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Au nom de l'amour - Genre : sentimentale - Lue(s) 108 fois - Ajouter à mes favoris

AU NOM DE L’AMOUR


Quelque chose m’avait réveillé! Un bruit, un son, j’en sais rien. Dans la brume du rêve où je sortais, mes yeux scrutaient la pénombre de ma petite chambre, et mes sens aux aguets essayaient de déceler le moindre signe de vie. Sur la table de chevet, mon réveil indiquait 3heures du matin, et tout près, mon téléphone cellulaire clignotait, c’était sa façon à lui de me signifier qu’il fonctionnait à merveille. À l’extérieur, le calme plat était déchiré par les chants des grillons, petites bestioles nocturne qui berçaient nos nuits avec de symphonies cacophoniques rappelant plus les mélodies de chanteurs amateurs des boui-boui que les chefs-d’œuvre d’éminents génies de la chanson. Le bruit reprit, tel un corps vibrant sur du bois creux, et là je pus constater que c’était mon téléphone qui réagissait à une émission d’ondes lointaines… je le pris, l’ouvris et l’écran lumineux affichait ces deux syllabes qui tout le temps faisaient frémir mon cœur d’émotion : Marie!! Qu’ avait elle encore? Un de ses cauchemars? Ou bien un problème avec sa belliqueuse de grand sœur?
- Cyril?
- oui mon petit cœur!
- Tu dormais?
- Bien sûr chérie, il est 3heures du matin!
- Je sais! Je sais!
- Qu’est ce qu’il y a mon bébé?
- Un autre cauchemar! J’ai peur!
- Calmes-toi mon amour! Que veux tu que je fasse?
- Viens, je veux te voir! Je veux que tu me protège!
- J’arrive mon petit cœur, ne paniques pas!

