvenir d'une mère morte.
Je vois dans ta façon de te tenir que tu n'es pas à l'aise. Et moi donc !
- Que me veux-tu ?
Je n'aurai su faire plus directe. Tu te raidis, et je souris intérieurement. Visiblement tu ne t'attendais pas à un tel accueil de ma part. Et qu'attendais-tu donc ?
Des fleures et des larmes ? Des cris de joie et des embrassades ? Un sourire et nous revoilà ensemble ? Ah ! N'en demande pas trop, mon beau. Qui sème le vent récolte la tempête...
- Je nous veux nous.
- Crois-tu qu'il existe encore ce « nous » ?
- J'espérai...
- Non, n'espère pas.
Tu plantes tes yeux dans les miens et je ne peux m'en défaire. Je reste hypnotisé par l'océan que sont tes yeux. Je m'y noies, y meurt...
Mon souffle s'accélère et les larmes menacent.
- Va-t-en !
- Ah tu crois que j'ai fais tant de chemin pour repartir si vite ?!
Ne t'énerves pas, je suis plus forte que toi à ce jeu, fais-moi confiance. Je me relève, doucement, pour ne pas faire revenir mes étourdissements habituels. Je me place devant toi, mon front arrive à to menton, mais je n'y prête aucune importance. Je lève le menton et m'accroche à ton regard.
- Repart d'où tu viens. Fait tes valises ce soir même et refait la route en sens inverse. Efface de ta mémoire cette visite, profite s'en pour m'effacer moi aussi et refait ta vie !
J'aperçois ta larme, ton unique larme. Je n'ai ni le temps de réagir ni le temps de me débattre que tu imposes à mes lèvres les tiennes.
Mes sens s'affolent. Ton odeur m'enivre. Tes lèvres m'hypnotisent. Je ne suis plus capable de réfléchir, mais ne l'avais-je déjà été en ta présence ?
- J... Mpfhhh...
Tu ne t'arrêtes pas et bizarrement je ne le souhaite pas. Ta langue s'infiltre dans ma bouche sans ma permission mais je laisse faire. Cela me plait et cela m'a tant manqué. J'inspire à fond et me dégage à contre cœur, tes bras entourent alors ma taille, me serrent contre toi.
- Tu m'as tant manquée.
Je t'en supplie, tais-toi ! Tes lèvres reviennent à la charge, ton front se pose sur le mien, tu es obligé de te baisser. Cela me fait rire, ce qui provoque en moi en déclic. Brusquement, je te repousse et me dégage avec force de ton étreinte.
- Non, s'il te plaît...
- Va-t-en ! Je t'ai dis de partir ! Tu n'existes plus pour moi ! Je ne veux plus te voir ! Disparais !
Tu rigoles ! Ah, en plus tu rigoles de moi ? Je ne sens pas ma main partir, je n'entends que le bruit de sussions qu'elle fait lorsqu'elle se décolle de ta joue déjà rouge.
C'est à moi tour de rire, tandis que ton sourire narquois s'efface.
- Ne ris pas de moi... Tu ne t'imagines même pas le mal que tu m'as fais, que tu m'as fais et que tu me feras toujours !
- Le mal ? Je... Je n'ai rien fait !
- Salaud !
- PARDON ?!
Je me retourne, m'enfonce dans le couloir et me dirige vers la porte principale. Je l'ouvre à la voler, attrapa ton sac qui reposait dans le couloir. Le jette. T'hurle de déguerpie. T'esquisse un sublime bras d'honneur, tandis que de ta paume tu m'envois un dernier baiser avant de t'engouffrais dans ton bolide noir et de t'éloigner au loin.
Je flageole sur mes jambes, et refermer doucement la porte. Les larmes aux yeux et le cœur en lambeaux. Je viens de virer hors de chez moi l'homme, le seul, que je n'ai jamais aimé.
Mon Dieu ! Pourquoi m'a-t-on conçus sans logique ? Pourquoi n'ai-je su voir que ma fierté et mon honneur ?
Mon ego en aurait prit un sal coup, mais je t'aurai, toi, à mes côtés cependant.
Allongée dans mon lit, je t'imagine sûr moi, avec moi, en moi. Je t'imagine fougueux et sensible.
Mais tout ceci n'est que songe. Tu ne puis revenir à moi sans détruire entièrement les derniers lambeaux dans mon pauvre cœur.
Je jette les couvertures au-dessus de ma tête et ferme rageusement les points. J'entends alors des voies en dehors de chez moi, juste sous ma fenêtre. J'ai reconnu la tienne. Mais la seconde m'est inconnue.
Je me hisse sur les genoux et jette un bref coup d'oeil à l'extérieur par mon velux. Tu es nonchalamment adossée à sa voiture et discute tranquillement avec... Slay ! Ma seule amie, où du moins celle que j'utilise comme amie et que je rejette quand je n'en vois pas l'utilisée.
Visiblement, elle est énervée, et contre toi. Oh ! Cela devient intéressant, j'ouvre consciencieuse la vitre, en essayant de faire le moins de bruit possible et écoute :
- Que fais-tu là ?!
- Je reviens voir ma copine.
La scène de hier ne lui t'a donc rien n'apprit ? Et je ne suis pas ta copine !
- Ta copine ?! Ah ah ! La blague.
- Je ne sais pas si cette vérité est une blague, mais j'aimerai entrer !
- Ah non ! Tu n'entres pas. Tu ne comprends pas que l'as détruit ? Elle n'a plus jamais été la même depuis ton départ. Le peu de nourriture qu'elle mange, elle le vomit. Elle ne dort pas assez et fait souvent des malaises.
Vas-y, je t'en pris, déballes lui toute ma vie. C'est ton plus grand droit !
- Elle fait cauchemars sur cauchemar. Tu hantes son esprit, la première année elle n'avait que toi sur les lèvres et en tête. Les deux dernières, elle s'est mit en tête que tu n'existais plus. Que dans sa vie tu n'avais été que mirage et tu oses revenir !
J'entends ton rire, si harmonieux et doux.
- Dis-moi, nos affaires sont-elles également les tiennes ? Nous ne formons pas un couple à trois, a ce que je sache. Alors laisse moi passé.
- Non ! Tu ne lui as jamais écris, jamais téléphoner, pas même un minuscule texto. Un abandon ! Moi je t'aurai déjà logé une balle dans le crâne.
Ne t'en fais pas, Slay, j'y songe... J'y songe. Il ne me reste plus qu'à savoir où je pourrai me procurer l'arme et le silencieux.
- Je saurai m'occuper d'elle !
Dégoûtée, je referme ma fenêtre et retourne sous mon édredon. J'en ai assez entendu pour aujourd'hui.
Ce n'est même plus de la tristesse ou de la douleur que je ressens ! C'est de la rage, de la haine, une envie de meurtre. De détruire ton beau visage, de fusiller ton cœur et te le rendre trouer. Je te hais plus que je ne t'aime, Ewen !
- Les aimer. - Catégorie poesie - Lu 143 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
L'expliquer me serait impossible.
L'écrire me serait mortel.
L'avouer me serait douloureux.
Pourtant, et malgré tout,
Ils sont les fondations
Les plus pures de ma vie.
Ils font de moi ce qu'aujourd'hui, je suis.
J'aurais beau vouloir vous le faire comprendre,
Il n'y a que moi, en ce bas monde,
Qui sait et ressent l'importance
De la place qu'ils prennent en moi.
Que Dieu m'en soit témoin,
Je mourrai pour un souffle de leur vie.
Ils sont mon âme comme ma douleur,
Mon souffle comme mes larmes,
Mon chagrin comme mes joies,
Mes nuits comme mes jours.
- Vile catin - Catégorie poesie - Lu 206 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Quelles me sont douces,
Ces larmes que je fais couler,
Oh quelle tendre pensée,
Que de te savoir loin de moi,
Mon coeur s'enfle d'allégresse,
Face à tant de détresse,
Tu m'es si insignifiante,
Oh oui, tellement peu pour moi,
Je me revigore de ton chagrin,
Et m'abreuve de tes pleures,
Ma haine envers toi,
Est telle que j'en ris de bon coeur,
Je respire à chaque heure de ma vie,
Pour anéantir le semblant de bonheur qu'est la tienne,
Ta voix m'insupporte, fleur de trottoir !
Tes yeux m'horripile, voleuse !
Ton visage m'horrifie, traitresse !
Oh quel délice que de te détruire,
Lentement, telle la chienne que tu es.
Et sais-tu pourquoi, vile catin ?
Car tu es la seule garce qui m'ait volé mon coeur.
Tu mérites mille morts pour un tel affront.
Les cours finis, je m'enfonce dans la ville pour rejoindre le parc principal de ma ville. Il fait beau, chaud. Les oiseaux accompagnent mes songes comme tu hantes mon esprit.
J'ai soif, mais n'ai pas d'argent pour me payer une petite bouteille d'eau. Je boirai chez moi, plus tard.
Le parc est désert à cette heure là de la journée et je ne m'en plaindrais pas. J'aime le calme et le silence.
Sur l'herbe verte et encore légèrement mouillée de la veille, je m'allonge et ferme les yeux.
Sans doute me vais-je m'endormie, mais qu'importe. Il me faut un peu de repos, cela ne serra pas de refus.
J'ouvre spontanément les yeux lorsqu'une ombre voile les rayons du soleil qui jouaient sur mes paupières. Un cri d'effroi sort d'entre mes lèvres et je me relève en bon.
Le monde tourne, vite, bien trop vite. Et je m'écroule à tes pieds. Les pénombres s'emparent de ma vision et le néant de ma tête.
Je me réveille quelques secondes seulement après. J'ai la tête en hauteur, les genoux remonter à fin de faire circuler le sang. Ma tête repose sur quelque chose de chaud, musclé et mou. Quelqu'un joue avec mes cheveux. Je gigote, tu ne me laisses pas faire et me coince au sol.
- Restes allongée. Tu t'es évanouie.
- Je sais. Je dis sèchement.
Encore une fois je tente de me relever mais tu réagis plus vite que moi et en un millième de seconde je me retrouve plaqué au sol, toi qui pèse de tout ton poids sur moi. Ta bouche se rapproche dangereusement de la mienne et d'instinct je recule ma tête pour aller me la cogner par terre. Je gémis et laisse les trente-six bougies s'effaçaient sans bouger.
- Je t'aime...
Alerte ! Alarme ! Stop ! Je ne veux rien entendre de plus !
- FOU MOI LA PAIX, BORDEL DE DIEUX !
- Chuut, ma douce.
Ta main glisse sous mon t-shirt, remonte doucement jusqu'à ma poitrine, se glisse sous le tissus de mon soutien-gorge et s'empare pleinement de mon sein. Je me courbe pour t'éloigner de moi, mais n'y parviens pas. Tu fais rouler entre tes doigts mon téton et un gémissement m'échappe. Tu le pinces, j'hurle mais tu étouffes mon cri de ta bouche.
Ta deuxième main se glisse dans mon pantalon. Non ! C'est trop ! Je vais craquer !
Ta main s'aventure plus loin, à la lisière de mon boxer. Je pousse un cri de terreur quand tu dépasse cette barrière et me débat comme une forcenée.
L'air me manque, la bile remonte. Je me débat, bouge dans tout les sens, tente de me retourner pour éloigner de moi ta main très aventureuse. Je suis au bord des larmes, mais tu continues, encore et encore. Je ne veux pas !
