Paris, ville culturelle, ville lumière, ville chinoise! Suite à la révolte péquine, orchestrée par les chinois, les français vivent dans la peur, une peur rampante, grouillante et protéiforme … le touriste ! Leurs patrouilles circulent, appareil photo à la main, cherchant les rescapés autochtones , les traquant, les pourchassant ! Alors que les derniers survivant vivent acculés, bestiales et décadents, d’autres vivent dans la servilité et le déshonneur. Parqués qu’ils sont dans leurs réserves affublés de béret, et fournit en baquettes, leur punition est infamante, se conformer à l’image déformée qu’ont les chinois du français moyen !
Chaque jour les glorieux conquérants se rendent, quant à eux, célébrer le culte de la petite tailleuse chinoise, là où la pyramide s’inverse et où tout s’inverse ! Ils vont admirer le portrait de leur divinité avec son sourire si énigmatique ! Comment ça, Joconde ! Ne voyez vous pas les rizières en arrière et les forêts de bambous ? Et la face enfariné de cette dame respectable ? comment ça, ce n’est que la jaunisse ! Mais c’est là son teint naturel, hérétiques ! Notre maîtresse à tous, nous lui devons une reconnaissance éternelle ! Elle est l’instigatrice de la grande croisade du portrait sacré, de son portrait !
Et dire qu’elle posait un regard amène sur ce peuple de barbares, pleine des images balzaciennes. Elle avait échappé à la vigilante protection de Dai Siji, ne pouvant plus supporter son ton péremptoire et sa plume tyrannique. Elle voulait découvrir la France, son chic, ses bals, ses baguettes ! Mais ont l’avait trompé en lui assénant une vision déformée, altérée, vieillie même du pays de Balzac ! Qu’elle ne fut pas sa déception lorsque, soumise à la question par deux membres de la gente masculine, grand gros et gras, on statua sur son sort en optant finalement pour le rapatriement ! Rageuse, elle laissa éclater son ire, revenue dans sa province, ulcérée d’avoir trouvé là deux « pères Goriot » dépourvus de bonhomie et de gentillesse, elle pria instamment pour que ces deux ingrats partage le sort de ce personnage illustre ! N’ayant aucune réponse, elle songea qu’il serait peut-être temps de prendre son avenir en main !
Aprés bien des efforts, elle réussit à réunir sous sa coupe une horde de révolutionnaires ventripotents mais ardents défenseurs de la France caricaturale ! Elle déclara les dieux ennemis de la révolution, elle seule était digne d’être vénérée, tous ceux qui osait lui rappeler son passé de tailleuse se voyaient immanquable mourir dans d’atroces souffrances! L’armada se mit donc en route vers sa destination, la France ! Tel les armées d’Attila, les admirateurs de la petite tailleuse ravageaient tout sur leur passage. Il marchèrent sur la Mongolie, anéantirent les plaines sibériennes, détruisirent la Pologne, annihilèrent les allemands, pour finalement établir leur campement aux portes de Paris. La ville ne résista que quelques que jours, et les dirigeants, apeurés par la force chaotique de cette petite démone, ouvrirent, tel les grecs devant la puissance romaine, les portes aux envahisseurs. C’est alors que commença le règne de notre déesse à tous, pleine de clémence, elle accepta de ne pas supprimer ce peuple qui avait suscité son admiration. Elle sua sang et eau pour mettre en place son régime utopique, elle renvoya la France au XIX éme siècle qu’elle adorait tant. Et depuis, nous vivons dans le faste et l’opulence, organisant de temps en temps une chasse aux français, histoire d’approvisionner les réserves ! Maintenant elle s’est mis à lire du Dickens, qui sait, peut-être qu’un jour on chassera de l’anglais, il parait que ça a bon gout!
erebos
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