Oui! Dans quel pétrin je me suis encore fourré? Lorsqu’il s’agit de cette fille, c’est comme si je perd tout sens de la réalité, et le réel c’est qu’elle habite l’autre bout de la ville, dans un quartier peu recommandé la nuit tombée, et enfin il fallait que je traverse toute la ville en taxi, en compagnie de personnes étrangères à la vertu peut être douteuse… Chez nous, les taxis étaient partagés par diverses personnes allant dans la même direction ou le même quartier; ma ville, capitale économique du pays, une fois la nuit tombée, était souvent le théâtre des évènements peu catholiques où des crapules se disputaient la vedette en des rôles à donner des frissons aux âmes sensibles… fallait que je me jette dans l’inconnu une fois de plus, au nom de l’amour!!! l’amour? avant cette fille, Marie, ce mot avait une connotation bien singulière en mon esprit; comment pouvait on perdre a tête pour une autre personne? Cela dépassait mon entendement jusque ce soir où sur un tatami, cette fille me rentre dedans comme un coup de poing inattendu, avec ce regard qui me faisait perdre contenance à n’en plus réfléchir, un mélange de candeur, de compassion et de frayeur dépeints sur un visage dont le créateur avait prit le temps de dessiner chaque traits…
Je souris seul dans le noir de ma chambre en essayant de m’exhorter à me lever; oui! Comme dit le dicton, on n’a point besoin d’un gros appât pour attraper un gros poisson!! Jack l’éclair, c’est ainsi qu’on me surnommait dans le quartier, le garçon qui tirait sur les femmes plus vite que son ombre, et c’est souvent confuses que les unes se relevaient de mon lit le lendemain, surprises de la légèreté de leur vertu face à une langue mielleuse… moi le lion de la jungle sociale, j’avais succombé aux charmes d’une gazelle inoffensive et tous mes crocs s’étaient transformés en quenottes. Je me levai, enfilai un pantalon à la va-vite, une chemise, la première qui me tomba sous la main, des souliers, pris mon portefeuille, mon téléphone cellulaire et sortis affronter la nuit, pensif. Qu’avait elle de plus que les autres filles? Ou bien posons nous différemment la question; que n’avait elle pas pour paraître si différente des autres? Je crois qu’elle manquait de férocité!! Oui cette férocité que l’on rencontre en la gent féminine et qui nous met face au challenge! Son histoire de vie aussi avait de quoi désarmer le prédateur même le plus impitoyable; fille pauvre, issue d’une famille polygamique, vivant chez sa grand sœur et abusée par le mari ce celle-ci, souffrant en silence, le silence des agneaux… ma chambre n’était pas très loin de l’axe routier principal, et à cette heure où même les chats devaient ronfler en songeant aux souris qu’ils allaient capturer le lendemain, il n’y avait pas âme qui vive pour flâner dans les rues. L’air fraîche de la nuit me congestionnait le visage, et seule l’idée de serrer ma dulcinée contre moi me motivait. Quelle histoire!! Une intrigue digne de celle de la légende de cendrillon; le premier soir, le soir de notre rencontre, elle disparut en fin d’entraînement sans crier gare, et j’eus beau écarquiller les yeux, pas de Marie! Partie sans laisser de trace, ni d’adresse! comment allais-je la revoir? Était elle intéressée à revenir? Je n’allais pas tarder à le savoir car la séance suivante elle était là. Cette fois je ne lui laissai pas l’occasion de s’enfuir, j’obtint d’elle la promesse d’un conversation aussi brève soit elle car elle devait se dépêcher de rentrer si elle ne voulais se faire tancer par sa grand sœur… cette grand sœur, belle et farouche, mère célibataire d’un garçon de huit ans, développait une aigreur dont la ferveur n’avait d’égale que la haine qu’elle éprouvait à l’encontre des personnes heureuses; comme si c’était leur faute si elle ne l’était pas… je ne tardai pas à atteindre la route où la rareté des taxis se faisait ressentir; ici, point de numéro à composer pour avoir un véhicule, il fallait attendre en bordure de chemin et espérer que le premier taxi aille dans ta direction, sinon l’attente pouvait être longue… je me rappelle de ce soir où elle daigna enfin passer visiter ma petite chambre!! J’avais tout rangé pour l’occasion, afin d’éviter qu’elle ne découvrisse mon piètre visage de garçon désordonné le premier soir, annihilant ainsi mes chances de la posséder. Elle ne devait pas rester longtemps, mais c’était suffisant car chaque seconde auprès d’elle restait captive en mon esprit et longtemps après son départ je savourais encore sa présence virtuelle en me projetant tout genre de scénarios amoureux. Elle arborait un chemisier bleu nuit sur une jupe elle aussi bleue qui s’arrêtait au dessus des genoux, révélant de jambes aussi belles que celles dont seule l’imagination créatrice peut générer. Ses yeux brillaient du reflet de ses émotions dans cette pénombre sciemment créée, et je compris par le sourire qui se dessina sur ses lèvres que je ne pouvais compter sur la complicité des ténèbres pour la ravir car l’aura que dégageait son âme était si puissante qu’on ne pouvait rester que béat face à tant de sublime. Elle se déplaçait avec aisance d’un endroit à l’autre de ma chambre, imbibant de son parfum corporel l'atmosphère de ma chambre, scrutant avec l’attention