Je ne veux plus jamais avoir a faire à toi, pourtant tu te trouves bien au-dessus de moi, le regard voilé par le désir et tes lèvres dans mon coup.
- Stop... Arrête... !
- Chut... Mon amour.
Doucement ta main s'immisce en moi. Je me cambre et m'apprête à hurler mais tu enfonces ta langue dans ma bouche, étouffant ainsi toute mes protestations.
Lasse, je relâche tout les muscles de mon corps et te laisse à ton désir. Je ferme les yeux et m'enferme en moi. Je m'imagine autre par, quelque par où tu n'y serrais pas, où je ne t'aurais jamais connu, où je ne t'aurais jamais pleurer.
Je sens tes mains sur moi, tes lèvres sur ma peau, ton souffle dans mon cou, ta peau contre la mienne, et bizarrement cela ne me fait rien. Me serais-je enfin lasser toi ?
Je ne sais pas si tu l'as remarqué, si tu as compris que ce que tu me fais me rend malade, mais tu t'arrêtes.
J'ai tout juste le temps de me m'assoire correctement que la bile qui m'était remonter juste avant revient à la charge, je me retourne et laisse ma bouche dégurgité mon déjeuner. Je sens sur mon bras ta main se crispée.
- Charly... Je... Je suis... Je ne sais... Je ne sais pas ce qui ma prit.
Tu bégayes maintenant, c'est nouveau chez toi. Du revers de ma main j'efface toute trace de mon vomit sur ma bouche.
- Tu es content ?
Tu me tues ! J'aurai voulu lui cracher à la figure, le faire fuir mais rien ne se passe. Tu restes en face de moi, les yeux humides et suppliants. J'ai tant pitié de toi.
- Il... Il faut que tu ailles voir un médecin...
- Je connais déjà la cause de mon mal.
Ta bouche se tord en une grimace. Je lance à voie haute :
- Tu es la cause de ce mal. Je gérirais le jour où tu mourras.
Et je m'enfuis. Sans un dernier regard pour toi. Tu me donnes envie de pleurer tant tu me fais pitié, pourtant je t'aime bien au de là des cieux.
- Deux en un. - Catégorie divers - Lu 200 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Puisque le site n'accepte plus de texte qui comporte moins de 500 caractères pour les cours textes ou poésie, je n'ai d'autre choix que de faire découvrir deux de mes textes en même temps.
Le respect !
S'il y a bien une chose qui m'énerve par-dessus tout dans ce monde ce sont les préjugés, les regards des autres, les critiques malveillantes, les moqueries, la mesquinerie... Je n'aime pas être jugée pour mon physique, je voudrais qu'on ne voit que ce qu'il y a à l'intérieur de moi. Je ne supporte pas d'entendre les autres jugés ou critiqués une personne dans la rue, sur son physique, ses origines, sa langue ou encore sa couleur de peau, alors que cette personne n'est autre que son égal. Je hais vraiment ces personnes qui ne pensent qu'en mal d'autrui, ceux qui blessent tout en le sachant et qui continuent, encore et encore. N'y a-t-il pas encore assez d'horreur sur terre pour rajouter ce genre de comportement ? Les génocides, les injustices, les mensonges, la faim et la soif, la misère, la corruption, la dictature, le fachisme... Tous ceux-ci n'est-il pas assez à vos yeux ? Puisque cette jeune fille à quelques kilos en trop, que ce jeune homme ne parle pas la même langue, que cette femme, pourtant bienveillante, n'a pas la même couleur de peau que toi et que vieil homme n'est pas français doit-on obligatoirement les mettre à l'écart et ignorer leur solitude ainsi que leur mal-être ? C'est tellement écoeurant de voir que tant de monde est capable de resentir cela, alors qu'ai plus profond de ce monde beaucoup espère leur aide. Peu, ici bas, connaisse le respect !
___________
Je viens, je vais.
Je suis telle le souffle de la vie.
Je viens, je vais.
Sans même m'en rendre compte,
ou m'en soucier.
Je m'éclipse, le coeur lourd de chagrin,
Et l'esprit en déroute.
Je viens, je vais.
Sans pouvoir me rebeller,
Car je n'ai d'autre choix que de suivre et d'obéir.
Je viens, je vais.
Je suis le vent.
Je suis son souffle.
Je suis instable.
J'arrive pour bientôt repartir,
Laissant derrière moi tous ces êtres ,
Aimés et chéris.
Je délaisse mes souvenirs,
Et m'en crée d'autres,
Plus nombreux, plus beaux,
Mais seul le souvenir de mon ancien départ,
Revient à l'assaut chaque jour.
Je suis et l'instant d'après je disparais,
Emporté par le flot de la vie.
Je viens, je vais.
Et tous ces moments passés à vos côtés
Redeviennent des songes, tout n'est plus qu'éphémère...
Je viens, je vais.
Je m'envole dans la brume d'un nouveau jour.
En réalité, je ne suis que pure folie !
Car je viens et vais.
Je t'entends hurler mon prénom. Un sourire se forme sur ma bouche et je m'élance à ta suite. Joyeuse et en harmonie avec moi-même. Je foule l'herbe de mes pieds, entends ton rire, respire sans souffrir.
Le bonheur m'a-t-il enfin été donné ? Suis-je enfin et réellement heureuse ? A-t-on retrouvé mon sourire dans ta valise ? M'a-t-on rendu mon estomac guéri ? Pourrai-je a nouveau passé une nuit sans faire un cauchemar ?
- Mon amour, rejoins-moi ! Je suis derrière le chêne.
Le chêne, notre chêne. Les larmes me montent aux yeux et je suis incapable de réagir. Je vois ton visage se déformée par une grimace, l'instant d'après je m'écroule : morte.
Tu m'auras finalement tué...
Je me relève d'un bon sur mon lit. Mon front est couvert de sueur et mes mains s'agrippent désespérément à mes draps. Je cherche quelque chose de rassurant dans la pénombre de ma chambre, mais je n'y vois rien.
Mon ventre se tord cependant je résiste. Je veux vivre, je veux pouvoir manger correctement, pouvoir dormir le temps qu'il faut, pouvoir croire en ma vie, et vivre comme une fille normale. Mais tu es la cause de tous mes problèmes.
Je ne sais pas qu'elle heure il est, je ne sais pas non plus s'il fait déjà jour dehors car mes volets sont fermés. Mais j'entends une voie. Encore une. Elle est féminine.
- Quant est-ce que tu lui foutras enfin la paix ?
C'est Flay - j'avais oublié qu'elle avait la clés de chez moi -, et je devine facilement que tu es son interlocuteur, pourtant je n'entends pas le timbre de ta voie. Sans doute êtes-vous au téléphone.
- Elle ne t'a rien dit ?
Cela m'énerve de ne pas savoir ce que tu réponds... Mais je garde mon calme.
- Je ne sais pas si j'ai le droit... Très bien... Si tu insistes.
Mais de quoi vous parlez ? Que cherches-tu encore à savoir ?
- Si elle semble malade c'est parce que quelques jours après ton départ, elle a fait une tentative de suicide Elle a avalé des médicaments, on a réussit à lui faire un lavage d'estomac à temps, mais il y a eu des effets secondaires..
Je n'y crois pas ! J'enrage. Je me dégage de mon lit, attrape mon pantalon de pyjama et me dirige vers la porte.
- Oui... Cela a endommagé son estomac, elle peut manger, mais la plus part du temps, elle rend tout. Et pour ses nuits, c'est simplement toi qui l'empêche de dormir.
J'entends un son étouffer. Et je réalise ainsi que tu hurles dans le téléphone. Mon corps se raidit de lui-même.
- Je ne sais pas si elle voudra te voir... Tu risques de la faire souffrir encore plus... Très bien !
J'inspire à fond ! Espère d'enfoiré, tu oses venir. Tu vas voir comment je vais t'accueillir. Si après cela, tu ne comprends toujours pas, je n'ai plus qu'à faire mes valises et fuir à ta place.
J'attends que mon faible malaise passe, et je saute marche par marche jusqu'au bas de l'escalier. Butée, je me poste derrière la porte d'entrée et attend ton arrivé.
Flay me dévisage bizarrement, mais je n'ai que faire d'elle. Je n'ai, en tête, que l'idée de te faire souffrir.
Si seulement j'avais la force d'ouvrir les portes de l'enfer et de t'y jeter. Je te regarderai, le sourire aux lèvres, tandis que petit à petit tu mourirais...
Ah ! Comme ce serait bon, exaltant, fort, puissant, joyeux...
La poignée de porte s'enclenche ! Je soupire, à ce que je vois, tu t'es déjà pris tous les droits. Tu entres chez moi sans même frapper...
Il faut des ordures partout. Oui, partout !
Je ne te laisse pas le temps de franchir le seuil de ma maison que ma main s'aplatit sur ta face. Rouge de rage, je relance la main, encore et encore. Je m'attaque alors à ton buste, ta poitrine. Mes poignets crient grâce, mais je ferme mon cerveau à toute protestation. Je ne veux que te faire souffrir...
J'entends un cri derrière moi...
- Charly ! Stop !
On me saisit les poignets, je suis soulevée du sol sans douceur, je me retrouve dans les airs. Un torse entre en collision avec ma tête et je réalise qu'il s'agit du tien !
Le souffle court, je me mets à hurlai :
- CRÊVE ! ET OUBLIE MOI ! FOU MOI LA PAIX ! CESSE DE ME HANTER ! LAISSE MOI TE HAIR. NE REVIENS PLUS JAMAIS ! JE NE VEUX PLUS SOUFFRIR...
Ta bouche s'accroche à mes cheveux et sans m'en rendre compte cela me calme.
- Doucement, ma chérie. Tu vas te faire mal...
Je ne répond pas et m'affaisse contre toi. Je ne comprends pas ma réaction. Je ne veux plus rien comprendre. Je ne veux que tes bras, subitement cela me devient indispensable.
- Tu l'as assez vu aujourd'hui, pose la sur le canapé, je vais m'en occuper.
- Non...
Je m'agrippe à ta chemise. Mais qu'est-ce que je suis entrain de faire... ?
- Elle dort encore ! Arrête de stresser ! s'énerve Flay. Mince alors !
J'ouvre les yeux et m'assois sans douceur. Je ne donne aucun répit à mon corps, certes, mais qui puis-je ? Est-ce réellement ma faute ? Tu me dévisages et sans crier gare je m'affale contre les cousins en sanglotant...
Tu te jettes à genoux devant moi et sans prévenir, attrapa mes lèvres, les lapes puis t'en empare sauvagement.
Suis-je entrain de te pardonner ?
Ne dit-on pas de moi que je suis la personne la plus rancunière qui soit... ? Alors comment veux-tu que je te pardonne.
Mon cœur s'emballe, et sous les yeux ronds de Flay je répond ardemment à ton baiser puis me dégage.
Sous mes lèvres, je sens les tiennes esquissaient un sourire et le mien suit le tien, simplement, comme s'il l'avait toujours fait.
Ton souffle se mélange au mien et bientôt je perds la tête.
Que dois-je faire ?
Qui suis-je ?
Où suis-je ?
Pourquoi suis-je ?
Que serai-je sans toi ?
Mes ongles s'enfonce dans ta peau et je m'accroche à toi telle la désespérée que je suis.
Finalement, tu ne m'auras tué, mais tu m'auras rendue folle.
Je suis folle à lier. Une hystérique de plus. Mais une hystérique sans toi.
Reste et je vis. Pars et je meurs. Cour et je te suis.
