Richard Small se réveilla la rage au corps.
Ses muscles le lancinaient, son perpétuel mal de crâne affichait présent.
Il tourna la tête vers sa compagne, celle-ci dormait paisiblement tel un bébé soigneusement emmitouflé dans son pyjama.
Serrant les dents avec rage, richard se détourna de celle-ci et enfila prestement le pantalon noir posé sur la chaise non loin de là.
D’un pas sûr, il descendit dans la cuisine et se versa le reste de café froid.
Il l’avala comme un vulgaire verre d’eau, puis lança la tasse contre le mur de la pièce.
Celle-ci se brisa en plusieurs morceaux, jonchant dorénavant le sol.
Il se dirigea vers le salon, et ouvrit la commode.
Empoignant la bouteille de whisky avec force, celle-ci faillit tomber et se vider de son précieux élixir.
Un léger sourire effleura ses lèvres, puis s’estompa aussitôt.
Il enleva le bouchon, et bu au goulot.
L’alcool envahis sa bouche, la sensation était exquise comme un baiser sucré lors d’un amour passionné.
Le nectar descendit lentement le long de sa gorge, cette nouvelle sensation était pour lui indescriptible.
Mais la fureur qui l’habitait ne l’avait pas pour autant abandonnée, bien au contraire……
Richard Small mari et père d’une petite fille, Julie, âgée de huit ans était au plus bas depuis un mois maintenant.
Il était écrivain, mais l’inspiration n’était plus au goût du jour.
Seule la fainéantise et l’envie de tout abandonner habitait cet homme de quarante ans tout juste.
Son dernier roman « un dernier regard » c’était vendu à plus d’un million d’exemplaire lors de sa sortie.
Il avait dit que celui-ci serait le dernier, et jusqu’à présent ses dires ne s‘étaient pas démenties.
Richard Small n’avait pas écrit depuis, pas même un mot.
Il regarda la bouteille qu’il tenait dans sa main droite, et murmura:
« Mon amie, la seule »
Levant une dernière fois celle-ci au ciel, il s’envoya le fond dans le gosier.
L’horloge du salon se mit à retentir, il était 10h00;
L’heure de mettre fin…..
Il se dirigea vers les escaliers qu’il monta quatre à quatre.
« Oui, c’est la fin » murmura-t-il, le sourire aux lèvres.
Richard tenait la bouteille vide à l’envers, faisant d’elle une arme pour lui-même ou autrui.
Dorénavant, la haine le submerger.
L’envie de tuer le consumer peu à peu……..
Il poussa la porte de sa chambre, Donna dormait toujours à point fermé.
Sa respiration était lente et son souffle chaud, un ange dans un monde de brute.
Celle-ci bougea son bras droit, qu’elle ramena sous son ventre.
Puis resta immobile.
Richard s’approcha de sa moitié d’un pas discret.
Il resta quelques minutes immobile, se mit accroupis à ces côtés et l’embrassa sur la joue droite.
« Pardonne moi mon amour » murmura-t-il à son oreille.
Il leva sa main droite en l’air, les rayons du soleil filtraient au travers des volets mal fermés.
Une dernière gouttes de whisky tomba sur le drap, richard ferma les yeux, renifla, et laissa passer une larme au travers de ses paupières closes.
Il leva la tête au ciel, et frappa violement sur la tête de Donna.
La bouteille se brisa, un morceau de verre pénétra la peau de celle-ci.
Une mare de sang se mit à inonder l’oreiller à fleur.
Au dernier instant, elle ouvrit les yeux prit une grande inspiration puis laissa celle-ci s’échapper de ses lèvres entrouvertes.
Richard se releva et poussa un hurlement.
Il sortie de la pièce et pénétra dans celle juste à côté.
Julie se réveilla les cheveux en pagaille, elle se frotta les yeux de ses petites mains puis posa les pieds sur le sol.
Celui-ci était froid, mais peu importait seul le spectacle devant-elle retenait toute son attention.
Richard se tenait sur le pas de la porte, il était nu, et sa main droite tenait un morceau de verre brisait.
Celui-ci était tout contre son cou.
« Pardonne moi mon enfant, mais papa
Est au bout du rouleau »fît-il.
Julie voulus crier, mais il était déjà trop tard.
Richard se trancha la gorge d’un geste vif, et tomba à la renverse.
Aussitôt, la gamine sauta de son lit et se rua contre son père.
Le sang inondait peu à peu le sol.
Elle posa sa tête sur le ventre de son paternel et se mit à pleurer ……
10h30:
La gamine releva la tête, renifla, essuya les larmes roulant sur ses joues et s’empara du morceau de verre.
Celui-ci suintait de sang.
« Moi aussi je t’aime papa » murmura-t-elle.
Elle approcha l’ustensile de son bars droit puis se ravisa, et le porta à sa propre gorge.
Elle ferma les yeux, puis accomplis son geste.
Son petit corps tomba sur le sol, et son sang inonda à son tour le sol.
Alors que la mort l’emportait, Julie prit la main gauche de son père et la serra aussi fort qu’elle le pu.
Au dernier instant, un léger sourire se dessina sur ses lèvres……….
FIN
Nouvelle modifiée le 06/03/2009 à 2:20:25
Le 27/02/2009 à 17:37:38 par :
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Commentaires (1)
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Posté le 23/03/2009 à 10:24:54 par Crazy
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C'est agaçant... C'est toujours le même genre d'histoire, le même genre de présentation, le même genre de décisions et de réactions soudaines (et peu ou pas expliquées) du protagoniste, le même alcoolisme (souvent du Jack Daniel's, d'ailleurs)... <br />
<br />
Tu devrais plutôt chercher à améliorer ce que tu as déjà écrit ("Le dernier tour" était vraiment intéressant).
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