d’un géologue les images et les objets environnants. Je sus ce soir qu’elle était fiancée, et que son préposé était d’un pays de l’occident, et aussi qu’il projetait de venir l’épouser bientôt. Curieusement la nouvelle ne me fit pas mal car mon concept de l’amour était différent de celui des autres; pour moi, aimer quelqu’un, c’était vouloir son bien, sa réussite, même si pour se faire je devais me mettre sur la touche... enfin un taxi s’arrêta, vide, et je m’y engouffrai après avoir donné ma destination. Je m’installai sur le siège arrière, précaution prise pour ne pas avoir de personne en arrière de moi, évitant d’être pris par surprise en cas d’agression. le chauffeur redémarra et alors commença le périple… le week-end qui suivit sa première visite, marie vint me voir et nous passâmes la journée cloîtrés dans ma petite chambre, collés dans mon grand lit, accrochés par le magnétisme que créait nos regards, voguant sur un nuage incommensurable de tendresse d'idylle naissante. Nous ne vîmes pas passer le temps et ce fut les premières tâches du crépuscule naissant qui nous tirât de notre béatitude. Une fois marie partie, je réalisais que se mettaient en place les élément d’un puzzle qui risquait de s’achever de façon chaotique : elle appartenait à un autre… cela faisait près d’un quart d’heure que nous roulions vers le quartier de ma dulcinée; le chauffeur qui par déformation professionnelle parlait aux passager, curieusement était calme, comme s’il devinait l’intrigue qui se jouait dans ma tête, ou simplement parce qu’il était fatigué de sa soirée de travail; il était tellement concentré sur le chemin qu’il faillit manquer cet autre client qui attendait sûrement depuis longtemps. Il freina de justesse et le monsieur put se pencher sur la quadrature de la portière dont la vitrine était baissée pour donner une destination qui me parut bizarre, car à peine cent mètre de là où il se trouvait. Peut être avait il juste peur de marcher seul sur le chemin? Car en cette jungle de ville, on ne pouvait deviner ce que cachait la moindre pénombre. C’était un homme dans la trentaine, élégamment vêtu d’un smoking noir, assorti d’une chemise blanche, un pantalon noir sur des mocassins de même couleur; on eût dit une ombre qui se profilait dans le taxi. Il avait un visage inexpressif, mais de beaux trait le caractérisait. Il nous salua d’une voix anodine et s’assis, regardant le vide devant lui… bien que la relation entre marie et moi pouvait être taxée de « compliquée », aucun de nous ne souhaitait regarder la vérité en face. Tout ce que nous voulions, c’était de vivre et laisser venir les choses, comme un navire en haute mer se laissant aller au gré des vagues. L’originalité de notre relation était le fait qu’on avait pas besoin de mots pour nous comprendre. Des fois nous restions des heures étendus sur le lit, moi en dessous et elle à cheval sur mon torse d’athlète, plongeait son regard scintillant dans les miens et de temps en temps se penchant pour me serrer fort, répétant le manège tel un rite de culte vaudou, et à chaque fois je sentais des ondes de bien être irradier mon corps ferme. Nous étions devenus des inséparables et lorsqu’on ne se voyait pas, on s’appelait ou bien on s’écrivait des sms sur nos téléphones portables respectifs. Elle, un peu plus fragile en rapport à la qualité de vie qu’elle menait, j’accourais à chaque fois qu’elle tirait la sonnette d’alarme; ce soir encore, elle était en proie à l’un de ces cauchemar qui était leitmotiv de ses dernières nuits, et moi je courais au secours… le véhicule s’arrêta une fois de plus pour embarquer un homme identiquement vêtu que le premier qui s’était assis tout près du chauffeur. Celui ci entrait à l’arrière, côté passager, en me poussant vers le centre du siège, et Voulant reculer jusqu’à la portière côté chauffeur, je sentis la portière s’ouvrir de ce bord aussi et un troisième homme entra pour resserrer l’étau autour de moi. Les nouveaux arrivant avaient donnés eux aussi une destination vague et mon regard cherchant celui du chauffeur dans le rétroviseur interne, je compris par ses traits qu’il se passait quelque chose d’inhabituel. le silence qui suivit l’intrusion était aussi compacte que la couche de pollution qui surplombait les quartiers de Chicago, et même les images de souvenirs qui foisonnaient en mon esprit s’étaient éclipsées à l’anglaise, me laissant vide d’expression. le chauffeur essayait aussi d’être calme, mais l’attitude hésitante du véhicule inculquée par l’état d’esprit réel du conducteur trahissait ses vraies émotions. Les seuls à être à l’aise en cette situation, c’étaient les nouveaux passagers; imperturbables, et on aurait dit à la limite placide! Le taxi roula encore cinq minutes dans cet atmosphère et sans mot dit, le passager à l’avant sortit lentement de son veston une arme à feu. Le véhicule pila et s’arrêta net, dans un mouvement brusque qui nous propulsa en avant.
- ne me tuez pas! Ne me tuez pas! Scandait le conducteur, hystérique
il tremblait de tout son être et on pouvait entendre claquer ses dents à l’arrière. l’homme près de lui dit :
- démarres et continues! Surtout ne t’arrêtes plus!
- Non! Vous allez me tuer! Ne me faites pas de mal! Vous pouvez tout prendre, l’argent, mon taxi, mais ne me faites pas de mal; j’ai une femme et des enfants!