C'est en m'ennuyant ferme, cette aprè-midi même, que j'ai pris cette décision. Je vous présente donc la version améliorée de ma première nouvelle postée sur ce site : la pièce blanche.
J’étais assise à même le sol, il faisait froid, oui tant froid que mes mains en tremblées.
Je ne savais ni où je pouvais bien me trouver ni pourquoi j’étais là.
Pourtant j’avais la vague impression d’être observée. Un étrange picotement dans ma nuque me l’informée et bon Dieux que c’était désagréable. A peine supportable.
Je ne portais sur moi qu’une fine chemise de nuit vert anis, celle qu’on trouve facilement au cœur en centre hospitalier. D’où pouvait-il provenir, cet habit hideux ?
J’étais incapable d’aligner deux pensées cohérentes, oui, impossible pour moi de réfléchir convenablement.
J’étais seule et perdue.
La pièce où je me tenais accroupie, était petite et d’un blanc aveuglant. Telle une minuscule prison de glace.
En effet, aucune issue n’était visible ; dotée de quatre murs, d’un sol – logique ! je dirais – et d’un plafond, la pièce – oui dirai-je la chambre – qui m’entourait n’avait ni fenêtre, ni porte.
Un lieu idéal pour une personne atteinte de claustrophobie ! Heureusement que ce n’était pas mon cas... Et ce n’était pas une vision, ou même un rêve ! J’étais belle et bien enfermée dans cet endroit, ça au moins, j’en avais la certitude. Je n’étais pas folle, tout de même !
Je me sentais petite, impuissante et oppressée.
Je pouvais frapper les murs de toute ma force, hurler mon désespoir, pleurer à m’en faire douleur, il ne se passait rien. Absolument rien.
J’étais définitivement seule. Irrévocablement seule.
Un calme à rendre fou plus d’une personne régnait en maître tout autour de moi. Ah ! Bordel de Dieu, qu’était-ce encore que ce délire ?!
La peur montait doucement jusqu’à mon cerveau.
Où étais-je ? Que fais-je là ? Qui m’y avait emmenée ? Pourquoi ici ? Pourquoi moi ?
Furieuse et anéantie, je cessais de bouger, de pleurer, de réfléchir, de respirer...
Un long bip sonore emplit la salle de repos où se trouvait le Docteur Huss.
Inquiet, l’homme leva la tête et dirigea son regard azur vers le tableau d’affichage.
Le clignotant lumineux de la chambre 215 s’allumait et s’éteignait frénétiquement. Sa couleur était bleue.
Instinctivement, le jeune docteur reconnue le code d’alarme numéro trois. Sa panique enfla, et sans réfléchir plus il déclancha l’alarme du service – signe que tout le personnel libre de l’étage devait se rendre au plus vite dans la chambre dite.
La personne dans la chambre 215 à l’hôpital central de Berlin, actuellement dans le coma depuis quatre mois, avait cessé de respirer. L’homme se rendit dans la chambre, à toute vitesse, suivit de prêt par l’infirmière en chef.
Je suffoquai.
Il fallait que je respire encore une fois. Juste une dernière fois.
Je voulus ouvrir les yeux cependant je refusai de revoir ce blanc puissant qui semblait me narguer. Etait-ce la fin ? Ma fin ?
J’allais hurler à l’aide lorsque j’entendis des voix, beaucoup de voix, puis des bruits. Semblable à des pas, des respirations régulière.
Mais que ce passait-il encore ? Je grommelai un juron silencieux et tenta de garder mon calme.
Je me sentis encore une fois observée à mon insu. Puis soudain, sans que je ne puisse réagir, mon corps fut prit de spasmes puissants.
Je me sentis touchée, bougée... L’incompréhension totale faisait rage dans mon esprit. Cette fois-ci, j’étais vraiment perdue, « paumée » si je puis dire.
Une voix d’homme emplit mes oreilles. Douce, câline et rassurante.
Je ne pouvais distinguer ce qu’elle disait. Mais l’entendre me suffisait amplement. Son timbre était doux à entendre, et propageait en moi cette tranquillité que je m’acharnai à trouver tant.
Je me recouvrai doucement mon calme, bercé par la voix. La pièce n’était plus blanche, mais devenait peu à peu flou. Je distinguai des formes, des silhouettes. J’entendais toutes sortes de sons, de bruits, de voix. Je fus enfin consciente de mon environnement.
- Elle revient à elle, hurla la voix, vite ! aidez-là à se relever avant qu’elle ne suffoque !
Plusieurs mains se posèrent sur mes bras et sans mon consentement, on m’assit. J’allais retomber quand une poigne ferme me maintint en place.
Ma vue s’ajustait de minute en minute. Quel soulagement !
Bientôt je fus capable de voir, de parler et de comprendre.
C’est ainsi que je compris que je me trouvai dans une chambre bleue ciel, dans un lit aux draps rêches, et entourée d’un nombre indéterminable de personne en blouse blanche.
Quelle effroyable vue ! Ca aurait pus traumatiser bien des personnes, mais bizarrement pas moi.
Sans savoir pourquoi je dus subir d’innombrable teste. On me posait question sur question et par moment je m’inquiétai de ne pas connaître la réponse exact. La situation était déroutante, toujours et encore, je ne comprenais strictement rien à la scène.
Et lorsque enfin je m’hasarda à demander des explications on m’apprit qu’en me rendant à mon travail, j’avais percuter un camion de pleins fouet, et était tomber dans un lourd coma, dont je venais de me réveiller, quatre mois plus tard.
Je compris par moi-même que là pièce où je me trouvais il y a encore peux n’était autre que l’image que se faisait mon esprit du coma.
- Gabriel... un ange ?! - Catégorie triste - Lu 92 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Et tout autours de moi, l’air soufflait. Des bourrasques de vent soulevés ma jupe, la relevant jusqu’à hauteur de mes cuisses. Gênée, je baissai les yeux devant les regards que me lancé une petite troupe de garçon assise sur le trottoir d’en face.
Je respirai par à-coup, cherchant vainement un moyen de m’insuffler un peu de force, de volonté. Pourtant, au fond de moi, je me sentais toujours autant lâche. Aussi, me suis-je éloignée, ignorant tant bien que mal les sifflements stridents qui provenait de chez les garçons. Je trouvais cela tellement humiliant. Se faire siffler ainsi, tel une chienne, tel une merde.
Je m’avançai avec maladresse. Dans mon dos, j’entendis les cris d’un chien. Sans m’en rendre compte, j’imaginai un énorme labrador noir aux dents jaunies courir après un minuscule et très charmant écureuil. Je ris. Quelle imagination débordante ! Dommage que je ne sache pas m’en servir comme je le voudrais.
Je lançai furtivement un regard à droite, puis à gauche. Pas de voiture. Je m’élançai alors dans la traverser de la route, tentant vaillamment de donner à ma démarche un naturel trompeur.
En face de moi, s’ouvraient les portes du parc central de la ville. Je m’y engouffrai, heureuse de laisser derrière moi cette chaleur étouffante, a présent estompait par l’épaisseur des arbres.
A l’abri des passants indiscret, je m’allongeai à même le sol, sur l’herbe fraîche encore un peu humide en ce début de matinée. Les yeux clos, je réinventai le monde, distribuant joie, chaleur, bonheur, vie, larmes de par le monde. Une nouvelle fois, le vent s’engouffra sous mon habit et le remonta. Je jurai tout bas et plaçai ma jupe sous moi, la maintenant ainsi à sa place.
« Ce n’est pas très charmant une fille qui jure. » lança une voix, quelque part, tout prés de moi.
Je sursautai et sentis le rouge me montait au joue. Je ne savais que répondre, après tout, n’avait-elle pas raison ? Alors, je décidai de rester muette et de faire comme si je n’avais rien entendu. Bientôt, une ombre se découpa dans mon chant de vision – je m’étais rassise – et vint s’assoir à ma droite.
C’était un homme. Un des garçons qui avaient...
« Excuse-moi pour l’attitude grossière de mes amis » fit-il, l’air malheureux.
Je lui souris à mon tour et lui répondis que ce n’était rien.
« Gabriel » Sa voix raisonna à mes oreilles comme une douce mélodie et je ne pus que détourné les yeux, troublée.
« Charly » A nouveau ses lèvres esquivèrent le début d’un sourire franc et joyeux.
« Un prénom masculin pour un si beau brin de femme, merveilleux ! »
Je ne sais pas très bien s’il s’agit d’une moquerie – habituelle – ou d’un véritable compliment.
« Je ne te dérange pas, j’espère ? » s’enquit-il soudain timide.
Une petite rougeur avait coloré ses joues et – Ô Dieu – que cela lui allait à ravir. J’avalai difficilement ma salive, encore plus troublée qu’il y a peu.
« Non » répondis-je immédiatement, sans réfléchir.
Un ange passa et je remarquai qu’il fixait un point devant lui, j’en profitai pour l’observer à la dérober.
Je sus tout de suite qu’il s’était cassé le nez plus jeune. Je ris intérieurement.
« Ah, les hommes ! »
Son regard revint se river au mien, intrigué.
« Pardon ?
- J’ai... J’ai... j’... J’ai parlé à voix haute ? » balbutiai-je.
Il hocha la tête et s’empara de ma main pour y déposer un doux baiser. Ses lèvres étaient tendres et douces, soyeuses et chaudes. Un frisson parcoura mon échine, et je frissonnai de plus belle.
Gabriel du le remarquait, car son bras se posa sur mes épaules et il m’attira à lui. Comme ça. Simplement. Sans gêne. Comme si... Comme s’il avait fait ça toute sa vie.
« Que fait une fille comme toi, ici, seule ? »
Sa question me prit au dépourvu et je ne trouva rien à répondre mis à part que je ne le savais pas. La pression de sa main sur la mienne s’amplifia.
« Tu es seule, n’est-ce pas ? » Je sus tout de suite qu'il ne parlait pas de ma solitude du moment, mais de la solitude qui occupe tous mes jours et mes nuits.
J’aurai aimé fuir, oublié ses question indiscrète, pourtant je ne le fis pas.
Et je répondis bêtement : « Oui ».
Gabriel posa ma tête sur sa poitrine et appuya son menton sur le haut de mon crâne.
« Eh bien, plus maintenant »
Je voulu le remercier, mais ma gorge – trop sèche et serrée – m’en empêcha. Son pousse, dans ma paume, dessinait de petits cercles. Cela eut, sur moi, un merveilleux effet. Une langueur bienvenue m’envahis, et mes yeux se refermèrent d’eux-mêmes.
« Je veille sur toi, ne t’en fais pas »
Avant de plongée dans l’oublie, je songeai que c’était une première. Le premier homme voulant veiller sur mon sommeil. Pas même un père n’avait fait sa pour la fillette que j’ai étais il y a un temps.
Une larme parcoura ma joue, s’écrasa sur le t-shirt blanc de Gabriel et je me lassai aller contre lui.
- Une belle journée. - Catégorie divers - Lu 195 fois - Moyenne des votes : 5.00 (Nombre de vote : 1)
Je me postai avec assurance à mon endroit favori. A force de me rendre ici, chaque jour, je commençai doucement à me sentir à l’aise. Moi, qui habituellement, préfère la solitude et le silence de ma chambre.
Il est vrai qu’un parc emplit de vie, coloré et bruyant changé de cette pièce sombre.
