Je me prénomme Jack Donovan, j’ai 48 ans aujourd’hui, un anniversaire morose.
Voila bientôt une semaine que je me réfugie dans un endroit que je ne souhaiterais pas même à mon pire ennemi.
La pièce est exigüe mais tout aussi répugnante, malgré cela elle est ma coquille à la vie extérieur.
Le monde a changé, et l’être humain avec.
Il ne reste plus que moi, le seul avec un semblant de raison.
C’est du moins ce que je me dis, tout en tentent d’y croire mais tout cela est peine perdue.
Je sais pertinemment ce qu’il en est, dehors tout n’est que mort et faux espoirs.
D’autres humains foulent encore le sol de cette planète, mais nous ne sommes guères nombreux.
A croire que l’espèce est destiné à disparaitre plus tôt que prévus, cela devait arriver bien sur, mais pourquoi maintenant ?
Hélas je ne détiens pas la réponse.
Aujourd’hui, je suis seul au milieu d’un univers anarchique, ou je n’ai que ma conscience et mes souvenirs pour me tenir compagnie.
Le jour n’existe plus, seules les ténèbres règnent en maître.
Les cadavres jonchent le sol, certains parviennent à bouger un membre ou deux.
Je peux les voir de la fenêtre, l’unique de la pièce.
Mais ceci n’est pas le plus effrayant, non ce n’est pas cela qui me réveille le dos trempé de sueur lorsque j’ai l’audace de m’endormir quelques instants.
Dehors, rode une chose qui se nourrit de chair fraiche.
Je peux l’entendre mastiquer, ainsi que les os craqués sous ces dents.
Le bruit est identique à un chien mangeant sa pâté avec avidité, je peux vous dire que l’envie de ce sustenté s’estompe aussitôt.
Dans ces instants, je prie pour ne pas être le dessert.
Je n’ai jamais réussis à la discerner, pas même son ombre, et pourtant je sais qu’elle est là, à l’affut du moindre gibier.
Malgré tout la nuit continue, l’heure tourne et mon estomac me rappelle souvent à l’ordre…
Ma montre affiche : 00h07, et la peur m’envahit peu à peu.
Elle est entrée, je peux l’entendre distinctement à présent.
Je transpire à nouveau, et mes jambes ne veulent plus obéir.
Je suis tétanisé, croyez moi je ne fais nullement le malin.
Je prie juste, comme je ne l’ai jamais fait auparavant.
C’est pourquoi, je souhaite vous dires merci d’avoir pris le temps de m’écouter.
Oui, vous lecteur qui détenait un passage du monde qui un jour peut à nouveau resurgir des ténèbres…..
La porte de la cave vient de voler en éclat, un morceau vient d’atterrir sur le sol devant moi.
Elle descend sur la première marche, puis la seconde, doux jésus j’arrête de compter.
Je suis assis sur un vieux matelas en piteux état, mon corps dégouline de transpiration.
Mes doigts tremblent alors que je vous écris ces derniers mots, mes amis comme je vous aime mais trop tard comme dirais ma mère.
Je...Je peux la v...voir, elle… elle est hideuse, non pitié.
Sei…seigneur sau…sauvé moi.
Elle est mon pire cauchemar, com…comment cela ce peut il ?
Non pas elle, je l’avais pourtant radié de mon esprit depuis longtemps.
Une tête de bébé, un corps meurtris de minotaure, des jambes de bœuf, et des tentacules lui servant de bras.
Oh mon dieu, mes amis comme je regrette.
Adieux, tels seront mes derniers mots.
Jack Dono…
FIN.
Le 24/12/2009 à 16:31:32 par :
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