Le vent.
Cette douce brise qui lentement parcourt la terre, passant par les océans et les mers, par les forêts et les champs, par les monts et les vallées, par les montagnes et les collines, par les grandes villes et les campagnes, doucement, lentement, apportant la joie lorsque sa caresse atteint notre peau trop exposée à la chaleur de l’astre solaire, réconfortant notre être quand son souffle chaud nous embrasse dans le froid, se mêlant parfois au merveilleux carillon d’un oiseau majestueux, tirant dans son sillage les plus délicieux arômes, agitant toutes étendues d’eau, créant toutes les petites vagues qui nous sont rafraîchissantes lorsque notre peau s’assèche, prenant les feuilles, les faisant danser dans l’air avec grâce, quelques fois vient s’ajouter à cette danse certains grains de terre, ajoutant une ambiance féérique, partout ou il va, poussant notre être dans les bras de notre bien-aimé lorsque sa brise est un peu trop fraîche.
Le vent.
Ce terrible jet d’air qui sauvagement dévaste tout sur son passage, emportant tout ce qu’un homme peut amasser dans sa vie à la sueur de son front, détruisant tout les vestiges matériels laissés derrière les êtres peuplant cette planète, sournoisement, violement, faisant remonter à la surface de vielles histoires quand son souffle ballai la poussière d’une âme, affligeant ainsi la honte, emportant tout un pan d’une pauvre vie humaine, haussant l’irritation avec son cri qui fend l’âme, pouvant effacer la vie lorsque sa rage effleure l’océan, élevant l’eau si haut que la vue de la fin en est impossible, qui se rabat sans pitié sur une âme vivante, apportant le désespoir, lorsque son souffle doté d’une grande absence de chaleur s’étend sur notre corps déjà meurtri par le froid, éloignant notre amour loin de nos bras, quand une bourrasque énorme dévoile quelques mensonges parfois trop vieux pour s’en rappeler.
Le vent.
Il est tout ça à la fois, réconfortant un moment, l’instant d’après dévastateur, il manie l’eau à sa guise, joue avec l’air, encourageant l’amour, et le détruisant en même temps, peut autant se faire chaud et glacial, nous émerveiller avec son chant magique ou nous torturer avec son cri horrible, peut si bien amener une odeur exquise qu’un souvenir que l’on aimerait oublier, c’est l’histoire de toute une vie, de toute ma vie, ce souffle, il est réconfortant, il m’a permis de vivre, il m’apportait le doux son de ta voix, la délicieuse odeur qu’est la tienne, me poussait vers toi lorsque je n’osais pas, créait un paysage hors du commun, nous y plaçant au centre, réglait son souffle pour nous maintenir dans une température parfaite, mais il est dévastateur, secrètement, lentement, il amenait tout nos mensonges à la surface, refroidissait nos humeurs, détruisait ce que nous avions bâtis, il t’a éloigné de moi, la mer t’a avalé d’une seule bouché, puisque le vent lui a dicté, je l’idolâtrais, maintenant je le déteste.
Le vent, ce manipulateur…
Le 02/02/2010 à 1:25:32 par :
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