Je sifflotais, heureuse que le temps soit au beau fixe. J’allais enfin pouvoir terminer mon aquarelle, commencée deux semaines plutôt ! Ah, bonheur quand tu nous tiens !
Je m’installai sur mon petit tabouret, un pinceau en bouche, tout en réfléchissant déjà aux différentes teintes que j’allais pouvoir employer.
Un homme passa juste devant moi, le regard narquois, l’air supérieur. Je soupirai, les hommes de nos jours sont vraiment de drôles de spécimens...
Qu’ils aillent au diables, eux et leur l'hypocrisie ; ils n’arriveront pas à gâcher ma journée, décidai-je immédiatement.
Je me baissai vers mon carton à dessin, fouillant parmi mes feuilles pour trouver le début de mon œuvre. Elle n’était qu’à moitié achevé, j’avais donc encore du pain sur la planche si je songeai à le monter lundi à mon professeur d’art plastique.
Une petite femme, au visage rond et rougie par l’effort se faisait pousser par son labrador noir. J’esquivai sur ma feuille sa silhouette ainsi que celle du chien et continua mon observation.
Là bas, à ma droite, juste sous le couvert des arbres se trouvaient de nombreuse tables d’échiquier. Des hommes, des enfants tournaient autours, attendant avec impatience leur tour.
L’un d’entre eux m’intriguait plus que les autres. Il était grand, non, plutôt immense. Son teint pâle faisait ressortie le brun de ses yeux, tout comme le roux de sa moustache ainsi que de sa chevelure lui donner l’air de venir des highlands. Je ne saurai dire son âge, tant ses long cheveux lui cacher ses traits.
Je frissonnai, songeant bizarrement que cet homme n’avait pas sa place sur mon dessin, aussi détournai-je le regard et me concentrai-je sur autres choses. Sur tout et n’importe quoi, mais pas lui.
Face à moi, une charmante famille avançait main dans la main. La petite fille, blonde et svelte, souriait de toutes ses dents, l’air sincèrement ravi. Je tendis l’oreille, curieuse, et me rembrunis lorsque je les entendis parler une langue étrangère entre eux.
Des hollandais !
Doucement, je traçais leur visage, leurs mains entrelacées, leurs regards chaleureux, leur sourire sincère... Un pincement au cœur, je détournai le regard. Moi, contrairement à eux, je n’avais plus aucune raison d’être heureuse. Du moins, essayai-je de m’en persuader.
Un parfum d’automne flottait tout autours de moi et c’était délicieux. Des feuilles de toutes les couleurs tourbillonnait au-dessus de moi puis se laissèrent dégringoler ensuite sur l’herbe fraîche.
Je m’empressai de les matérialiser sur ma page blanche. Je me concentrai avec force, la langue coincée entre les dents, les sourcils froncés.
Alors que ma main droite s'afférait à fin de donner forme à une petite violette, je relevai les yeux et constata avec horreur que le ciel s’était obscurci.
Je jurai tout bas, rageuse. Je savais pertinemment que je ne finirai pas mon dessin à temps, pourtant je m’obstinai à finir ma fleur, priant pour que je ne la gâche pas dans ma précipitation.
Passa, alors, devant mon chevalet une toute jeune fille, sans doute encore au collège. Qu’elle avait l’air malheureuse ! Et son regard ! Si sombre, si profond, si secret.
Prise de pitié je me décidai à l’interpellé.
- Hey, jeune fille ! Ca ne va pas ?
Elle leva sur mon un regard froid et distant. Un frisson parcoura mon échine et je me surpris à regrettait ma témérité.
- Je rêve ! s’écria la jeune fille, le visage déformé par la colère. On ne peut plus marcher tranquillement dans ce pays de fou ?
Je secouai la tête, désolée pour elle. Bien qu’elle avait l’air vraiment triste, peut-être bien qu’elle l’avait mérité, surtout avec un tel caractère !
Ses yeux, cernés de noir, me dévisagèrent puis redonnèrent au sol toute leur attention.
Bien ! J’en avais plus qu’assez. Il allait pleuvoir, mon dessin ne serait pas achever avant le week-end prochain – moment au j’aurai enfin le temps pour reprendre ma passion – et voilà maintenant cette fille, toute juste entrée dans l’adolescente, qui me rabrouait comme une merde.
« Rah ! Le monde et son peuple... Il m’arrive souvent de me demander, si tout conte fait, je ne débarque pas simplement de mars ».
Je remballai alors mes affaires, dégoûtée que ma journée si bien commencer se termine si mal. Quand j’eus enfin mon sac sur le dos et mon carton à dessin sous le bras, je partis.
Une fois devant mon immeuble, j’introduisis ma clé dans la serrure et ouvrit la porte d’entré en grand, laissant libre passage à Moustache, le chat de Mme Grant. J’attrapai mon courrier au passage et marchai droit sur l’ascenseur. Je n’allais tout de même pas faire les sept étages à pied !
Face à ma porte, je souris à pleine bouche. La porte n’était pas fermée à clé, signifiant ainsi que Alexandre m’avait rendu une petite visite.
Je repoussai la porte, entrai, me débarrassai de ma veste, de toutes ces affaires qui encombraient mes bras et me dirigeai vivement vers la cuisine, pétillante de joie.
Au seuil du salon, je me stoppai net, frappée par l’éclairage tamisé, la douce musique qui s’échappait de mes haut-parleurs, une dizaines de bougies reposées un peu partout dans la pièce, donnant à l’ambiance de celle-ci un petite quelque chose de sensuel.
Folle de joie, je ne pu retenir un petit cri.
- Virginie, ma chérie, c’est toi ? demanda la voix caressante de la cuisine.
- Il ne t'aime pas. - Catégorie triste - Lu 211 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Elle venait de finir le dîner, son père allait être content d'elle.
Déposant le dernier plat fumant au centre de la table, elle s'assit au bout de celle-ci et attendit patiemment que son père daigne faire honneur à son travail.
Ce soir c'était purée de pomme de terre/poireaux, avec une sauce à la crème fraîche accompagnée de girolles et des escalopes de dinde grillées.
Les pas lourds de son paternel se firent entendre dans les escaliers, il arrivait. Heureuse de revoir son père pour la première fois de la journée, elle forma, non sans mal, un magnifique sourire sur ses lèvres et commença à servir la nourriture.
Sans lui dire un mot, son père lui arracha des mains l'assiette qu'elle lui tendit et s'assied confortablement.
Cinq minutes passèrent sans un bruit, mais alors qu'Ambre finissait tout juste de se servir la purée, elle sentit la présence de son père dans son dos. Bizarre, elle ne l'avait pas entendu se lever pourtant.
Elle pivota sur ses talons et lui fit face, un petit sourire aux lèvres.
- Qu'est-ce qu'f t'fait rire, petite garce ? éructa l'homme tout de go en empoigna sa fille par le col. Alors que ta bouffe ne vos même pas une prune !
Le coup partit avant qu'elle n'ait eut le temps de comprendre, donc de réagir.
Elle se retrouva à genoux, la mâchoire en feux du au coup.
Le pied de son père s'élança et finit sa course dans son estomac. Le souffle coupé, l'adolescente finit par s'écrouler complètement par terre. Sa tête la tiré, un bourdonnement entêtant raisonné dans ses oreilles et une douleur lancinante lui vriller l'estomac ainsi que la mâchoire.
- Papa... gémit la jeune fille.
Mais l'homme ne l'entendit pas et, empoignant son assiette à deux mains, il lui lança au visage. Le choc fut rude et brutale, l'assiette se brisa au sept, et se répandit sur le sol.
Nauséeuse, Ambre ne réagis pas immédiatement à la douleur, mais bientôt celle-ci se fit plus dure, et quasiment impossible à supporter. Elle laissa échapper un faible gémissement, puis un second, et encore un autre, ...
Furieux d'entendre sa propre fille geindre comme une vulgaire vache blessée, Jon Leode crispa les points, et relança son pied droit dans les côtes de sa progéniture.
Quelle garce ! Ah ! La faible !
Il était impossible que cet enfant soit de lui, non de Dieu ! Il n'était pas si faible, si insignifiant, lui. Alors qu'elle... si.
Soupirant, il laissa libre champ à sa rage et n'eut aucunement pitié de sa fille tout le long de sa torture.
Enfin las, l'homme laissa la jeune enfant sur le carrelage froid du salon, débarrassa la table d'un mouvement brusque du bras ; la nourriture ainsi que toute la vaisselle allèrent s'étaler au sol, à tout juste quelques mètres d'Ambre – recroquevillée et presque inconsciente.
- Monte dans ta chambre, salle gosse ! hurla Jon de sa voix bourru. J'veux pas voir ta face une minutes d'plus !
Une minute passa, une deuxième, une troisième, une quatrième et toujours aucun signe d'obéissance de la par d'Ambre. Elle ne bougeait pas, allongée sur le sol, elle continuait de gémir faiblement.
Alors sans réfléchir, il lui empoigna le coude et la lança dans les escaliers, lui ordonnant de se débrouiller pour monter dans sa piaule de demeurée.
Un sanglot au creux de la gorge, Ambre obéit, tout en vacillant entre inconscience et conscience.
Il faillait garder espoir, son père lui redeviendrait un jour. Il redeviendrait le papa de sa jeunesse, l'homme de sa vie, le père de ses rêves.
A genoux, elle se hissa tant bien que mal jusqu'au haut des escaliers et rampa pour atteindre la porte de sa chambre.
Lorsqu'une fois allongée dans son lit, douloureuse de partout, chagrinée et à bout de force, elle laissa libre court à ses larmes.
Machinalement, Ambre composa le numéro de son meilleur ami. Ailein répondit au bout de la troisième sonnerie.
- Ma puce ! fit la voix fluette du jeune homme. Ah ! Enfin j'arrive à te parler. Tu vas bien ?
Inspiration. Expiration. Mais le simple fait de respirer, pourtant quelque chose de tout à fait naturel, la torturait au point de lui faire monter les larmes aux yeux.
- Ailein... J'ai... mal... parvient-elle tout de même à souffler.
Elle l'entendit jurer, entendit une porte claquer.
- Ah l'ordure ! Ne bouge pas ma chérie, j'arrive, tout de suite.
Elle acquiesça, oubliant que son ami ne pouvait la voir et raccrocha.
Elle avait tellement sommeil. Ses paupières étaient si lourdes. Elle avait tant mal. Oui, tellement mal...
Sa respiration se fit régulière, et elle s'endormit sur cette dernière pensée :
« Il m'aime. Je l'aime. Alors, je garde espoir. Papa, je suis toujours là. Ta fille chérie. »
Ailein gara sa Range Rover au plein centre de l'allée. Et d'ailleurs, il s'en fichait pas mal. Il grimpa les quelques marches du perron et introduisit la clés qu'Ambre lui avait remit il y a quelques moi de cela.
Sans bruit il se glissa dans la hall d'entré et scruta les alentours, aucun bruit. Il devait s'être endormi sur le canapé, la misérable vermine.
Il gravi à vive allure les escaliers donnant sur l'étage et dans le noir rejoignit la chambre de sa meilleure amie.
Il ne toqua pas, il s'avait qu'elle devait avoir perdue connaissance à présent, ou s'être endormie.
Par chance et à son grand soulagement, elle paraissait simplement dormir, au centre de son lit une place.
Ailein s'approcha et passa sa main sur son front pour le dégageait des mèches rebelles qui le barrés. Elle remua dans son sommeil mais ne se réveilla pas.