- Démarres te dis-je! Lança l’homme et pointant son arme vers le chauffeur et en levant le cran de sûreté
. le chauffeur esquissa un bond vers la portière qui s’ouvrit sous le choc, mais avant qu’il ne touche l’extérieure, il fut happé par le bras gauche exercé de l’inconnu assis auprès de lui, qui le ramena à son siège et pour la première fois, perdant contenance :
- pas de conneries et tout se passera bien, ok?
je pus voir ses yeux, car avec l’ouverture de la portière, la lampe s’était allumée; des yeux luisant d’une lueur qui nous rappelait le danger imminent. L’action se passait sous mes yeux, mais je ne me sentais pas concerné, un peu comme si mon corps se refusait à se sentir impliqué, et mon esprit de se dire que c’était juste un mauvais rêve et que la sonnerie de mon réveil matin allait me tirer de là. Le taximan se rassit, redémarra et continua son chemin, visiblement très perturbé. Entre temps, les deux hommes de part et d’autre de moi n’avaient pas bronchés, on eut dit des eunuques! Je gardais autant que je pouvais mon calme, surtout pour ne pas les énerver, et si j’avais un vœux à exaucer, cela aurait été celui de disparaître de ce théâtre là. Le calme était revenu, et l’homme à l’avant se mit à démonter consciencieusement son arme, pièce par pièce, et tirant un mouchoir blanc de l’une de ses poches, il se mit à les nettoyer doucement, presque amoureusement. Ses acolytes avaient suivis le mouvement et astiquaient aussi le leur; tout en feignant d’ignorer ma présence, ils rapprochaient le canon vers moi, et de temps en temps me frôlaient de la froideur cadavérique du métal dont étaient fait leur arme. Le chauffeur s’était comme résigné à toute résistance, et roulait normalement, mais avec dans la tête trottant ces histoires de taximen et de véhicules disparus qui étaient d’actualité dans la ville. Son heure avait elle sonnée? Quant à moi, j’essayais de penser à marie, à l’attente qui devait être longue pour elle, au vide que je laisserais peut être dans sa vie, qui sait? Je me consolais en me disant que s’il m’arrivait malheur, ce serait pour une bonne cause, au nom de l’amour!! un mile plus loin, l’homme à l’avant ordonna au chauffeur de s’arrêter,
plongea sa main dans son veston pour en sortir cinq billets flambants neufs qu’il jeta au chauffeur, vingt fois l’équivalent du prix de la course, et ouvrant sa portière il dit tout simplement :
- la chasse a été bonne!
Puis disparut dans la nuit couleur de son accoutrement. Les deux autres suivirent l’action et se fondirent eux aussi dans la nature. Conscient d’être encore en vie, et craignant que les malfrats ne se ravisent et viennent lui régler son compte, le taximan démarra en trombe et ce n’est qu’un demi mile plus loin qu’il recouvra son sang froid, bénissant tous les dieux. Ce n’est qu’à ce moment que je réalisai moi aussi à côté de quoi je venais de passer et de sueurs froides dégoulinaient dans mon dos. Les lumières allumées de la maison de marie annonçaient la fin de mon périple, un peu comme un phare qui guide les bateaux dans la nuit. Le taximan refusa mon argent en me traitant de compagnons de chance, et il m’assura qu’il irait droit chez lui embrasser sa femme et ses enfants en leur contant son aventure. Je n’eut pas à sonner car marie ayant entendu le bruit du moteur qui s’arrêtait était venue ouvrir la porte et sauter dans mes bras. Nous rentrâmes dans la maison, et ensuite dans la chambre de marie où je la regardai longtemps, mes yeux plongés dans les siennes, mais mon esprit repassant la scène vécue. Je ne pouvais rien lui dire à propos de la mésaventure car elle était encline à paniquer rapidement et aussi de s’en vouloir de m’avoir mis ainsi en danger; tant pis, ce sera mon secret!
- qu’est ce qu’il y a ? me demanda-t-elle
- rien! dis-je; pourquoi?
- Tu me regardes bizarrement!!
- Je t’aime tu sais?
- Je sais! Je t’aime moi aussi, tu sais? Tu m’as manqué!!
- Tout va bien maintenant, je suis là!

Sur ce elle s’approcha et m’enlaça, cherchant mes lèvres dans la semi obscurité de sa chambre, et moi, je serrais tellement fort son corps si fragile que j’aurais pu ne plus serrer, tout en me disant que le ciel était clément pour les gens qui s’aiment.
Le 06/06/2009 à 1:41:43 par : wancyrs - Découvrez aussi - Cogitations Stériles - écrit par le même auteur

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Posté le 18/06/2009 à 21:51:52 par theptitelolo


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Il y a énormément de détails , la plupart viennent compliquer l'histoire et rendent très indigeste certains passages.
De plus la fin du texte mérite une relecture ( quelques fautes sont glissées par ci par là )
Les dialogues sont plutot maladroits , un peu trop "oralisés"

La description de la première visite de Marie est comme réélle, je m'y voyais ^^
La dernière phrase est très bien choisie un peu comme une morale , j'aime beaucoup :-)
En tout cas l'histoire est jolie méme si de temps a autre tu t'en éloigne.

Un petit peu de travail et je pense que ton histoire pourrait transporter du début à la fin comme le font déja certains passages.


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