C'est alors qu'il vit la plais béante au milieu de son front, le début d'hématome sur sa mâchoire, son t-shirt friper et troué par endroit, les minuscules bout de vair qu'il rester encore dans ses cheveux.
Il jura une nouvelle fois et entreprit de recouvrir ce corps meurtrit dans les draps pour ensuite mieux la prendre dans ses bras et la porté jusqu'à sa voiture.
***
Ce fut la lumière intense qui sortit Ambre de son sommeil. Elle s'attendait à sentir la douleur, mais non. Rien. Elle ne ressentait rien, ne souffrait pas.
Elle voulut remuer, mais ses membres ne lui obéirent pas. Elle se sentait lourdes, lasse, fatiguée.
- Ce sont les calment qui font cela, ma chérie, intervint alors une voix suave et douce qu'elle aurait reconnu entre mille. Tu es à l'hôpital, tu ne crains plus rien.
A l'hôpital ? Mais son père allait s'inquiéter ! Il fallait qu'elle le prévienne. Il allait se faire un sang d'encre.
- Rendors toi, ma belle. Je serai encore là à ton réveil, mais là tu dois te reposer.
Et elle lui obéit sans le vouloir.
***
Ambre était sortie de l'hôpital depuis une heure maintenant, elle était avec Ailein, cher lui, et son meilleur ami refusait de la laisser rentrer chez elle, alors que son père devait être fou d'inquiétude. Elle le supplia une dernière fois, arguant que cela ne se reproduirait plus, parce que son père l'aimait et qu'il...
- Il ne t'aime pas, bon Dieu !
En silence Ailein tenta de s'exhorter au calme. C'était perdu d'avance, il avait beau la savoir, il ne voulait – et ne devait – pas s'énerver devant Ambre. Elle risquait de s'effrayer, de le fuir...
La jeune fille secoua la tête, faisant ainsi virevolter ses longs cheveux blonds autour de son visage d'ange. Visiblement, elle n'était pas en état d'entendre raison, mais Ailein insista tout de même :
- Ambre... Que... Que dois-je faire pour t'ouvrir les yeux ?
Elle plongea son regard azur dans le sien, et ne le quitta plus. Ses trais étaient tirés, et son teint blanc.
Ailein était incapable de raisonné convenablement, il ne songeait qu'à étriper ce déchet de la nature, de lui faire regretter d'être né, de lui faire avaler ses dents une à une... Pourtant, en réagissant ainsi c'était Ambre qu'il risquait de perdre définitivement...
- Mais rien...
Sa voie était faible, quasiment inaudible. Mais le jeune homme avait l'habitude, il savait presque lire sur ses lèvres.
- Rien ? Ambre ! Tu t'es déjà regardé dans une glace ? Tu as déjà vu tes marques ?
Il aurait pu continuer ainsi toute une éternité, mais lorsqu'il vit le visage de la jeune fille viré au cramoisie, il préféra se taire.
Il savait qu'elle avait honte, honte de ses hématomes, de ses bleus et de ses blessures. Pourtant c'était un sentiment incompréhensible pour Ailein. C'était lui qui devrait avoir honte et non elle. Insensé.
- Mon Dieu... Ambre... Il finira par te tuer !
- Ne dit pas n'importe quoi ! s'écria t-elle, choquée. J'aime mon père et mon père m'aime. Il ne me fera jamais ça.
- Je vois comment il t'exprime son amour, railla Ailein sèchement. Par des coups, et des mots.
- Tais-toi ! Un père a le droit de frapper sa fille ! C'est normal... Il m'éduque...
Ce fut plus fort que lui. Il n'eut pas la force de retenir son point qui partit s'écraser contre la porte juste en face de lui. La porte trembla sous le coup, et le bruit raisonna aux oreilles de Ailein comme la balle d'un 49.
A ses côtés, Ambre poussa un petit cri et se recroquevilla un peu plus loin.
Il haletait, et avait du mal à garder le contrôle de lui-même. Rien ne le retenait, là, maintenant, tout de suite, de rejoindre ce dit père et de lui en faire voir de toutes les couleurs.
Serrant les points, il rejoignit la jeune fille et s'accroupit devant elle. Il prit entre ses mains les siennes ; si fines, si fragiles, si douces...
- Pardonne-moi. Mais je n'ai pas pu me contenir. Alors d'après toi, c'est ainsi qu'on éduque ses enfants ?
Elle resta muette, la tête baissée.
- Feras-tu la même chose pour les tiens ? demanda t-il tranquillement, sachant qu'il allait gagner un point.
Il sentit ses mains tremblées, vit sa nuque se raidir. Elle leva les yeux, hagards et vides, sur lui. Elle secoua frénétiquement la tête de droite à gauche, sans dire un mot. Un sanglot l'étrangla, et Ailein crut bien qu'elle allait s'étouffer.
Doucement, il la prit contre elle, sécha ses larmes à l'aide de ses pouces et la berça doucement, jusqu'à ce qu'elle ait retrouvé un rythme de respiration correcte.
- Non... Jamais.... Mes... Mes enfants seront heureux...
- L'es-tu toi-même ? demanda t-il doucement. Auprès de ce père dont tu crois être aimée ?
Sa main s'accrocha à sa chemise et elle renifla. Il savait que cette discussion ne lui faisait pas de bien, mais il fallait qu'elle sache, qu'elle réalise...
- Il m'aime, se borna t-elle à répondre. Je le sais.
- Ton père ne t'aime pas. Il se sert de toi. Tu lui fais à manger. Tu fais le ménage. Tu lui fais les courses. Tu t'occupes de tout à la maison et au moins six fois par semaine tu lui sert de punching-ball parce que monsieur a besoin de passer ses nerfs sur quelque chose.
- Non, non et non ! Tu ne comprends pas. Il a besoin de moi. Ma mère est...
- ... morte, finit-il à sa place. Oui, je sais, Ambre. Mais ce n'est pas une raison pour se servir de toi comme d'une esclave.
- C'est faux ! s'exclama la jeune fille en chassant une mèche de cheveu rebelle de devant ses yeux. Et tu le sais très bien. Chaque enfant aide ses parents à tenir la maison.
- Bien sûr ! Je le fais moi aussi. Mais, toi, tu es seule à le faire. Ton père ne bouge pas pour t'aider, il reste affalé sur son canapé à siroter bière après bière.
- Et tu ne bois pas peut-être, toi ? répliqua t-elle du tac au tac.
Cette discussion ne rimait à rien. Elle faisait la sourde d'oreille et cela commencer légèrement à l'agacer.
Soudain, elle se releva, se poste face à lui et lui assena tout de go :
- Il est tout ce qu'il me reste. Je n'ai rien d'autre que lui. Je ne peux pas le renier pour quelques coups.
A son tour, il se mit sur ses jambes et attrapa ses épaules :
- Et moi ! Je ne suis donc rien à tes yeux !
Sans fut trop. Furieux, Ailein lui ouvrit violement la porte d'entré et la jeta presque à l'extérieur.
- Reviens vers moi lorsque je conterai un peu plus à tes yeux que ton chère et tendre boxeur.
- Ailein !
- Le vampire. - Catégorie divers - Lu 205 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Éléonore se mordit la lèvre pour ne pas hurler. Elle dut aussi fermé les yeux, un instant seulement, pour refoulé les larmes menaçantes. Un homme s’avançait droit sur elle, le regard pénétrant et les points serrés, comme s’il s’apprêtait à s’en servir. Sa mâchoire était crispée et une veine bleue battée fiévreusement au creux de son cou.
Mais le plus effrayant dans tous cela était encore ses dents. Ses lèvres étaient closes, pourtant deux canines en sortaient. Un liquide écarlate dégouliné le long de son menton et ses yeux étaient veinés de sang.
Elle était coincée au fond d’une sombre ruelle sans issue. Son poul battait tant que sa poitrine la faisait souffrir affreusement. Sa vue se brouillait de temps à autre et ses mains, crispées contre le mur derrière elle, tremblaient.
Son vis-à-vis s’approchait de plus en plus, le pas sur.
Que pouvait-elle bien faire ? Se laisser faire ? Se défendre en sachant qu’elle souffrirait sans doute encore et bien plus ?
Une seconde à peine, elle songea à appeler au secours. Mais son esprit eut vite fait de l’en dissuadé, si par chance – malheur plus exactement – quelqu’un l’entendait et se lancer à sa rescousse, Éléonore sut immédiatement que l’homme n’hésiterait pas un instant à lui ôter la vie. Secouant vainement la tête, elle intima à son cerveau de réfléchir plus et plus vite encore.
Bientôt, il fut là, droit tel un I, devant elle. Les lèvres retroussées sur ses crocs immaculés. Sur son menton, le sang avait séchée et craquelait.
- Enfin...
Sa voie était chaude et rauque, elle possédait un petit quelque chose de félin. Il posa sur elle regard et une bouffée de soulagement s’immisça en elle, lorsque Éléonore remarqua que ses yeux avaient repris leur couleur humaine...
Il s’avança vers elle une des ses immenses mains superbement forgée. Mais la jeune femme esquissa le geste en se jetant littéralement sur sa droite. Elle atterrie durement au sol, le souffle court et un douleur atroce lui vrilla les côtes.
L’homme ricana, et s’accroupie à sa auteur. Encore sous l’effet de la douleur, Eléonore ne put réagir lorsqu’il l’allongea sur le dos.
Son souffle vint effleurer sa nuque, son haleine froide caressa ses lèvres, puis descendit vers le menton. La seconde suivante, il reniflait avec bonheur la peau de son cou, comme s’il cherchait à capturer son odeur à jamais.
Ses dents se posèrent alors doucement contre sa chair, la pénétra.
La douleur fut telle qu'Éléonore ne put pas même hurler. Son cris se coinça dans sa gorge, tandis que l’homme-vampire lui aspirait la vie.
Le noir l’engloutis alors même que son agresseur se régalait. C’était la fin. Sa fin.
- Texte n°1 & n°2 - Catégorie divers - Lu 201 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Texte n° 1
Je me souviens comme tu riais. C'était le bonheur à l'état brut. C'était... Parfait. Ton rire, ce si doux ténor, raisonnait à mes oreilles comme la plus sublime des mélodies. Et je frissonnais toujours à son écoute. Je me sentais pleinement heureuse. Je me sentais entière. Car, inévitablement, je me savais la cause de cette joie.
Et parmi ces ravissements, ces enchantements dont la vie était faite, n'est-ce pas-là, la plus douce des offrandes que de savoir simplement cela.
Et pourtant...
Pourtant, le vide de ton absence n'en finis plus. Le silence de ton adieu ne cesse de croitre à mesure que ton rire s'éteint de mes souvenirs. Et mon mal-être grandis.
Je me souviens comme tu voyais. Ton regard. Le miroir de ton âme. Le reflet de ta personne. Il n'était que millier de sentiment. J'étais capable de lire en toi aussi bien que je peux lire mes mots aujourd'hui même. Cet horizon bleu ne pouvait rien me cacher. Je savais. Je savais tout.
Le soleil a fuit, depuis l'ombre plane sur la ville. Je frisonne tant le froid qui m'entoure est dure. Mon souffle s'est transformé en vapeur, et la pluie de cesse de fondre sur la terre. Je me sens tellement seule, vois-tu, que j'en aurai hurler à mon fendre les cordes vocales. Mais à quoi bon ? L'humanité s'obstine, et reste sourde à mes appelle au secours, aussi me suis-je résignée à laisser faire. Dussé-je en mourir, jamais plus je ne demanderai d'aide à qui que ce soit.
J'avance lentement, les membres engourdis par le froid. Brr... C'est choquant comment je hais cette saison de l'année. L'hiver. Cette époque où tout perd vie, où le monde est plongé dans une abime de froid, où le soleil ne vit que part à-coup. Oui, du plus profond de mes entrailles, je hais cette saison.
Mes mains, au fond des mes poches, tremblent convulsionnée, sans que je puisse-je y remédier. Mais qu'arrive t-il à notre terre ? Pourquoi le soleil nous a t-il si lâchement abandonné ?
Grelotante, je continue mon ascension, de moins en moins consciente de ce qui m'entoure. J'ai tant froid, et tant peur, que le monde peut bien se dissoudre sous mes pieds, je n'en remarquerai rien. Un corbeau, cet oiseau maudit, s'envole au loin à mon approche. Je ris d'un rire jaune, alors comme ça, c'est de moi que tu as peur, petite bête. Mais es-tu donc aveugle ? Ne vois-tu pas que nous courons à notre perte, et c'est moi que tu fuis... Satanée créature !
Je soupire, et mon souffle se perd sous la pluie. C'est rageant ! Vraiment. Je baisse les bras, et la tête courbée, je continue ma marche, l'esprit en déroute et le moral à zéro.
- A l'homme de ma vie - Catégorie autobiographie - Lu 308 fois - Moyenne des votes : 5.00 (Nombre de vote : 1)
Mercredi 5 août 2oo9,
A l'homme de ma vie, celui qui jamais ne fut là.
Je ne suis plus capable de faire comme si rien n'était, papa. Comme si tu n'étais jamais parti, comme si tu ne t'étais jamais éloigné.
Ô que je serais heureuse de t'avoir à mes côtés, faire comme si je te savais derrière moi, m'aidant dans l'impasse, me souriant dans la réussite.
Mais, tu sais, papa, ce soutien paternel tant attendu, jamais je ne l'ai connu, je ne le connaîtrais sans doute pas... Par ta faute.
Papa, regardes en moi et voies que laisse ton absence. Je ne peux plus, non. Je souhaite tant que ces erreurs ne fussent jamais tiennes, comme si ce manque en moi ne fut qu'imaginaire, fictif.
Que ma souffrance ne vive qu'un instant. Je t'imagine essuyant mes larmes, mes peines, mes douleurs. Je rêve d'être aimée comme je peux t'aimer, moi. Je rêve, encore, d'effacer d'un geste, d'une parole, d'un regard, toutes ces années de solitudes, de manque, d'abandon.
Ne serais-je donc jamais ce que cela fait d'être aimée d'un père ? Ne goûterai-je jamais à tes bras câlins ? Je souhaite croire en toi, ne plus jamais t'en vouloir, espérer un jour te pardonner. Je songe à revivre mon passé, celui qui aurait du s'écrit avec un "notre".
J'aimerais me savoir assez forte pour croire en mon rêve. Papa, j'ai tant pleuré de toi, pour toi, à cause de toi. J'ai tant versé de larme que mon cœur s'en est asséché, à présent incapable de ressentir.
Comment anéantir ce désespoir qui me hante ? Je me sens incapable de ne plus t'aime, un paradoxe bien malheureux, car ainsi je souffre mille morts.
Papa, oui, si c'était possible, que ferions-nous ? J'ai soufferts par ta faute, mais le sais-tu seulement ? Es-tu au moins au courant que tu as laissé une âme en peine derrière toi ?
Je n'ai que seize ans, papa, pourtant j'ai l'impression d'avoir vécu toute une vie.
En ce moment même, je te pleure. Ce manque est toujours aussi vif, mes blessures encore ouvertes et douloureuse.
Papa, reviens. Papa, aime-moi. Papa, ne m'oublies-pas.
- Texte n°3 & n°4 - Catégorie divers - Lu 146 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Douleur : sentiment universel.
Et sans te retourner une dernière fois, vers moi, tu t'es éloigné. Cela avait l'air si simple. Tu marchais tranquillement, naturellement. Comme si tu ne me laissais pas derrière toi. Ne te rendais-tu pas comptes qu'en réagissant ainsi, c'est une partie de ma vie que tu me volais ? Quant à la seconde partie, crois bien qu'elle a volé en éclat la minute d'après. A présent, je n'étais plus rien. Pas même une âme, une conscience. Tu t'étais dispensé toi-même d'explications. Tu ne m'avais touché mot. Tu n'as pas réfléchi longtemps, n'est-ce pas ? Tu n'as pas pensé qu'un simple mot, une simple phrase aurait pu me sauver, m'aider, me soutenir ? Non, tu t'es contenté de pivoter sur tes talons et de fuir . Car, oui. Oui, tu as fui. Tu m'as fuis. Ah, le fourbe ! Le lâche ! Et, sauvagement, tu as creuse ce trou. Juste sous ma poitrine. Tu es parti. Tel le voleur, le vent, la marée. Et moi, pauvre fille, pathétiquement éplorée, je savais que faire de cet amour si lourd. Ce maudit fardeau ! Tu m'as laissé, seule et chagrinée, errer au bord du précipice. Rah, comme j'en souffre encore. Regardes bien en moi, Ô toi qui n'a passer qu'à ta petite personne, regarde bien et voie le vide que tu as laissé. Jamais plus il ne sera rempli, je vivrais éternellement avec ce poids, cette douleur.
~~~~~~
La vitesse n'est qu'une banale réalité, sa sensation est bien plus.
Les bras levés haut vers le ciel, la jeune fille aspira goulument l'air qui fouettait son visage avec rage. D'un geste brusque, elle remit en place comme elle put ses longs cheveux flottant au gré des humeurs du vent. Elle ne se tenait en équilibre qu'à la seule force de ses cuisses. Des milliers de paysages défilaient devant ses yeux mi ébahis, mi effarés. Et la vitesse emplifiait à mesure qu'elle s'égosillait à hurler sa joie. Le moteur vibrait sous elle, faisant ainsi accroitre cette revigorante adrénaline. Elle filait droit sur l'horizon dans un vacarme assourdissant. Au détour d'un virage son coeur s'emballa et loupa un battement. Elle voulait ne lui laisser aucun répit, aucune chance de reprendre contact. Laissant monter en elle l'insouciance d'accélèrer, elle sillonnait les routes sans se soucier des lois. Le besoin de fendre la brume de l'aube et l'ombre du crépuscule se fit sentir. Tandis que ses yeux lui piquaient, son esprit vagabondait çà et là toujours plus distrait par ce léger vertige dû à la vitesse.
Exquis. Sensationnel. Jouissif.
Elle voulait oublier la vie, l'espace d'un moment et comment s'y prendre mieux qu'ainsi ? Le néant lui ouvrait grand les bras, lui offrant ainsi la possibilité de fuir. Dans un bruit de moteur elle franchit dignement les derniers mètres.
Nuit et jour. Jour et nuit, aller, oublier et vivre vite.
- Un soir d'automne - Catégorie divers - Lu 133 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Il faisait nuit. C'était un soir d'automne. La piscine avait fermé ses portes depuis bien longtemps.
Mais on s'en foutait pas mal, nous. On y était quand même allé. On a sauté par-dessus le grillage.
Non, tu as sauté par-dessus. Moi, je l'ai grimpé ce foutu grillage. On a bien ri, sur le moment.
C'était pas bien. Mais encore une fois, on s'en avait rien à foutre. On voulait seulement pendre du bon temps. S'éclater. On ne voulait plus penser.
On voulait juste vivre notre vie une seule fois comme on l'entendait.
Alors, on est rentré dans cette saloperie de piscine par effraction. Quand je te l'ai dit, tu m'as regardé bizarre. Et puis tu as ri.
Je n'ai pas mis longtemps à te suivre. Il a nous fallut un bon moment avant qu'on ne parvienne à nous calmer.
C'était pas tous les jours qu'on riait autant. Et mon Dieu, qu'on se sentait bien.
On s'est mis à nu, frissonnant comme de nouveaux nés. Tu as plongé le premier. Normal, tu avais plus de cran que tout un bataillon d'homme réunis.
Moi, j'ai regardé l'eau d'un oeil critique, puis j'ai cessé de réfléchir. J'ai plongé. Et j'ai hurlé.
Tu as bien ri de moi sur le coup. Et je t'en ai voulu... Un millième de seconde même pas.
L'eau ne devait pas dépasser les trois degrés ! Autant dire qu'on se les gelés pas mal.
J'ai étouffé un second cri quand j'ai plongé la tête sous l'eau pour te rejoindre. Je me demandais comment tu faisais, toi. Pourquoi tu n'avais pas hurlé en atterrissant dans ce congélateur liquide.
Et encore une fois j'ai cessé de réfléchir.
Je me suis coulée jusqu'à toi, tu m'as pris dans tes bras. On était bien là. Tous les deux. Juste toi et moi. Et personne d'autre.
J'avais un peu peur, j'avoue. Je ne voulais pas qu'on nous choppe comme les deux gamins que nous étions en faisant cette connerie de jeunesse.
Mais bien vite, tu m'as rassuré. Personne n'était là. On était seul au monde, m'avais-tu chuchoter avant de m'embrasser.
J'ai dû reprendre mon souffle à trois fois, tant tu avais mis d'ardeur dans ton baiser. Je m'étais éloignée, je voulais bouger un peu pour réchauffer mon corps glacé.
Mais je n'avais pas fait trois brasses, que déjà tu m'avais coulé. Ton rire avait emplit mes oreilles et je m'étais crus au paradis, ou presque.
Alors, j'ai tenté à mon tour de te faire boire la tasse. Impossible. Autant s'en prendre à un ours. Là, encore, j'aurai eu une chance.
Alors, par bouderie, je t'ai repoussé et j'ai nagé à l'autre bout de la piscine. Dieu que j'avais froid.
Je savais que j'allais attraper la mort, mais j'étais avec toi. C'était l'essentiel, alors je ne m'inquiétais pas. Du moins, je n'y pensais pas.
Tu m'as rejoint, ce sourire qui n'appartenait qu'à toi sur les lèvres.
J'ai craqué. Tu savais t'y prendre avec moi. Comme toujours. J'ai soupiré et t'ai murmuré au coin des lèvres combien j'avais envie de toi.
Tu m'as regardé comme si c'était la première fois que tu me voyais, ou que tu voyais la sainte vierge en personne.
Et cette fois-ci c'est moi qui me suis moquée de toi. Tu m'as tiré la langue. J'ai trouvé ça mignon venant d'un homme.
Pour me faire pardonner, j'ai posé chastement mes lèvres sur les tiennes. Une simple caresse. Un simple effleurement. Rien de plus.
Tout était parfait.
Et on s'aimait. Oui, comme on s'aimait. Comme des fous, comme des chiens, comme des drogués, comme... Toi et moi.
- Espoir - Catégorie Divers - Lu 176 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Il ne te viendra jamais en aide.
Cet espoir tant attendu, non, ma chère enfant !
Il t'a abandonné, oh le vil !
Cesse d'y croire.
Ouvre les yeux et vois comme chez lui tout est sombre, ténébreux, horrible... mesquin.
Ne le laisse plus t'écorcher vive, soit brave et affronte le.
Tu n'en ressortiras que plus forte...
L'espoir n'est qu'une catin qui t'a séduit pour se faire tout donner.
Ignore cette fleur de trottoir et cherche ta force dans ses bras, tu y trouveras ce refuge.
L'ultime.
Mais n'oublies pas que la peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur.
Car tu trembleras, oui.
- Savana. - Catégorie divers - Lu 144 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Que penseriez-vous si, là, maintenant, tout de suite, je vous annonçais que je suis supérieure à vous par trois côtés.
Vous ririez bien sûr, vous me jugeriez égoïste. Et sans doute, me trouveriez-vous narcissique. Vous vous détourneriez de moi, comme tout le monde l’a fait jusqu’à présent. Vous m’éviteriez et sans doute vous moqueriez-vous.
Et bien évidemment, je serais strictement incapable de vous faire changer d’avis sans vous faire fuir, sans vous apeurés ou même vous choqués.
Et là encore, je serais seule fautive. Car dans mon obstination, j’aurai perdu ce semblant d’amitié qui nous relier encore si faiblement. Je suis convaincue que lorsque vous lirez cela, beaucoup d’entres vous me prendront pour une folle, d’autres encore auront pitié de moi et pis il y aura ceux qui feront semblant de me croire, de me soutenir, de me comprendre.
Mais au fond, je suis réellement et irrévocablement seule dans ma solitude.
Bien évidemment, je pourrais vous cacher cela à tous. Faire de moi une tout autre personne. Me cacher derrière ce masque impénétrable où personne, strictement personne, ne pourrait y voire ma différence, ma bizarrerie, mon étrangeté.
Ah, ah ! Je le pourrais fort bien, pourtant, Dieu a eut la bonne idée de me concevoir sans moindre once de logique. Alors, je me bute à ne rien cacher. A tout vous dévoiler. Et si par malheur, un jour, vous me poseriez une quelconque question, que m’obligerais à vous répondre aussi sincèrement que possible.
Je me répète, je suis la seule fautive de ma solitude, de mon chagrin, de mon dégoût envers ce monde injuste, et de bien d’autres choses encore... Je suis responsable de l’ampleur catastrophique qu’a suivit ma vie, et pourtant...
Pourtant, j’en veux au monde entier. J’en veux à mes géniteurs. Je t’en veux à toi de rire de mes mots. J’en veux à ces personnes qui jugent sans chercher à comprendre ou à savoir. Et enfin, je m’en veux à moi. Terriblement. Affreusement. Douloureusement.
Et maintenant, si je vous disais en quoi je suis votre supérieure ? Je vous conjure de me croire, et de retenir vos envies de pouffer.
En effet, vous m’êtes inférieur. Je possède trois atouts, trois dons que personne d’autre ne détient en ce bas monde.
Je suis capable de lire en toi comme dans un livre ouvert.
Je suis capable de soigner tes pires blessures physiques au risque de ma vie.
Je suis capable d’entre apercevoir ton futur aussi clairement que je me vois chaque matin dans ma glace.
Riez. Hurlez de rire. Pleurer de rire. Souffrez de rire.
Et pourtant ce que vous venez de lire est réellement réelle.
Je suis bien ce que je me bute à vous faire comprendre.
Mais aujourd’hui est un autre jour ! Ma dix-huit année vient de me heurter à plein fouet. Une ride de plus, un nouveau degré de maturité acquis. Et bien sûr, ma liberté.
Une idée que j’ai fuis des années durant s’est imposée d’autorité à moi. Aujourd’hui, je pars. Je quitte tout et recommence à zéro. J’efface mes erreurs comme les votre et je fuis vers d’autre cieux.
Je suis Savana Petterson, âgée de 18 ans, et je suis bien décidée à retracer ma vie convenablement. Sans pour autant vous voiler ma véritable personne.
- J'étais là. - Catégorie triste - Lu 141 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
J'étais là. Bien sûr, j'existais encore.
Je voyais tout, je comprenais tout, j'entendais tout.
J'étais présente, mais... par pour eux.
Et doucement, je fus le témoin de leur déchirement.
Je hurlais, je pleurais, je suppliais.
J'étais là, spectatrice de leur haine.
Je souffrais avec eux. Pour eux.
Ils ne semblaient pas prêts à réagir.
Ils ne m'entendaient pas.
Mes supplications n'atteignaient pas leur esprit.
Et leur rage s'amplifiait.
Encore et toujours plus.
J'étais là, petite et déterminée.
Mais cela ne changeait rien, absolument rien.
J'ai vu, de mes yeux vus, leur douleur les détruire.
Ils s'éloignaient, je tentais de les retenir.
Je voulais leur expliquer, tout leur avouer.
J'étais encore avec eux, folle de chagrin.
Je vivais toujours, pour eux, à cause d'eux.
Chacun de mes souffles leur étaient destinés.
Ils ne comprenaient pas ; je n'étais pas morte. Non !
Ils ne m’écoutaient pas, n’en faisaient cas leur tête.
Pourtant je n’étais pas transparente, j’étais belle et bien là.
Puis, penaude, je m’effaçais.
J’abdiquais.
J’abandonnais.
Je rendais les armes.
La pauvre petite chose était une lâche.
Leur propre fille.
- Un pardon. - Catégorie sentimentale - Lu 80 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Timidement, la jeune fille lui tapota doucement l’épaule, sentant monter en elle cette panique tant connue. Celle la même qui, en la présence du jeune homme, ne lui laisser jamais une seconde de répit. Celle la même qui réduisait chacune de ses phrases à un simple murmure, à un pathétique souffle.
Le jeune homme – l’amour bafoué de sa vie – se retourna, son sensationnel sourire collée au lèvres. Il paraissait tellement plus jeune, plus doux, plus... lui-même, lorsqu’il souriait d’une telle façon. Comme si le mouvement de ses lèvres était contagieux, son visage entier ne pouvait s’empêcher de le suivre. Ainsi son sourire illuminait chaque parcelle, aussi infime soit-elle, de son si beau visage.
Elle inspira longuement et finit par se lancer :
- Dis, pourquoi es-tu si gentil avec moi, en ce moment ?
Elle se savait prête à flancher à la première moquerie, et son estime d’elle-même diminua encore d’un cran. Elle était si... pathétique, pitoyable...
Le regard du jeune garçon se fit taquin et son sourire s’élargit encore. Il lui prit tendrement la main, jusqu’alors toujours posée sur son épaule, et la serra doucement entre les siennes :
- Ne le suis-je pas habituellement ?
Elle secoua la tête négativement, se qui défit son chignon, laissant tomber en une lumineuse cascade ses long cheveux roux sur ces frêles épaules.
L’homme soupira, enchanté. Il était presque sur qu’il s’agissait d’une apparition. Jamais Eileen n’avait été aussi belle. Impossible. A moins... A moins qu’il n’avait remarqué sa beauté troublante auparavant.
Bien que très stupéfait par sa propre idiotie, Bo remarqua que la jeune fille avait les yeux baissés, comme si quelque chose la chagriner affreusement.
Bo tendit la main, toucha sa joue, caressa sa peau d’ivoire, frappé par tant de douceur, et fut heureux de constaté qu’elle ne se dérobé pas sous ce contact. Au contraire, elle paraissait apprécié tout particulièrement, puisqu’elle enfuit sa joue dans sa paume comme un chat cherchant des caresses.
Alors, avec toute la douceur qu’il était possible d’avoir, il lui attrapa le menton et lui releva la tête pour croiser ses yeux vert amande. Encore une fois, il fut surpris de constater qu’autant de beauté puisse être contenue dans un être si petit, si frêle, si doux.
C’était presque offrir sa proie au dragon. Une créature telle qu’Eileen ne serait jamais apte à reconnaître et encore moins à battre un rat de la société lorsqu’elle en rencontrera un. Ne l’avait-elle pas prouvé avec lui ? Elle n’avait pas fait attention, et elle s’en mordait encore les doigts aujourd’hui.
Son cœur, si tendre et bon, s’acharnera toujours à trouver une excuse à ce dit rat.
Tout comme, il en était certain, elle lui avait déjà trouvé une excuse à lui.
Il fut heureux de voir qu’Eileen avait enfin retrouvé sa voix pour lui répondre brusquement :
- C’était avant... C’était il y a longtemps, ça ! Dis-moi pourquoi, soit sincère, un fois dans ta misérable vie !
Bo ne put se retenir de sourire et, intérieurement, il applaudit avec chaleur sa jeune amie. C’était la première fois depuis qu’il était rentré de France qu’elle lui parlait sur un tel ton, presque sec, méprisant. Et il ne pouvait lui en vouloir car au fond de lui, et pour être honnête envers lui-même, il savait qu’elle avait raison.
Aussi, pour tenter de radoucir son mépris de lui, il répondit on ne peut plus sérieusement :
- Parce qu'il est temps de rallumer les étoiles !
Eileen sursauta, ni comprenant plus rien. Les étoiles ? Etait-il tombé sur la tête en France ? Ou bien était-ce le temps caniculaire du Texas qui lui était monté au cerveau ? Elle sentit la pression des doigts de Bo sur les siens s'accentua, et la jeune fille voulut lui retirer. Comme brûler par ce contact, mais le jeune homme ne la laissa pas faire. Au contraire, il entrelaça sa grande main à la sienne.
- Quelles étoiles ? s’enquit Eileen sûr que Bo se moquait d’elle, comme toujours.
- Celles là même qui illuminait tes yeux lorsque tu me regardais approcher. Celles là même qui pétillaient au fond de tes prunelles lorsque tu me regardais dans le blanc des yeux.
Eileen sursauta devant tant de véhémence contenue dans ses propos. Et bien qu’elle sache qu’elle allait le blessé, elle lui répéta, le cœur lourd de larme :
- C’était avant ça...
Elle tenta une seconde fois de récupéré sa main, mais Bo réagis plus vite et resserra ses doigts avant de porter sa main à sa bouche pour y déposé un tendre baiser.
Sous le choc, Eileen réfléchis à une façon subtile pour se dérober, mais avant qu’elle n’ait compris ce qu’il lui arrivait, elle se retrouva plaqué contre une dure poitrine, des bras protecteur au tour d’elle et une chaleur bienfaisante envahie son corps. L’embrasant toute entière. Une rougeur apparut sur ses joues pâles.
Elle se retrouva alors incapable du moindre mouvement.
- Je suis tellement, tellement désolé, Eileen ! Tellement désolé ! s’écria Bo contre toute attente. Je ne suis qu’un vulgaire crétin qui ne mérite pas ton amour.
Il cessa sa litanie pour reprendre son souffle, puis ponctua celle-ci avec force :
- Mais je suis bel et bien prêt à me battre pour te prouver le contraire ! Et ceci dès maintenant...
Eileen, déroutée, n’était pas sûre qu’elle ait envie qu’il se batte. Après tout, si elle avait tant souffert dans la vie, c’était par sa faute. Il était le seul coupable, le seul à blâmer. Bo ne serait pas capable de rattraper ses erreurs passer, non.
Ce n’était pas un homme prêt à montrer au monde entier qu’il avait eut tords, qu’une fois dans sa vie il n’avait pas réagis comme il convenait, qu’il s’était trompé aussi lourdement que possible, que dans toute l’histoire il était le coupable.
C’était lui, l’homme qui sept ans plutôt lui avait voler son bien le plus précieux, sa virginité et qui s’en était venter par la suite, ruinant ainsi sa réputation comme sa vie.
Et quand enfin, elle avait eut le cran de lui faire remarqué, il l’avait éconduite avec dédain, comme si elle était la dernière des putains, sans même se soucier de ses sentiments. Car même après un tel affront, son cœur battait toujours et encore pour lui.
Elle soupira, refoulant les larmes. Elle n’était plus digne d’aucun homme, elle s’était crut perdue, elle l’aurait été si elle n’avait put comptait sur sa meilleure amie qui l’avait conseillé de s’exiler à la campagne.
Ce que, bien sûr, elle s’était empressée de faire, espérant bien oublis l’horrible scandale qui souillé son nom mais aussi les beau yeux d’un Duc cruel.
Pourtant sept longues années venaient de s’écouler, et son cœur battait toujours autant la chamade pour un homme qu’elle n’avait jamais crus revoir.
Un homme... changé. Un homme aussi doux qu’il fut brusque. Un homme aussi honnête qu’il fut menteur. Un homme aussi gentil qu’il fut cru. Un homme aussi bon qu’il fut cruel.
Oui, un homme qui ne demande rien d’autre que le pardon.
Mais n’était-il pas trop tard ? Saura t-il seulement rattraper ses tords ?
Un homme tel que Bothwell Fitzgerald ?
- Me pardonneras-tu un jour ? murmura Bo à son oreille. Je m’en veux tellement de t’avoir fait tant de tords.
Eileen ne sut pas que répondre, aussi se contenta t-elle d’hocher la tête.
- Je voudrais que tu deviennes ma femme, Eileen. Pour le pire et le meilleur. Pour toujours et à jamais.
Sa phrase se perdit dans le vent, car face au visage choqué d’Eileen, Bo éclata d’un rire franc.
- Tu n’es pas sérieux, Bo ! s’écria Eileen sans réfléchir. Tu ne m’aimes pas ! Je veux un mariage d’amour, Bothwell !
Bo savait bien tout ça.
- Tu sais, Eileen, l’amour ça n’a jamais été mon truc. Je suis doué en tout ce que tu veux, sauf en l’amour. J’ai besoin d’un professeur compétant pour cela.
- Tu n’y penses pas, Bo ! Et le scandale ! Réfléchis donc un peu dans ta tête de linotte.
Elle ouvrit de grands yeux, réalisant trop tard le sens de ces paroles. Elle porta la main à sa bouche, effarée par son comportement.
- Oh, Bo ! Excuse-moi, je ne voulais pas te...
- Non, ne t’excuse pas, tu as raison. Je suis une linotte, une linotte qui a besoin d’un professeur. Qui plus est, je l’ai déjà trouvé !
- Ah bon ? s’exclama la jeune femme, entrant par mégarde dans son jeux. Qui est-ce ?
- Est-ce indispensable de poser la question, ma jeune amie ?
Réalisant, Eileen sursauta. Il était décidément fou !
- Non, non ! Non !
- Oh, si !
- Bo, je ne peux pas... Tu vas trop vite, c’est trop simple, c’est trop tôt, c’est trop... tout.
- Ne dis pas de bêtise. Je veux que tu m’apprennes le sens du mot « amour » car pour toi je sens que j’y serais capable. Je regrette le mal que je t’ai fais, ma douce. Je m’en veux énormément, mais comme disait mon père : ce qui est fait est fait. Mis à part m’excuser, je ne vois pas ce que je peux faire de plus. Mais à présent que je suis de retour, je te veux plus que tout au monde. Je veux faire de toi ma femme, la mère de mes enfants, la maîtresse de ma maison.
Bo dut interrompre son monologue pour reprendre son souffle, puis il continua, toujours aussi sûr de lui :
- Je veux te faire oublier, je veux t’offrir la vie dont tu rêvais il y de ça sept ans. Je veux te rendre heureuse, te faire femme. Et j’y arriverais. Je n’ai guère besoin de ton consentement, tu sais, Eileen. Depuis que je t’ai prise, tu m’appartiens. Et tu le sais très bien. Mais je ne veux pas me résoudre à cela, je ne veux pas te forcer, je veux que tu sois d’accord, pleinement consciente de tes choix. Je n’ai pas un cœur de pierre, tu le sais aussi bien que moi, je veux prendre en compte tes sentiments. Je veux que tu sois consentante.
Bo essuya furtivement une larme qui s’était échappé des yeux d’Eileen.
- Eileen, ma mie, es-tu d’accord avec tout cela ? Souhaites-tu devenir ma femme et reprendre ta vie d’avant, là où par ma faute, tu as du la stopper. Tu seras une femme libre, une femme indépendante, mais tu seras aussi ma femme. Ma femme. Et je ferais tout mon possible pour que notre bonheur dur indéfiniment.
- Je... Enfin... Bo !
Le jeune homme s’approcha d’Eileen et abaissant sa tête à son niveau, il posa ses lèvres sur les siennes. Tout d’abord choquée, Eileen voulut s’esquiver, mais bientôt elle perdit l’esprit, et rendit son baiser à Bo.
Avec passion et douceur, Bo lui rappela alors combien il était fabuleux d’embrasser l’homme qui fait battre votre cœur, celui que hante vos nuits et accapare votre esprit tout entier.
Lorsqu’ils durent se séparer, pour reprendre leur souffle, Eileen lâcha :
- J’accepte. Et je t’apprendrais l’amour.
- Tu m’en vois ravis, ma mie, répondit Bo avec chaleur avant de la reprendre contre son cœur.
- Je suis... - Catégorie divers - Lu 204 fois - Moyenne des votes : 0.00 (Nombre de vote : 0)
Je suis ta peur et cette souffrance qui ronge ton être.
Je suis cette flamme éteinte de tes yeux et ces larmes qui coulent.
Je suis ce froid glacial au creux de ton âme.
Je suis ce vide, celui qui règne en ton cœur meurtri.
Je suis cet être cruel hantant ton esprit brouillé.
Je suis cette bête, infâme, déterminée à t'arracher ton bonheur.
Je suis ta douleur, et j'en suis fière, soit en sûr, Ô toi vil homme.
Je suis ton éternel tourmente.
Je suis la tempête qui fait rage en fond de tes entrailles.
Je suis cet chose qui t'ôtera la vie, qu'importe les conséquences.
Je suis le fantôme de notre amour mort-né.
Mais qu'es-tu donc en train de faire ? / Ca s'voit pas ? / Et d'après toi, c'est là, la solution ? Tu es vraiment pitoyable ! / Ah ! Non. J'suis pas pitoyable, j'suis lâche ! T'vois la nuance ? / Non, vraiment. Mais qu'importe, c'est de toi qu'on parle, ne change pas de sujet ! / Ah, ah, ah ! J'suis pas douée visiblement. / Faut croire. Es-tu sûre de vouloir cela ? / Sûre et certaine ! / Mais pourquoi, bon Dieu ? Ce vide en face de toi ne t'effraies pas ? N'as-tu pas peur de souffrir mille morts ? Ne redoutes-tu pas la chute ? / ... / Pourquoi ? / T'es bouché ! Hein ? T'vois pas que, nous, jeunesse d'aujourd'hui, on a aucun avenir ? On aura rien, on va devoir se démerder à l'arrache ! On va subir ce qu'eux, nos ancêtres, ont généré ! / C'est donc cela.... Tu as tant peur d'affronter ton futur ? / C'est ça... J'vois pas comment j'y arriverais. J'en ai pas la force, ni l'envie. Et j'ai pas envie d'assumer à leur place. / Frousarde ! Tu n'es pas seule, tu sais. Des milliers de jeunes sont dans le même cas que toi ! / Seulement moi, j'suis pas née pour affronter ça ! J'veux pas vivre dans c'monde. Leur monde. / T'es pas née pour mourir si jeune, non plus. / C'est vrai. / Mais alors que fais-tu là ? Face au vide ? A deux pas de la mort ? / T'es vraiment con ! J'dois t'faire un dessin peut-être ? / J'essaye de te résonner ! Tu n'arriveras à rien ainsi. Tu te dois te relever les épaules et de rester droite face aux problèmes ! / Comme cela ou autrement, j'arriverais à rien de toute manière ! Et j'dois rien à personne, pas même à moi. J'ai pas assez de volonté pour ça ! J'suis pas comme eux; j'suis pas prête à tout lâcher pour une cause ! J'veux vivre ma vie, comme ils l'ont fait ! Avec le sourire aux lèvres ! / Mais ce n'est pas ce que tu t'apprêtes à faire ; tout lâcher pour une cause ? Une cause vile et malsaine ! / La société n'a rien à m'offrir. Le monde actuel ne vaut rien, strictement rien. Il est basé sur la malhônneteté, sur de la merde ! / C'est faux. Il y a toujours une part de beauté dans un monde. Qui cherche trouve. / Mais ma vie n'est pas une quête infernale ! J'veux pas avoir à chercher mon bonheur constamment ! J'veux qu'il sonne à ma porte et qu'il m'enveloppe de ses bras, nuit et jour, heure après heure. / Tu es drôlement exigeante ! / N'est-ce pas mon droit face à cette pathétique société ? / Non ! Et les autres, tu y penses ? / J'm'en balance des autres, putain ! C'est de moi dont j'me soucis. Moi et moi seule ! Ma putain de future vie ! D'mon avenir sans joie ! / Tu es décourageante. Les autres sont dans la même impasse que toi, bordel ! Tu n'es pas seule au monde ! Ni le centre de celui-ci ! Aidez-vous entre vous et cela ne passera que plus facilement. / J'suis incapable d'm'aider moi-même et t'veux que j'aide les autres ! Ah ! La bonne blague ! / J'avais raison sur un point, ma belle ! Tu es belle et bien pitoyable ! Tu t'apitois sur ton sort, t'veux qu'on ne pleurait que sur toit, tu veux que ce soit toi qu'on aide en premier, t'veux tout et les autres peuvent bien mourir, t'en aurais rien à foutre ! Toi avant tout, n'est-ce pas ? / T'as tout compris, l'ami ! Mais en fait... T'es qui ? / Une partie de toi ! Encore une fois tu détournes la conversation. / Mais qu'est-ce que ça peut bien t'foutre à la fin ? J'veux en finir et alors ? C'est pas ton affaire ! / Si ! Bordel, tu comprends pas que je fais partie à part entière de toi et que si tu te jettes de ce toit, moi je disparais avec toi ! / Je comprends que dal, mais moi d'abords ! T'as déjà oublié ? Toi, j'm'en pète pas mal. / Ingrate ! / Eh oué, la vie m'a fait comme ça. / Ah, là tu te goures ! C'est toi qui t'ai forgé ton caractère de merde. C'est toi qui l'a voulus ! / P'être, j'sais pas, j'sais plus... / Allons, recules ! / Non, j'veux pas d'ce futur, c'est pas pour ça que mes parents m'ont eut ! Pas pour me battre continuellement. / Ils ne t'ont pas fait non plus pour que tu te tues ! / Eh oué, mais c'est la vie. Hein ? Qu'est-ce que tu veux ? L'est cruelle notre amie la pute et moi j'suis ses pas. / T'es complètement folle, ma pauvre. Tu n'es pas normale. Nombre de gens sont comme toi et combien affrontent sans relâche ? T'es qu'une pathétique âme sans cervelle ! / J't'ai déjà dit qu'j'me sens pas de force à vivre comme ça. La vie qu'on nous laisse est loin d'être un cadeau. Si, si. Un cadeau... empoisonnée. J'laiserais pas cette salope me détruire. / Elle le fait déjà, là, en ce moment ! / Oué, t'a p't'être pas tord... Aller ! A bientôt, l'ami !